Alliance for Multilateralism: Panel on climate change and biodiversity

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Messages

Message from the UNCCD Executive Secretary Ibrahim Thiaw

Excellences,

Mesdames et messieurs,

Lutter contre le changement climatique est vital. Cela devient critique. Ce ne sont plus seulement les prédictions scientifiques, les faits sont matériels.

Gardons cependant en tête que la lutte contre le Changement Climatique doit se faire concomitamment avec la Protection de la Nature.

La lutte contre le Changement Climatique ne peut pas être, ne doit pas être contre-nature.

Pour lutter efficacement contre le Changement climatique, il faut protéger les terres et les océans.

Protéger la Biodiversité et lutter contre l’érosion des sols, promouvoir l’agriculture durable ; lutter contre les effets de la sécheresse.

Nous avons rendu notre planète malade. Les assauts humains répétés ont conduit au Changement Climatique, à la dégradation des terres, à la perte de la biodiversité et à une pollution suffocante.

Face à un patient souffrant d’une polypathologie invalidante, le médecin sait qu’il a à faire face à un long combat. Mais il sait aussi qu’il doit traiter toutes les pathologies.

La planète, comme le corps humain, est un et indivisible. Nous n’avons pas LUNDI pour le Climat, MARDI pour la lutte contre les pertes de terres productives, MERCREDI pour lutter contre la pollution, JEUDI pour lutter contre les inégalités sociales, etc.

Pour être efficace et laisser une empreinte positive, nous devons entamer une démarche cohérente et adopter une attitude inclusive.

Aucune région de la planète ne sera protégée tant que toutes les régions ne le seront pas. C’est ce qu’on appelle « l’effet papillon », une autre façon de nommer le multilatéralisme.

Nous ne lutterons pas efficacement contre les changements climatiques tant que nous continuerons à détruire les milieux naturels.

Similairement, nous n’y arriverons pas dans la lutte contre la dégradation des terres ou contre la destruction de la biodiversité, tant que nous n’avons pas une politique climatique cohérente.

La bonne nouvelle est que réparer la planète n’est pas une mission incompatible avec le développement économique et la prospérité. Bien au contraire.

Je clorais mes propos par deux exemples pour illustrer mes propos :

  • A date, sur les financements destinés à la lutte contre le Changement Climatique, seuls 3% des financements vont à la Nature. Alors que la nature détient 37% des solutions (en matière de mitigation).

En détruisant la nature, nous émettons des gaz à effet de serre, alors qu’en la protégeant, nous stockons du carbone.

  • La Grande muraille verte du Sahel : La région du Sahel présente des défis importants. Je reviens à la même image du patient polypathologique.

Il faut un remède de cheval.

Pas un baume homéopathique.

Selon un rapport de UNCCD, il faudrait restaurer 8M ha par an et investir USD 4 B annuellement, d’ici 2030.

Au One Planet Summit de Paris en janvier dernier, près de $ 19 billion ont été promis pour 2025, près de 48% de ces fonds sont déjà programmés.

Il faut cependant accélérer et simplifier les procédures de décaissement pour transformer au plus tôt « les dollars en hectares ».