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La transformation du karité : Semer les graines de la durabilité dans le Sahel

Dans la province de Houet, au centre du Burkina Faso, Sanou Fatimata, 43 ans, est une figure clé de l'Association Song Taab Yalgre, une coopérative de karité rassemblant quelque 500 femmes. Avec plus de trois décennies d'expérience dans l'industrie du karité, Fatimata associe parfaitement les méthodes traditionnelles à des pratiques modernes et respectueuses de l'environnement, améliorant ainsi le patrimoine culturel de sa communauté et sa durabilité future. Le groupe de Fatimata est membre de la Global Shea Alliance (GSA), une association industrielle fondée en 2011. Dans le cadre de ses actions en faveur de la durabilité, le GSA apporte son soutien aux coopératives féminines afin de renforcer leur capacité à générer des revenus et, plus important encore, leur résilience. Pour les coopératives de femmes comme Song Taab Yalgre, le karité, connu sous le nom de ‘shi bha’ qui signifie ‘vie’ dans la langue Dioula, joue un rôle essentiel dans l’amélioration des moyens de subsistance. Des membres de la coopérative collectent les fruits du karité Ces noix, qui sont transformées en beurre de karité utilisé dans la cuisine, la médecine et les cosmétiques, représentent une importante source de revenus dans la région du Sahel. Traditionnellement, les femmes comme Fatimata transforment les noix de karité manuellement. Cela implique de recueillir d’abord les noix, de les transporter chez soi pour les faire bouillir et les sécher, puis de les écraser et de les mouler manuellement. Les noix sont ensuite broyées pour extraire l'huile, qui à son tour est chauffée et bouillie afin d’obtenir le produit final, le beurre de karité. Le beurre de karité est principalement consommé à la maison, mais il est également commercialisé localement ou à l'international, ce qui génère des revenus pour le foyer. De nombreuses femmes choisissent également de vendre les noix bouillies et séchées directement aux acheteurs,  qui se retrouvent ensuite en majorité dans des produits alimentaires ou cosmétiques à travers le monde. Il s’agit aussi d’une autre activité importante permettant de générer des revenus, surtout si les femmes collaborent dans une coopérative, où elles ont la possibilité de vendre des quantités importantes à un prix négocié. Les méthodes traditionnelles se mêlent à des pratiques respectueuses de l'environnement pour une production durable Ces dernières années, le nombre de karités a considérablement diminué, avec environ 8 millions de pertes chaque année. Différents éléments expliquent ce déclin, tels que la coupe d'arbres pour le bois de chauffe et l'agriculture mécanisée, ainsi que la baisse de la replantation en raison de facteurs culturels et de la longue période de croissance du karité. Cette diminution du nombre de karités a des conséquences sur le développement économique rural et l'autonomisation des femmes. La disponibilité du karité est menacée pour répondre à une demande croissante. Par ailleurs, le changement climatique affecte de manière disproportionnée les communautés vivant du karité, avec des températures extrêmes et des événements climatiques qui altèrent le paysage et impactent les rendements agricoles. En offrant une formation exhaustive sur la gestion durable du karité, en mettant l'accent sur la conservation, il est possible de garantir la disponibilité à long terme les ressources en karité, permettant de bénéficier non seulement aux récoltants actuels, mais également aux générations futures. Le groupe de Fatimata est membre de la Global Shea Alliance Début 2024, le GSA a lancé le projet « Inverser la dégradation des terres dans les communautés du karité » au Mali et au Burkina Faso, financé par la Coopération autrichienne pour le développement par l'intermédiaire de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Le projet met l'accent sur la restauration des terres et l'amélioration des moyens de subsistance grâce à l'agroforesterie régénérative du karité pour accroître les revenus liés au karité. Le projet a pour objectif d'améliorer le revenu et la nutrition de 2 500 femmes récoltantes et de restaurer 150 hectares de terres agricoles et communautaires grâce à des pratiques agroforestières et à la plantation d'arbres à karité. Les femmes prévoient également de diversifier leurs activités au-delà de la production du beurre de karité pour inclure des cultures telles que le moringa, le baobab et le fonio. Pour aider à ces activités, le projet permettra l'accès à l'eau par le biais de l'installation de forages, et des tricycles seront fournis pour une plus grande efficacité. « Les activités du projet auront un grand impact sur la communauté. Ces forages profiteront à la fois à la coopérative et à la communauté et nous permettront de cultiver en dehors de la saison. Les légumes et le fonio récoltés seront en partie destinés à la consommation et en partie au marché local, ce qui augmentera nos revenus financiers. Nous pourrons aussi vendre les fruits du baobab et le moringa quand ils seront mûrs. J'attends avec impatience la mise en œuvre des activités et je suis déterminée à la réussite du projet", a déclaré Somda Leocadie, membre d'une des coopératives féminines du Burkina Faso. Malgré des défis tels que les conditions météorologiques de plus en plus difficiles et les fluctuations du marché, les coopératives, y compris l'association de Fatimata, montrent une résilience remarquable, renforcée par la formation continue en agriculture durable et en gestion financière. Ensemble, elles envisagent faire de leurs communautés des modèles de croissance durable et un avenir meilleur pour le Sahel. Fotos: ULPKS – YIRIWASSO Cooperative.

