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​Mardi 29 mai 2012
Cérémonie d’Ouverture



Les activités de l’atelier ont débuté avec l’installation dans la salle de conférence de l’Institut National de la Vulgarisation Agricole des participants, des experts chargés des questions environnementales, des ambassadeurs accrédités en Algérie qui ont écouté le mot de bienvenue de  Monsieur  Luc GNACADJA, Secrétaire Exécutif de la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (CNULD). Celui-ci a souhaité la bienvenue à tout le monde et a ensuite  exprimé sa gratitude au  pays hôte pour avoir accepté de partager  les résultats qu’il a obtenus dans la réhabilitation des terres dégradées et leur gestion durable dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique du Renouveau rural. Avant de laisser la parole au ministre de la communication il a rappelé qu’il urge qu’on atteigne d’ici à 2030 un taux net zéro de dégradation des terres.

Pour le ministre algérien de la Communication, Monsieur Nacer MEHAL,  il s’agit effectivement aujourd’hui de mettre l’homme au cœur du développement dans nos pays à travers une communication saine et vraie au niveau communautaire pour impliquer réellement et s’assurer de l’effectivité du rôle de chaque acteur de développement, d’où l’importance des journalistes spécialisés dans la lutte contre la désertification.

Pour sa part, le ministre hôte de cette rencontre régionale, le Docteur Rachid BENAISSA, chargé de l’Agriculture et du Développement Rural, il ne s’agit pas seulement d’informer la population à la base sur les bonnes pratiques de réhabilitation des terres dégradées et de la gestion durable des terres dans le contexte du renouveau rural en Algérien, mais surtout que les journalistes aussi deviennent des vecteurs très actifs de ce développement durable. C’est sur ce mot d’espoir qu’il a officiellement lancé les travaux de l’Atelier Régional d’Information sur la Dégradation des terres, la Désertification et la Sécheresse à l’intention des journalistes Environnementaux d’Afrique. Cette cérémonie d’ouverture a été suivie de la  visite d’une exposition sur les grands chantiers de réhabilitation des terres en Algérie.

Conférence de Presse

Une conférence de presse a mis fin à la première partie de cette journée avec trois intervenants : Dr. Benaissa, Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, M. Luc Gnacadja,  Secrétaire Exécutif de la Convention des Nations Unies Contre la Désertification et M Nacer MEHAL, le ministre de la communication de l’Algérie.

Session 1
A la reprise des travaux dans une salle plus restreinte, la dizaine de participants venus de : Maroc, Cameroun, Côte d’Ivoire, Tchad, Mauritanie, Sénégal, Niger, Burkina Faso, Rwanda,  Togo et ’Algérie ,ont écouté entre autres l’exposé de  Monsieur Luc Gnacadja, Secrétaire Exécutif, CNULD, sur la convention dans le cadre du processus de Rio +20, sur le thème : « Réussites et défis au niveau global, Taux Net Zéro de dégradation des terres ». Cet exposé a été suivi d’un débat.

Ensuite deux autres communications axées sur « les Réponses nationales et régionales en Afrique » et sur « Mise en valeur des bonnes pratiques ; Politique et Législation de la lutte contre la désertification /dégradation des terres et l’atténuation des effets en Algérie » ; exposés tour à tour par Messieurs Boubacar CISSE, coordinateur Afrique de l’UNCCD et Noual MOHAMMED, Directeur Général des Forêts au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural Algérien.


M. Noual Mohammed, Directeur Général des Forêts

Session 2
Reprise des travaux autour de 14h avec trois communications d’affiler à savoir : « Aperçu général sur l’initiative de la Grande Muraille en Afrique » présenté par Monsieur Boubacar Cissé en lieu et place du professeur Abdoulaye Dia de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte qui n’a pu faire le déplacement sur Alger ; présentation par M. Youssef BRAHIMI du projet Commission de l’Union Africaine-FAOMM de soutien à la Grande Muraille Verte, projet financé par l’Union Européenne.

Mr Youssef Brahimi, CNULD-MM

Entre temps la modération de l’atelier a été confiée au confrère Ngala Killian CHIMTOM du Cameroun avec l’accord du point focal national de la CNULD, M.  Khelifa ABDELKADER.

