Coronavirus : « Les animaux qui nous ont infectés ne sont pas venus à nous ; nous sommes allés les chercher »
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Tribune. La pandémie du Covid-19 a créé une situation inédite. Le monde moderne et puissant est soudainement grippé, s’accrochant à l’espoir qu’un vaccin sera découvert dans les prochains mois. Viendra ensuite le temps des leçons. Il y a eu le jour d’avant. Il y aura le jour d’après. Passé le traumatisme, pourra-t-on revenir au « business as usual » ?
Nul doute que de nombreuses leçons vont être tirées. Va-t-on enfin commencer à écouter les scientifiques ? En ces temps de crise, les leaders mondiaux, même les plus sceptiques à l’égard de la science, réunissent leurs meilleurs experts et fondent la plupart de leurs politiques sur des bases scientifiques. Tant mieux. C’est peut-être la première leçon.
Il reste que les décisions du jour ne concernent littéralement que le traitement des symptômes. Très peu se sont penchées sur les causes profondes de naissance et de propagation de la pandémie. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment éviter que de telles crises sanitaires se répètent ?
L’animal à l’origine du Covid-19, ainsi que le patient 0, ne sont toujours pas officiellement confirmés. Cependant, les conclusions des scientifiques (santé humaine, santé animale, environnement) sont unanimes sur une transmission de l’animal à l’homme.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 60 % des nouvelles maladies infectieuses humaines sont d’origine zoonotique, c’est-à-dire qu’elles sont transmises par des animaux. Ces maladies portent des noms acronymiques difficiles à répéter, dont la plupart ont fait frémir le monde : fièvre de la vallée du Rift, SARS, H1N1, fièvre jaune, grippe aviaire H5N1 et H7N9, MERS-CoV. La liste est longue.
Le commerce illégal de la faune est considéré comme un facteur aggravant car les contacts entre l’animal et l’humain sont, par définition, faits sans contrôle vétérinaire. Lorsqu’on pratique un trafic et un recel illégal d’animaux, lorsqu’on pratique la chasse sans contrôle, lorsqu’on détruit les écosystèmes et pénètre dans des endroits infestés, on prend des risques.
La transmission d’Ebola en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest s’est faite entre les animaux sauvages et les humains, généralement ( The article is for subscribers only)
The Covid-19 pandemic created an unprecedented situation. The modern and powerful world is suddenly seized up, clinging to the hope that a vaccine will be discovered in the coming months. Then comes the time for lessons. There was the day before. There will be the next day. After the trauma, can we return to "business as usual"?
There is no doubt that many lessons will be learned. Are we finally going to start listening to scientists? In these times of crisis, world leaders, even the most skeptical about science, bring together their best experts and base most of their policies on science. So much the better. This may be the first lesson.
The fact remains that the decisions of the day literally only concern the treatment of symptoms. Very few have addressed the root causes of the birth and spread of the pandemic. How did we get there ? How to prevent such health crises from being repeated?
The Covid-19 animal, as well as patient 0, has yet to be officially confirmed. However, the conclusions of the scientists (human health, animal health, environment) are unanimous on a transmission from the animal to the man.
According to the World Health Organization (WHO), 60% of new human infectious diseases are zoonotic, that is, they are transmitted by animals. These diseases have acronymic names that are difficult to repeat, most of which have thrilled the world: Rift Valley fever, SARS, H1N1, yellow fever, avian flu H5N1 and H7N9, MERS-CoV. The list is long.
The illegal wildlife trade is considered to be an aggravating factor since contact between animals and humans is, by definition, made without veterinary control. When you do illegal trafficking and concealing animals, when you hunt without control, when you destroy ecosystems and enter infested places, you take risks.
Transmission of Ebola in Central and West Africa has occurred between wild animals and humans, generally (The article is for subscribers only)
Nul doute que de nombreuses leçons vont être tirées. Va-t-on enfin commencer à écouter les scientifiques ? En ces temps de crise, les leaders mondiaux, même les plus sceptiques à l’égard de la science, réunissent leurs meilleurs experts et fondent la plupart de leurs politiques sur des bases scientifiques. Tant mieux. C’est peut-être la première leçon.
Il reste que les décisions du jour ne concernent littéralement que le traitement des symptômes. Très peu se sont penchées sur les causes profondes de naissance et de propagation de la pandémie. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment éviter que de telles crises sanitaires se répètent ?
L’animal à l’origine du Covid-19, ainsi que le patient 0, ne sont toujours pas officiellement confirmés. Cependant, les conclusions des scientifiques (santé humaine, santé animale, environnement) sont unanimes sur une transmission de l’animal à l’homme.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 60 % des nouvelles maladies infectieuses humaines sont d’origine zoonotique, c’est-à-dire qu’elles sont transmises par des animaux. Ces maladies portent des noms acronymiques difficiles à répéter, dont la plupart ont fait frémir le monde : fièvre de la vallée du Rift, SARS, H1N1, fièvre jaune, grippe aviaire H5N1 et H7N9, MERS-CoV. La liste est longue.
Le commerce illégal de la faune est considéré comme un facteur aggravant car les contacts entre l’animal et l’humain sont, par définition, faits sans contrôle vétérinaire. Lorsqu’on pratique un trafic et un recel illégal d’animaux, lorsqu’on pratique la chasse sans contrôle, lorsqu’on détruit les écosystèmes et pénètre dans des endroits infestés, on prend des risques.
La transmission d’Ebola en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest s’est faite entre les animaux sauvages et les humains, généralement ( The article is for subscribers only)
The Covid-19 pandemic created an unprecedented situation. The modern and powerful world is suddenly seized up, clinging to the hope that a vaccine will be discovered in the coming months. Then comes the time for lessons. There was the day before. There will be the next day. After the trauma, can we return to "business as usual"?
There is no doubt that many lessons will be learned. Are we finally going to start listening to scientists? In these times of crisis, world leaders, even the most skeptical about science, bring together their best experts and base most of their policies on science. So much the better. This may be the first lesson.
The fact remains that the decisions of the day literally only concern the treatment of symptoms. Very few have addressed the root causes of the birth and spread of the pandemic. How did we get there ? How to prevent such health crises from being repeated?
The Covid-19 animal, as well as patient 0, has yet to be officially confirmed. However, the conclusions of the scientists (human health, animal health, environment) are unanimous on a transmission from the animal to the man.
According to the World Health Organization (WHO), 60% of new human infectious diseases are zoonotic, that is, they are transmitted by animals. These diseases have acronymic names that are difficult to repeat, most of which have thrilled the world: Rift Valley fever, SARS, H1N1, yellow fever, avian flu H5N1 and H7N9, MERS-CoV. The list is long.
The illegal wildlife trade is considered to be an aggravating factor since contact between animals and humans is, by definition, made without veterinary control. When you do illegal trafficking and concealing animals, when you hunt without control, when you destroy ecosystems and enter infested places, you take risks.
Transmission of Ebola in Central and West Africa has occurred between wild animals and humans, generally (The article is for subscribers only)
Keywords
environmental crisis
human health impacts
economic crisis
science and research
science-based evidence
social contract