La transformation du karité : Semer les graines de la durabilité dans le Sahel
19th Meeting of the Science-Policy Interface (SPI)

The 25 members of the UNCCD’s Science-Policy Interface (SPI) have assembled at the UN Campus in Bonn, Germany for a critical scientific meeting in the run up to the 16th Session of the Conference of the Parties, which will be held in Riyadh, Saudi Arabia from the 2nd to the 13th of December 2024. The SPI is a unique combination of independent scientists from all corners of the globe, science delegates to the Convention representing the five regions of the world, and five practitioners from implementing agencies and civil society. Over the past year half of the SPI members have been assembling the evidence base for a much more systemic approach to land use, so that our impacts can be more strategic and, ideally, much greater than the sum of the parts. The other half have been conducting a comprehensive analysis of aridity trends, projections and anticipated impacts, which under the Convention translates into land and people affected by the combined effects of land degradation and water scarcity. Both assessments have led to draft technical reports which will undergo independent scientific review following the meeting so that they can be finalized and published in the autumn.  The SPI is dedicated to building a bridge between science and policy. They are a global community of experts, united by a passion for understanding and safeguarding all life on land.

19th Meeting of the Science-Policy Interface (SPI)
New horizons in land restoration: 18 nations spearhead the next phase of LDN TSP

The rollout of the second phase of the Land Degradation Neutrality Target Setting Programme (LDN TSP 2.0) represents a key phase in combating land degradation worldwide, as 18 countries from several regions step up their land restoration commitments ahead of the 16th Conference of the Parties to the UNCCD (COP16). This significant advancement has become the focus of the recent workshop on "Strengthening land restoration targets and commitments" in Doha, Qatar, emphasizing the global community's renewed commitment to sustainable land management. Conducted on the sidelines of Expo 2023 Doha this February, the workshop saw the gathering of UNCCD National Focal Points, lead country consultants and key international organization representatives, such as the UN Convention on Biological Diversity, UN Framework Convention on Climate Change, UN Development Programme, Food and Agriculture Organization, World Wildlife Fund, Conservation International, German Development Cooperation and G20 Global Infrastructure. The workshop fostered the engagement of countries actively working on strengthening their LDN targets by introducing new tools and guidelines for integrated land use planning, and facilitating the identification of priority restoration areas that align with national policy objectives. The workshop also offered an opportunity to explore operational synergies with major environmental initiatives, putting a strong emphasis on the importance of enhancing LDN target monitoring and reporting mechanisms. “The LDN TSP 2.0 represents a unique opportunity for 18 champion countries to showcase in an innovative and bold way to bring UNCCD implementation efforts to the next level in direct response to the global land degradation crisis, paving the way for other countries to follow, ” remarked LDN TSP Team Lead Pedro Lara Almuedo. The goal of the LDN TSP 2.0's is to help countries refine their national targets towards actionable and measurable initiatives. The program stresses the importance of improving land governance by utilizing spatial mapping and monitoring to effectively combat land degradation. The progress and insights achieved through the programme will be shared at the UNCCD COP16 in Riyadh, Saudi Arabia, this December. With 131 countries engaged in the LDN TSP since 2016, over 450 million hectares committed to restoration and 106 countries having published their LDN targets, the workshop's impact sets the stage for significant contributions at COP16 to tackle regional challenges and propel the global efforts against desertification. Land Degradation Neutrality is essential for achieving SDG 15.3, offering co-benefits like poverty reduction, food security, women's empowerment, environmental protection, biodiversity conservation and sustainable management on natural resources. LDN also aids in climate change mitigation and adaptation by transforming degraded lands into carbon sinks. The LDN TSP 2.0, championed by the 18 countries – Argentina, Benin, Central African Republic, Georgia, Jordan, Kenya, Kyrgyzstan, Malawi, Namibia, Nigeria, Pakistan, Panama, Peru, Republic of Moldova, South Africa, Sri Lanka, St. Lucia and Türkiye – aims to demonstrate progress and guide further actions beyond COP16 in response to the urgent need for accelerated global efforts to restore productive land.  