Tout en gardant la chronologie du calendrier établi par les organisateurs trois communications ont porté  sur les thèmes : « La réhabilitation des terres dégradées et la gestion durable des terres dans le contexte du renouveau rural en Algérie : Les exemples réussis et leur diffusion ».
La présentation commune de la Direction Générale des Forêts, Haut-Commissaire au Développement de la Steppe - l’Agence Spatiale Algérienne, a suscité la curiosité des participants par des débats contradictoires. Ceci a permis aux uns et aux autres de se faire une idée du vrai visage de la Grande Muraille Verte et des succès de l’Algérie à travers l’imagerie satellite qui porte une certaine véracité dans la compilation des résultats des bonnes pratiques des terres réhabilitées en Algérie, qui reste jusqu’ici un cas d’école pour toute l’Afrique .
La fin de la première journée a été sanctionnée par une invitation à la résidence El-MITHAK offerte aux participants par le ministre de l’Agriculture et du Développement Rural. En somme, le point focal est revenu sur la visite de terrain dans la seconde journée des travaux.

Le mercredi, 30 mai 2012 : Visite de terrain
La journée du mercredi 30 mai 2012 qui marque le 2ème jour de l’atelier régional sur la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse organisé par le gouvernement algérien et l’UNCCD a été entièrement consacrée aux visites de terrain dans la wilaya de Djelfa, à plus de 300 km au Sud d’Alger. Ainsi, toutes les visites prévues dans cette wilaya ont été réalisées à l’exception d’une seule visite et la dernière prévue dans la wilaya de Médéa annulée faute de temps.

Les visites guidées par les responsables du H.C.D.S (Haut-Commissariat au développement de la steppe) ont permis aux responsables de la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification (UNCCD), à la dizaine de journalistes venus d’autres pays africains et à certains journalistes algériens de s’imprégner du travail laborieux qui se fait sur le terrain. Qu’il s’agisse du barrage vert, de la canalisation de bassins versants, de la fixation des dunes de sables ou d’autres projets similaires dans cette zone steppique, les objectifs sont les mêmes : freiner l’avancée du désert, lutter contre la dégradation des sols, offrir l’emploi, améliorer les rendements du monde rural c’est-à-dire produire l’aliment pour le bétail d’une part et accroître la production agricole d’autre part.


Plus loin, on pourra dire que les multiples projets réalisés en faveur du monde rural, à l’instar de la wilaya de Djelfa, permettent un équilibre de l’écosystème et la lutte contre l’exode rural, car dans la plupart des cas dans nos pays, les populations surtout jeunes migrent de la campagne vers les grandes villes faute d’emploi en milieu rural. C’est clair que la réalisation des activités dans leurs zones respectives vise principalement à les « fixer » dans leur milieu naturel de vie et leur offrir un meilleur cadre de vie.

En tout état de cause, le modèle algérien dans la lutte contre la désertification et la valorisation des terres dégradées est un modèle qui mérite d’être exporté par nombre de nos pays affectés par la dégradation des terres, la sécheresse, l’ensablement à l’exemple du Tchad dont les 2 tiers de la superficie (1.284.000 km2 superficie totale du pays) sont désertiques et ce n’est pas exagérer de dire que c’est l’ensablement qui est en train de tuer le lac Tchad, car en 50 ans, la superficie de ce lac est passée de 25.000 km2 à moins de 5.000 km2 aujourd’hui.

Sur le terrain, les experts et les journalistes ont questionné les acteurs du développement (forestiers, éleveurs, agriculteurs, responsables du H.C.D.S) sur les pratiques et les différentes techniques développées, chose vue, entendue et même touchée, chacun de nous a dû quitter la wilaya de Djelfa avec quelques idées sur ces bonnes pratiques qu’il conviendrait de vulgariser dans nos pays en tenant compte des spécificités de chaque pays, de la vision des dirigeants en tenant compte des desiderata des populations locales qui sont en définitive les vrais destinataires et bénéficiaires de ces projets réalisés dans le monde rural.


Il est certainement vrai aussi que ce qui se fait en Algérie nécessite un effort constant et donc de nouveaux défis à relever chaque jour pour la restauration de la faune et de la flore. Enfin, il serait ingrat de ne pas remercier l’UNCCD pour l’invitation et le gouvernement et le peuple algériens, à travers le ministère de l’agriculture, pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité légendaire dont nous sommes l’objet depuis notre arrivée en Algérie et qui se sont matérialisés, ce 30 mai 2012 lors des visites des différents sites.

