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AMCEN ministerial conference: Remarks by Ibrahim Thiaw

Excellencies,   Ministers, Colleagues, Ladies and gentlemen,   As we gather here in beautiful Dakar for the eighteenth session of the African Ministerial Conference on the Environment, large parts of the African continent are wilting.  The Greater Horn of Africa is suffering its longest drought in 40 years. 50 million people in the region are suffering from acute food security with many heading to famine. The dry spell is not sparing North Africa: Morocco, Algeria. Last year, it was Madagascar and parts of Southern Africa. The year before, the Sahel. There is hardly any year where floods, drought or loss of fertile land is not hitting the continent. Millions are left without shelter, food, water or barely enough firewood to cook their meal.   And yet, Africa is still not addressing the root causes of land degradation. Many governments still do not see desertification, land degradation and drought as a top priority. It seems  paradoxical to want to achieve food security, to combat poverty and to reduce vulnerabilities while at the same time neglecting its soils and productive land. Ministries in charge of land and drought are still largely under-resourced. Local authorities are not empowered to tackle the Herculean task of restoring degraded lands. Yet, Africa is arguably the most vulnerable region to drought, desertification and loss of productive land.   The continent has lost 65% of its productive land over the last seventy years. Meanwhile the population has grown by 600%. Climate change will further accelerate this disruption. In some parts of Africa, such as the Sahel and Somalia, we have already reached the tipping point.   Are we not tired of seeing children dying? Are we not tired of seeing people leave their lives behind? Are we not tired of the scramble for emergency aid? For sure, I am.  As a human being, as an international civil servant. But above all as a proud African. Many African nations have braced with droughts for decades. But are ready to confront another dry spell? Because there will be another drought.   And another.   And another.   Because the next drought will occur sooner than we thought.   In fact, the next drought may already be here.   Droughts are often followed by floods. Or vice versa.   Droughts and floods are twins.   Desertification is robbing our fertile land.   Drought and Land degradation are eroding our economy.   Deteriorating our well-being and quality of life.   Wreaking havoc on our social fabric, which is perhaps for Africa, the most valuable asset there is.   Excellence, mesdames et messieurs les ministres,   Chers délégués,   Mesdames et messieurs,   L’Afrique, plus que toute autre région du monde, fait face à des défis multiformes.   Pour autant, elle ne plie pas.   L’Afrique résiste.   Stoïquement.   L’Afrique a fait preuve de résilience face à des phénomènes historiques sans précédent. Dépeuplée, dépecée, cannibalisée, elle a, tel un rock, résisté.  Elle est debout.   Certes touchée, mais pas coulée.   Loin s’en faut.   Les événements contemporains ont montré qu’en dépit de la faiblesse de ses moyens matériels, l’Afrique sait faire preuve de résilience, y compris face aux grandes pandémies.   En matière de gestion des ressources naturelles et de lutte contre les changements climatiques, l’Afrique a peut-être une autre voie, une autre stratégie à adopter.   Un changement de narratif demande un changement d’approche.   Une aspiration d’émergence et de prospérité plutôt qu’une approche de lutte contre la pauvreté. Dépasser la borne de départ. Décoller du starting block.  Ouvrir les vannes du potentiel des ressources naturelles. A la fois les richesses sous-terre ou au fonds des mers, et celles à ciel ouvert.   Le soleil et le vent, les cours d’eau, la houle et la géothermie seront, peut-être, bientôt cotés aux bourses des valeurs «écologiques».   Le monde se tourne vers l’hydrogène, cette énergie propre du futur.   Or, les quatre coins d’Afrique dégagent un potentiel excédentaire en hydrogène vert ; l’électrolyse se ferait en utilisant, comme source d’énergie, le soleil, le vent et l’eau.  Tous neutres en carbone.   Sortir l’Afrique de sa pauvreté énergétique, par la grande porte de la neutralité carbone.  Assurer le décollage industriel du continent, en suivant une autre voie que celle qui a conduit aux désastres cataclysmiques que le monde subit au quotidien.   Il s’agit pour l’Afrique, d’arrêter de « dormir sur la natte des autres », pour paraphraser l’inoubliable Joseph Ki Zerbo du Burkina Faso.  La richesse de l’Afrique en terres rares est un autre don de la Nature. En Afrique centrale et en Afrique australe notamment. Ces éléments si essentiels aux technologies vertes vendues à prix d’or sur le marché international.   Par ailleurs, la diversité extraordinaire des écosystèmes est une autre des dimensions de cette richesse: de la forêt dense humide à la savane, des grands espaces ouverts, aux luxuriantes steppes. La disponibilité de grands espaces offre une amplitude extraordinaire pour la restauration des terres à grande échelle.   Restaurer les terres, c’est rendre à celles-ci leur aptitude à produire pour nos besoins et les besoins de nos écosystèmes.   Restaurer les terres, c’est créer de la richesse, lutter contre les vulnérabilités en construisant la résilience des écosystèmes et des populations.   Restaurer les terres, c’est aussi réduire la quantité de carbone dans l’atmosphère, en stockant ce dernier dans le sol.   Bref, la restauration des terres, la gestion rationnelle des forêts, comme la production d’énergie propre ou l’exploitation rationnelle des terres rares sont autant de mesure d’atténuation aux changements climatiques.   L’atténuation aux changements climatiques doit donc être une priorité pour l’Afrique.  Autant que l’adaptation.   Un tel changement de narratif est vecteur d’investissements (publics et privés) dans des secteurs productifs tels que l’énergie, l’agro-foresterie ou encore l’éco-tourisme.    Il s’agit de promouvoir la prospérité tout en préservant la nature.   Il s’agit de promouvoir une croissance sobre en carbone.    Il s’agit tout simplement de promouvoir le développement durable.   L’Afrique, la presse n’en parle pas assez, joue un rôle pionnier dans la promotion des investissements  en matière de restauration des terres. Au Sahel, la Grande muraille verte a pu mobiliser 19 milliards de dollars. En Côte d’Ivoire, l’initiative d’Abidjan en est à 2,5 milliards de dollars. D’autres initiatives comme AFR100 du NEPAD, montre la voie. La toute nouvelle initiative de restauration des terres en Afrique australe (SADC), est plus que prometteuse. L’initiale de restauration des terres du Moyen Orient, concerne plusieurs pays d’Afrique. Elle promet plusieurs dizaines de milliards de dollars. La Earth Foundation de Bezos annonce un milliard de dollars pour la restauration des terres en Afrique. La liste n’est pas exhaustive. Elle est cependant une démonstration concrète du leadership africain dans ce domaine crucial. Leadership qu’il faut célébrer et renforcer. Les agendas des terres, du climat et de la biodiversité étant fortement interconnectés, une approche globale et intégrée est fortement recommandée. C’est ainsi qu’à UNCCD, nous appelons de tous nos vœux pour des résultats concrets à la COP27 du climat à Sharm-El-Sheikh, et à la COP15 de la biodiversité à Montréal.   Avec les résultats de la COP15 de UNCCD qui s’est déjà tenue en mai à Abidjan, la communauté internationale disposerait ainsi d’un corpus juridique cohérent.   Ensemble, nous réussirons.   Je vous remercie.  

