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Les régions arides sont définies par leur faible quantité d’eau. En
moyenne, chaque personne a besoin d’au moins 2000 m3 d’eau par an afin de
garantir le minimum nécessaire à son bien-être. Cependant, en zones arides
l’accès à l’eau est limité à 1,300 m3, une quantité qui est encore
appelée à diminuer. De plus, l’utilisation des ressources en eau douce dans
les régions arides comme dans d’autres régions du monde augmente au rythme
de 25% tous les dix ans. Comparativement à d’autres écosystèmes, l’accès
limité à l’eau potable ainsi qu’à des installations sanitaires adéquates
dû
à
l’approvisionnement en eau relativement faible qui les caractérisent, les
zones arides présentent un niveau de santé critique, et un taux de mortalité
infantile des plus élevé dans ces régions. Une crise de l’eau a dors et déjà
provoqué des dégâts dans plusieurs régions arides, et cela nécessite une
action urgente afin de remédier à cette situation délicate. La conférence qui se tiendra le dimanche 5 septembre 2010 explorera la
gestion durable de l’eau et du sol comme solution à long terme qui
permettrait de faire face aux défis que présente la gestion de la ressource en
eau en zones arides. Les experts porteront leur attention sur les impacts de la
désertification, de la dégradation des terres et de la sécheresse sur les
ressources en eau ainsi que les atouts potentiels de la gestion durable des
terres en tant que stratégie de lutte contre la désertification et de réponse
aux défis sous-jacents tels que la
sécurisation, la disponibilité, l’utilisation ainsi que la diminution des
ressources en eau. Dans les pays en voie de développement, les impacts de la désertification,
de la dégradation des terres et de la sécheresse sur les ressources en eau
sont importants, en particulier dans les régions arides. Les ressources en eau
sont surexploitées car les pauvres manquent de moyens, or les 1,2 milliard de
personnes qui habitent les régions arides sont classés parmi les plus pauvres.
L’épuisement de la ressource en eau entraîne alors à son tour une plus
grande dégradation du sol. Le sort du lac Tchad en Afrique est un exemple
classique de dégradation simultanée de l’eau et du sol qui fait pression sur
des écosystèmes et des terres fragiles et qui menace de transformer des terres
marginales en régions infertiles en l’espace d’une génération. Et ce,
d’autant plus que, dans le contexte du scénario actuel de réchauffement
climatique, il est prévu que les sécheresses soient de plus en plus graves et
intenses dans nombre de ces régions arides. A moins que des efforts concertés ne soient entrepris pour lutter contre la
désertification et que les tendances actuelles ne soient enrayées, nous
devrons faire face à une crise environnementale sans précédent, avec des
migrations à grande échelle et une instabilité politique dans les zones
arides d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie Centrale. Le Groupe intergouvernemental
d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) prévoit des
migrations environnementales qui pourraient varier entre 50 millions et 1
milliard de personnes d’ici à 2050. Lors de ces migrations, il est estimé
que la raréfaction de l’eau, conséquence majeure de la désertification, de
la dégradation des terres et de la sécheresse dans certaines régions arides
et semi-arides, conduirait 700 millions de personnes à se déplacer vers des
zones étant déjà en fortes pénurie d’eau, où vivent déjà 2.8 milliards
de personnes. On estime que ce chiffre atteindra 3.9 milliards d’ici à 2030,
ce qui représente plus de la moitié de la population mondiale.
Les
objectifs de la conférence La conférence mettra en avant l’impact négatif de la de la désertification,
de la dégradation des terres et de la sécheresse sur la sécurisation, la
disponibilité et la qualité de l’eau, qui ira en s’aggravant dû
au changement climatique. Il est alors impératif
que les pays et les organisations internationales s’unissent afin d’éviter
une crise éminente. Pour maintenir les ressources en eau, les gouvernements
doivent lutter contre la dégradation des sols dans les zones arides en
favorisant des modes de vie durables et en supprimant toute dégradation et épuisement
des ressources en eau, au risque de subir des conséquences bien plus coûteuses
en terme économique et politique. Sujets
de discussion proposés lors de la conférence
Les
propositions attendues
Les comptes-rendus de la conférence publiés qui comprennent le
rapport de la réunion ainsi que les documents originaux préparés
par les experts constitueront le dernier rapport. Pour plus d’informations ou pour vous inscrire veuillez
contacter:
[1] 2006. Millennium Ecosystem Assessment. Dryland Systems, Chapter 22, p625. [2] 2006, Millennium Ecosystem Assessment. Desertification Synthesis, p7. [3] ibid 2006. Millennium Ecosystem Assessment. Dryland Systems [4] 2006, International Office Migration. Policy Brief, May 2009. [5]
WWDR3. Water in a changing world
2009 |
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