Il y a sans doute des échecs dans la mise en œuvre de tel ou tel projet, mais il conviendrait de beaucoup plus tenir compte des réussites que de quelques échecs si notre objectif majeur est de contribuer à notre modeste manière à restaurer nos sols partout dégradés et redonner à la planète terre son lustre d’antan.

Le jeudi, 31 mai 2012
Session 1
La 3è journée a démarré avec  le conducteur du jour  susceptible de mener à bien la suite de nos travaux  jusqu’à l’heure de la pause déjeuner avec le modérateur du jour, Monsieur Kellil Salah EDDINE, Haut-Commissaire au Commissariat du développement de la Steppe.
Après cette brève présentation de l’ordre du jour, les travaux ont repris avec  la session 1 axée sur la science au service de la lutte contre la désertification, la dégradation  des terres et la sécheresse, sous le titre de « Economie de la dégradation des terres » en abrégé ELD présenté par Monsieur Youssef  Brahimi, CNULD–MM. Dans sa communication l’exposant a souligné le bien-fondé de la mise en place de l’ELD qui est une initiative mondiale pour la gestion durable des terres. L’enjeu d’une telle initiative  est de combler les lacunes en matière de sensibilisation et surtout mettre en valeur des terres productives d’où la production de rapport scientifique qui prend en compte les questions liées directement à la dégradation des terres. Pour Monsieur Brahimi, il s’agit notamment de développer  un cadre de travail  holistique  pour mettre en relief  la valeur économique  de la terre  dans les processus décisionnel des politiques, mais pour une plus grande prise de conscience sur les économiques de la gestion durable des terres. Les questions qui ont suivi cet exposé ont permis d’arriver à conclure qu’ELD compte sur une franche coopération des universités, des institutions de recherche scientifiques, la société,  les ONG, les institutions financières, association des agriculteurs et des fermiers afin de tisser un partenariat inclusif conjoint avec ELD.

Avant la pause-café, le parterre de journalistes environnementaux venus d’Afrique ont suivi avec un grand intérêt les stratégies de réduction de la pauvreté et rôles des différentes parties. Cette première  fraction de la session 1 est l’œuvre de Monsieur Boubacar Cissé, CNULD. Sans détour labyrinthique, pour Monsieur Cissé il s’agit d’influencer les politiques dans leur prise de décision en touchant du doigt les besoins réels de nos populations à travers les communicateurs qui doivent publier  permanemment des thématiques qui dénoncent les maux qui minent le développement de nos Etats.

La population  rurale en Afrique selon la Banque  mondiale est agricole. L’agriculture emploie 60% de la population économiquement active et en particulier 70% des plus pauvres ; pour cela  le communicateur a insisté qu’il faut donc mettre un accent particulier sur cet aspect d’autant  plus que c’est un secteur économique  important pour le décollage de l’Afrique surtout Sub Saharien. En développant ces idées sur cet angle, le coordinateur de la Région Afrique du CNULD est revenu sur la réponse de la communauté internationale sur une  stratégie Décennale 2008–2018 à savoir : avoir un souci majeur pour l’éducation, la sensibilisation, l’information sans oublier  les cadres d’action ; la gestion des connaissances, renforcement des capacités ; mobilisation des ressources financières et technologiques. Avant d’achopper sa communication sur les échanges avec les participants, le présentateur a invité les organes de diffusion de l’information (medias) à collaborer avec les organisations de la société civile proche de la population ainsi que sur l’appui technique des scientifiques pour la génération et la gestion des connaissances pouvant amener nos Etats à réduire considérablement la pauvreté.

La deuxième session matinale de ce jeudi 31 mai 2012 a pour point d’orgue, Rôle de la Société Civile dans la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse présenté par Monsieur  Mohamed Safar ZITOUN président de l’Association de Réflexion, Echanges et  Actions pour l’Environnement et le Développement Durable. En abordant sa communication du jour le conférencier a mis en exergue la terminologie sur le fait de s’accorder sur la définition de la notion « société civile ». Il en ressort de ses recherches qu’à part les considérations de chaque pays, il est important de retenir celle de l’UNESCO ; qui  est perçu comme l’ensemble d’organisation  ou de groupe qui sont constitués plus ou moins formellement. Comme telle, elle  ne doit pas appartenir à aucune sphère  gouvernementale  ni commerciale. La société civile doit demeurer crédible constituée des hommes et des femmes de vérité.