New horizons in land restoration: 18 nations spearhead the next phase of LDN TSP
Emplois verts pour les femmes au Burkina Faso et au Sénégal

Le Burkina Faso et le Sénégal sont à l'avant-garde d'un changement significatif vers un avenir à la fois durable et inclusif, selon une nouvelle étude publiée par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) et ONU Femmes. Riche en informations précieuses pour les décideurs politiques, les ONG et le secteur privé, les notes techniques se concentrent sur les opportunités et les défis uniques auxquels sont confrontées les femmes entrepreneurs et les demandeurs d'emploi dans l'évolution de l'économie verte dans ces deux nations africaines. Cette transformation s'appuie sur l'initiative de la Grande Muraille verte, un projet ambitieux qui s'étend sur tout le Sahel et qui vise à restaurer 100 millions d'hectares de terres, à séquestrer 250 millions de tonnes de carbone et à créer 10 millions d'emplois d'ici à 2030. Ce projet de grande envergure n'est pas seulement une mission environnementale, mais aussi une voie de revitalisation économique, notamment par la promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes. "La transition verte au Burkina Faso et au Sénégal est une lueur d'espoir pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes. Elle appelle à une approche intégrée associant les objectifs de l'économie verte à ceux de la parité hommes-femmes. L'initiative de la Grande Muraille verte illustre ces efforts en associant la restauration de l'environnement à l'autonomisation économique et sociale. En créant des emplois verts pour les femmes dans des secteurs clés et en préconisant des politiques tenant compte de la dimension de genre, ces pays ne se contentent pas de construire un avenir durable ; ils ouvrent la voie à un monde plus juste et plus équitable", a déclaré Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). En dépit de leur rôle important dans la population active des deux pays, les femmes du Burkina Faso et du Sénégal sont confrontées à de nombreux obstacles. Elles gagnent moins que les hommes, sont moins représentées aux postes de direction et se retrouvent principalement dans le secteur informel. La création d'entreprises formelles reste un défi en raison des ressources limitées telles que le capital et la technologie. Les femmes portent également le lourd fardeau du travail non rémunéré, en particulier dans les zones rurales, ce qui limite leurs possibilités de revenus et d'éducation. Une lueur d'espoir est toutefois perceptible. Les deux pays disposent d'un immense potentiel de création d'emplois verts dans des domaines tels que l'agriculture, la sylviculture, l'énergie et la gestion des déchets Il est estimé qu'environ un million d'emplois pourraient être créés dans ces secteurs, la majorité d'entre eux étant destinés aux femmes. Les opportunités sont nombreuses dans des domaines sous-exploités tels que les produits forestiers autres que le bois, la transformation des produits agricoles de base, l'énergie solaire et le compostage dans le cadre de la gestion des déchets. Ces secteurs offrent des opportunités valorisantes et durables, en particulier pour les femmes. Pour exploiter ce potentiel, des solutions intégrées sont indispensables. Il s'agit notamment d'améliorer l'accès des femmes à l'éducation et à la formation, en particulier dans les domaines des STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), de développer des technologies adaptées au climat pour les coopératives de femmes, de faciliter l'accès à la finance verte et de réduire le fardeau du travail non rémunéré. En outre, la promotion des réseaux de femmes dans l'économie verte et la mise en place de chaînes de valeur novatrice axées sur les produits forestiers autres que le bois sont des étapes essentielles. Près de la moitié des petits exploitants agricoles du monde sont des femmes, mais elles possèdent moins de 20 % des terres de la planète. Au Sénégal, où les femmes rurales représentent environ 70 % de la main-d'œuvre et sont responsables de 80 % de la production alimentaire du pays, elles ne possèdent que 10 % des terres agricoles. De même, au Burkina Faso, où les femmes représentent 60 % de la main-d'œuvre et produisent environ 70 % des denrées alimentaires, mais leur propriété foncière est également limitée à 8 %. %. De plus, dans les deux pays, la plupart des femmes accèdent à la terre par l'intermédiaire de leurs maris et rencontrent des difficultés pour faire reconnaître et protéger efficacement leurs droits fonciers. Investir dans un accès égal des femmes à la terre et aux ressources qui y sont associées est un investissement direct dans leur avenir, ainsi que dans l'avenir de l'humanité et de la planète. Les femmes jouent un rôle essentiel dans la sécurité et la stabilité des communautés rurales et ont un grand potentiel pour contribuer aux activités de restauration des terres.  