AMCEN ministerial conference: Remarks by Ibrahim Thiaw
The weather alone cannot explain droughts and floods

Communities all over the world have suffered some of the most brutal effects of drought and flooding this year. Flash floods in western Europe, eastern and central Asia and southern African. And catastrophic drought in Australia, southern Africa, southern Asia, much of Latin America, western North America and Siberia are cases in point. The impacts extend well beyond the individual events. For example, the rise in food insecurity in the southern African region and unprecedented wildfires in North America, Europe and Central Asia.   What is going on? This is much more than bad weather in some cases, and is increasingly so. The UNCCD organized an event at COP26, the Climate Change Conference taking place in Glasgow, United Kingdom, to focus attention on the land-water-climate nexus. The science and policy responses discussed make it clear that human decisions exacerbated by climate change are significantly – and arguably, catastrophically – amplifying the impact of drought and floods.  The discussion encouraged more strategic land use decisions. Decisions that ensure what we do where, and in particular, what we plant where, mitigatesthe impacts of both extremes, be it too much or too little rainfall. It also shed light on how important it is to have healthy soils. Soils that are replete with organic matter will obtain “more crop per drop”, and reduce the risks associated with drought and flooding.  Extreme events, including both droughts and floods are on the rise. With more land projected to be get drier and more and more people living in drylandsin the future, the discussions centered on the shift more than 60 countries are making from “reactive” response to droughts and floods to “proactive” planning and risk management designed to build resilience. Participants from Malawi, Pakistan, Honduras, Grenada and Burkina Faso provided concrete examples of policy alignment and cross-sectorial approaches to implementation. Here is a quick overview of the highlights. Read more:  Land and drought

The weather alone cannot explain droughts and floods
Climate: Fix the land or it will be an emitter

The Earth is warming fast, and even faster on the land. This trend is “virtually certain” to continue and no region of the world will be spared, according to the Working Group 1 assessment report released Monday by the authoritative Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC).

Climate: Fix the land or it will be an emitter
Portrait of the week: Nature Bodies India

This team of students from Bilaspur, Chhattisgarh is committed to raising awareness on sustainable agriculture and knowledge of plant properties through workshops on organic farming organic and composting under the hashtag #ExploreGreenTreasure.  They focus on empowering young people and communities to choose environment-friendly alternatives when planting a garden or buying food. In 2019 and 2020, the team planted more than 1478 saplings on school grounds and in various public space in nearby villages.  They are also planning to scale up their seed ball initiative to create a seed nursery to promote local plant varieties while making the plant material accessible for more people.   Recently, the climate impact app Captain Cool app that the team developed has been featured in the press. The app helps calculate the carbon footprint of daily activities, such as watching TV, charging mobile devices or using a washing machine, so that the users can make better and greener lifestyle choices. Instagram: @nature.bodies  Twitter: @BodiesNature  Facebook: @NATUREBODIESECOCLUB 

Portrait of the week: Nature Bodies India