La sécurité alimentaire est sous la menace de la dégradation des sols /Food security under threat from land degradation
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Resource type
UNCCD Library
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Web resource
La lutte contre la dégradation des terres est un enjeu planétaire crucial qui donne un caractère d’urgence à la transition écologique de l’agriculture, affirme un collectif dont font partie Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand.
The fight against land degradation is a crucial global issue that gives urgency to the ecological transition of agriculture, says a collective including Nicolas Hulot and Yann Arthus-Bertrand.
Tribune De l’état des sols dépendent les biens que nous consommons, l’occulter serait fatal. Dans une multitude d’écosystèmes locaux, les sols retiennent ou filtrent l’eau, hébergent la biodiversité, élaborent la fertilité nécessaire à la production agricole, fournissent des matériaux et des fibres. Leur contribution est aussi essentielle à la qualité de l’air et à celle des paysages sur lesquels se posent nos yeux.
Les sols sont vivants, et s’y élabore en silence le potentiel du futur. Il faut environ cinq cents ans pour former 5 centimètres de sol, et la faune qu’il comprend comptabilise 25 % de toutes les espèces décrites sur la terre. Le volume d’une seule cuillère à café de sol contient des milliards de micro-organismes tous nécessaires à la vie !
The state of the soil depends on the goods we consume, to conceal it would be fatal. In a multitude of local ecosystems, soils retain or filter water, host biodiversity, develop the fertility necessary for agricultural production, provide materials and fibers. Their contribution is also essential to the quality of the air and that of the landscapes on which our eyes rest.
The soils are alive, and the potential for the future is silently developed there. It takes about five hundred years to form 5 centimeters of soil, and the fauna it comprises accounts for 25% of all the species described on earth. The volume of a single teaspoon of soil contains billions of microorganisms all necessary for life!
Plus de 3,5 milliards d’hectares de terres sont dégradés dans le monde et risquent de devenir impossibles à cultiver. Dans les zones arides qui comptent pour 44 % de la surface terrestre émergée, le phénomène est massif. En Afrique, par exemple, il touche 65 % des terres cultivables. Partout, la dégradation des terres met en péril les modes de vie des personnes qui dépendent de l’agriculture. Leur présent est difficile et leur avenir incertain.
Les causes multiples de la désertification
Ce processus est qualifié de « désertification ». La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification définit ce terme comme « la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches, par suite de divers facteurs parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines ». La désertification diminue chaque seconde les potentialités productives des sols sous toutes les latitudes.
Les causes de la désertification sont multiples, mais les activités humaines en sont les plus grandes responsables. Défrichements abusifs, labours excessifs, exposition de la faune du sol à l’air et au soleil, excès d’irrigation, épandage de pesticides et d’engrais chimiques, destruction de la faune, monoculture, fuite de l’humus des sols et perte de leur fertilité… aucune civilisation n’a survécu à la mort de ses sols.
Lire aussi Au Burkina Faso, une ferme agroécologique veut réinventer « le monde d’après »
Dans les enjeux environnementaux globaux, la mère de toutes les fragilités et de toutes les batailles demeure la lutte contre la dégradation des terres. Elle est pressante car les agressions ont atteint leur point de basculement. L’Objectif du développement durable (ODD) n° 15 [17 objectifs à l’horizon 2030 ont été adoptés par l’ONU en 2015] en fixe un excellent cadre à trois niveaux : éviter de dégrader, réduire la dégradation qu’on ne peut éviter, restaurer les terres dégradées pour atteindre la neutralité, soit « un état où la quantité et la qualité des ressources terrestres nécessaires au soutien des fonctions et services écosystémiques et au renforcement de la sécurité alimentaire restent stables ou augmentent au sein d’un écosystème ».
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The fight against land degradation is a crucial global issue that gives urgency to the ecological transition of agriculture, says a collective including Nicolas Hulot and Yann Arthus-Bertrand.
Tribune De l’état des sols dépendent les biens que nous consommons, l’occulter serait fatal. Dans une multitude d’écosystèmes locaux, les sols retiennent ou filtrent l’eau, hébergent la biodiversité, élaborent la fertilité nécessaire à la production agricole, fournissent des matériaux et des fibres. Leur contribution est aussi essentielle à la qualité de l’air et à celle des paysages sur lesquels se posent nos yeux.
Les sols sont vivants, et s’y élabore en silence le potentiel du futur. Il faut environ cinq cents ans pour former 5 centimètres de sol, et la faune qu’il comprend comptabilise 25 % de toutes les espèces décrites sur la terre. Le volume d’une seule cuillère à café de sol contient des milliards de micro-organismes tous nécessaires à la vie !
The state of the soil depends on the goods we consume, to conceal it would be fatal. In a multitude of local ecosystems, soils retain or filter water, host biodiversity, develop the fertility necessary for agricultural production, provide materials and fibers. Their contribution is also essential to the quality of the air and that of the landscapes on which our eyes rest.
The soils are alive, and the potential for the future is silently developed there. It takes about five hundred years to form 5 centimeters of soil, and the fauna it comprises accounts for 25% of all the species described on earth. The volume of a single teaspoon of soil contains billions of microorganisms all necessary for life!
Plus de 3,5 milliards d’hectares de terres sont dégradés dans le monde et risquent de devenir impossibles à cultiver. Dans les zones arides qui comptent pour 44 % de la surface terrestre émergée, le phénomène est massif. En Afrique, par exemple, il touche 65 % des terres cultivables. Partout, la dégradation des terres met en péril les modes de vie des personnes qui dépendent de l’agriculture. Leur présent est difficile et leur avenir incertain.
Les causes multiples de la désertification
Ce processus est qualifié de « désertification ». La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification définit ce terme comme « la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches, par suite de divers facteurs parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines ». La désertification diminue chaque seconde les potentialités productives des sols sous toutes les latitudes.
Les causes de la désertification sont multiples, mais les activités humaines en sont les plus grandes responsables. Défrichements abusifs, labours excessifs, exposition de la faune du sol à l’air et au soleil, excès d’irrigation, épandage de pesticides et d’engrais chimiques, destruction de la faune, monoculture, fuite de l’humus des sols et perte de leur fertilité… aucune civilisation n’a survécu à la mort de ses sols.
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Keywords
World Day to Combat Desertification (WDCD)
food security
consumption
soil health
agricultural practices