Emplois verts pour les femmes au Burkina Faso et au Sénégal
UNCCD Executive Secretary visits Japan to strengthen collaboration ahead of COP16

United Nations Under-Secretary-General and Executive Secretary of the UN Convention to Combat Desertification (UNCCD) Ibrahim Thiaw concluded his two-day visit to Japan to strengthen cooperation with key government and international partners ahead of the UNCCD Conference of the Parties (COP16) in Riyadh, Saudi Arabia this December. During the visit, he signed cooperation agreements with two key international partners – United Nations University (UNU) and the International Tropical Timber Organization (ITTO). He also had meetings with Ambassador Takeshi Akahori from the Foreign Ministry and senior officials at the Japan International Cooperation Agency (JICA). Japan has been a signatory to UNCCD since 1998. On 20 February, UNCCD Executive Secretary also joined UNU Rector Professor Tshilidzi Marwala for a public conversation exploring the relationship between land degradation and human security such as famine, conflicts and environmental crises, as well as the role of international cooperation and the UNCCD in combating desertification, land degradation and drought. "The collaboration with UNU and ITTO to strengthen the delivery of scientific knowledge and improve the resilience of the vulnerable populations and ecosystems will be important to support UNCCD Parties in addressing desertification, land degradation and drought,” Mr. Thiaw said. “These issues will be front and centre at the upcoming UNCCD COP16. We look forward to working together on the road to Riyadh and beyond." United Nations University (UNU), which unites 13 scientific institutes in 12 countries around the world works on collaborative research and education, aiming to contribute, to efforts to resolve the pressing global problems of human survival, development, and welfare that are the concern of the United Nations, its Peoples, and Member States. UNU and the UNCCD have jointly worked on publications around topics of sustainable land management, ecosystem restoration and disaster risk reduction. Future cooperation will focus on aligning approaches on sustainable land and water management, as well as financial inclusion and social protection in the context of ecological restoration. “Desertification is an urgent, complex issue that negatively impacts the lives and livelihoods of 3.2 billion people worldwide. Combating desertification requires partnerships and shared expertise. Working in collaboration, UNU and UNCCD will be able to strengthen research, advocacy and capacity building to further support the United Nations, its Peoples and Member States as we work to reverse desertification and confront related critical issues,” Professor Marwala concluded. Also in Tokyo, the UNCCD and International Tropical Timber Organization (ITTO) committed to another four years of joint work on the sustainable management of tropical forests under a memorandum of understanding (MOU) signed by ITTO Executive Director Sheam Satkuru and UNCCD Executive Secretary Thiaw. The overall objective of the new MOU is to support ITTO member countries and Parties to the UNCCD in restoring and maintaining tropical forest landscapes while promoting the sustainable production of timber and other products and ecosystem services. ITTO is an intergovernmental organization promoting the sustainable management and conservation of tropical forests and the expansion and diversification of international trade in tropical timber from sustainably managed and legally harvested forests. ITTO’s membership represents about 90% of the global tropical timber trade and more than 80% of the world’s tropical forests.

UNCCD Executive Secretary visits Japan to strengthen collaboration ahead of COP16