Monsieur ZITOUN  est revenu sur le texte de la convention des Nations Unies sur la lutte contre la Désertification qui  impose au pays qui l’on ratifié d’impliquer la société civile  dans toutes  les étapes de la lutte contre la Désertification  

UNCCD à son  niveau, a commencé dès sa promulgation grâce à la mobilisation des ONG de développement africaines et des ONG européennes ce qui est son pouvoir. Ce qui a fait naître de nouveaux courants de pensées : Eco citoyen, Eco développement, la croissance durable, éco écologique, etc. Ces néologismes vont à coût sûre mobiliser les ressources et lutter contre la pauvreté en vue de générer des bénéfices dans le monde, a conclu l’exposant sur  la présentation des projets réussis par l’Association de Réflexion, Echanges et  Actions pour l’Environnement et le Développement Durable (AREAED).
La matinée a pris fin vers 13h avec la participation des participants sur  l’implication des mass medias sur les bonnes pratiques de LCD.

Cérémonie de Clôture
La clôture de l’atelier a pris place l’après-midi du jeudi, 31 mai 2012 dans la salle de conférence du Ministère de l’Agriculture et Développement Rural à Alger. Deux représentants des journalistes, messieurs Gabriel ADONOU et François DJEKOMBE, ont présenté le rapport et les recommandations des journalistes au Ministre Benaissa, au Secrétaire Exécutif Luc Gnacadja et au personnel du Ministère. Ensuite, chaque journaliste à son tour a présenté son évaluation de l’atelier.

Pendant la conférence de presse qui a eu lieu toute après, Monsieur le Secrétaire Exécutif a pris note  des recommandations des journalistes. Il a rappelé aussi que le désert n’avance pas et que par contre, ce sont les humains qui créent les déserts. Monsieur Gnacadja a ajouté que la restauration des terres en Algérie montre qu’il est possible d’achever le taux net zéro de dégradations des terres.

De sa part, Monsieur le Ministre Benaissa a remarqué que les réalisations  en Algérie sont devenues des réussites et des échecs  dont le résultat est la Stratégie Intégré du Développement Rural. Le Ministre Benaissa et le Secrétaire Exécutif Gnacadja ont accepté de poursuivre la coopération pour la mise en œuvre des recommandations des journalistes. La séance  a été levée a 17 :00hrs.


Les Recommandations des Journalistes
Les journalistes environnementaux des médias africains participant à  l’atelier régional d’information sur la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse tenu du 29 au 31 Mai 2012 à Alger. Ils recommandent ce qui suit :
• Valoriser et appuyer l’expérience algérienne en matière de lutte contre la désertification ;
• Faire un suivi de l’atelier d’Alger  sous forme de planification annuelle d’activités à dérouler. À cette occasion, la réflexion se fera sur la participation des journalistes dans la LCD
• Que chaque participant soit le point focal dans son pays et bénéficie d’un soutien  technique et logistique de la part de l’UNCCD.
• Mettre en place un Réseau de Journalistes Africains pour la gestion durable des terres ;
• Renforcer les capacités des journalistes spécialisés en la matière par notamment des ateliers de formation et des visites  sur terrain ;
• Jouer un rôle de plaidoyer par rapport aux décisions de nos gouvernants sur les questions de gestion durable des terres ;
• Impliquer systématiquement  journalistes  spécialisés africains dans la participation des grandes rencontres internationales pertinentes à commencer par Rio+20 ;
• Instituer le prix de la meilleure production (reportage et article) au profit des journalistes africains spécialisés ;
• Encourager et promouvoir la participation des femmes journalistes à écrire sur l’environnement ;
• Mandater le secrétariat de l’UNCCD, en accord avec les partenaires à mettre en œuvre les présentes recommandations ;
• Invite la Conférence des Parties à prendre un décision sur la participation et l’implication des medias spécialisés dans la promotion des questions de gestion durable des terres.

Fait à Alger le 31 mai 2012

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