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Deux milliards de tonnes de sable et de poussière, soit le poids de 350 grandes pyramides de Gizeh, pénètrent dans l'atmosphère chaque année ; les experts de la CNULCD attribuent plus de 25 % du problème aux activités humaines. Les ravages s'étendent de l'Asie septentrionale et centrale à l'Afrique subsaharienne ; les effets sur la santé sont mal connus. Les tempêtes de sable et de poussière sont un problème sous-estimé dont la fréquence a dramatiquement augmenté dans certaines régions du monde, et au moins 25% de ce phénomène est imputable aux activités humaines selon la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Accompagné de recommandations politiques, cet avertissement intervient alors qu'une réunion de cinq jours se tient à Samarkand, en Ouzbékistan, pour faire le point sur les progrès accomplis au niveau mondial dans la mise en oeuvre de la convention. La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est l'une des trois conventions créées lors du Sommet de la Terre de 1992 à Rio de Janeiro. Les deux autres portent sur le changement climatique (CCNUCC) et la biodiversité (CDB). La réunion, qui se tient du 13 au 17 novembre (https://www.unccd.int/cric21), comprend une session de haut niveau le 15 novembre, organisée par le gouvernement de l'Ouzbékistan, sur les moyens de faire face aux impacts des tempêtes de sable et de poussière sur l'agriculture mondiale, l'industrie, les transports, la qualité de l'eau et de l'air ainsi que sur la santé humaine. Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la CNULCD, a déclaré à ce sujet : « La vue de nuages sombres de sable et de poussière roulant, engloutissant tout sur leur passage, et transformant le jour en nuit est l'un des spectacles les plus intimidants de la nature. C'est un phénomène coûteux qui fait des ravages partout, de l'Asie septentrionale et centrale à l'Afrique subsaharienne. » « Les tempêtes de sable et de poussière représentent un redoutable défi pour parvenir à un développement durable. Bien qu’elles soient exacerbées par les activités humaines, elles peuvent également être réduites par des actions humaines », ajoute M. Thiaw. Si les tempêtes de sable et de poussière (TSP) sont un phénomène naturel régional courant et saisonnier, selon les experts de la CNULCD le problème est exacerbé par la mauvaise gestion des terres et de l'eau, par les sécheresses ainsi que le changement climatique. Les fluctuations de leur intensité, de leur ampleur ou de leur durée « peuvent rendre les TSP imprévisibles et dangereuses ». Avec des impacts ressentis bien au-delà des régions source, on estime que 2 milliards de tonnes de sable et de poussière pénètrent dans l'atmosphère chaque année, soit un poids équivalent à 350 grandes pyramides de Gizeh. Dans certaines régions, la poussière du désert a doublé au cours du siècle dernier. « Les tempêtes de sable et de poussière (TSP) sont de plus en plus fréquentes et sévères, avec des impacts transfrontaliers substantiels, affectant divers aspects de l'environnement, du climat, de la santé, de l'agriculture, des moyens de subsistance et du bien-être socio-économique des individus. L'accumulation des impacts des tempêtes de sable et de poussière peut être significative », déclare Feras Ziadat, fonctionnaire technique à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), président actuel de la Coalition des Nations unies pour la lutte contre les tempêtes de sable et de poussière. « Dans les zones sources, elles endommagent les cultures, affectent le bétail et décapent la terre arable. Dans les zones de dépôt, les poussières atmosphériques, en particulier lorsqu'elles sont associées à la pollution industrielle locale, peuvent provoquer ou aggraver des problèmes de santé humaine tels que des maladies respiratoires. Les communications, la production d'électricité, les transports et les chaînes d'approvisionnement peuvent également être perturbés par la faible visibilité et les défaillances mécaniques induites par la poussière. La Coalition des Nations Unies pour la lutte contre les tempêtes de sable et de poussière, actuellement présidée par la FAO, a été créée en 2019 pour guider les efforts mondiaux de lutte contre les TSP. » Dans leur compendium sur les tempêtes de sable et de poussière et la boîte à outils TSP qui l'accompagne (https://www.unccd.int/land-and-life/sand-and-dust-storms/toolbox), la CNULCD, la FAO et leurs partenaires offrent des conseils sur les approches et les méthodologies pour la collecte et l'évaluation des données sur les TSP, la surveillance et l'alerte précoce, l'atténuation de l'impact ainsi que la préparation, la cartographie des sources et l'atténuation des sources anthropiques aux niveaux infranational, national, régional et mondial. La discussion sur les TSP fait partie de l'ordre du jour de la réunion de cette année en Ouzbékistan du Comité chargé de l'examen de la mise en oeuvre de la convention (CRIC 21) et des progrès réalisés au niveau mondial dans la réalisation des objectifs stratégiques de la convention. C'est la première fois depuis son entrée en vigueur que la CNULCD organise l'une de ses réunions les plus importantes en Asie centrale. La réunion se tient à un moment critique, alors que des statistiques récentes publiées via le nouveau tableau de bord de la CNULCD (https://data.unccd.int/) montrent que le monde perd aujourd'hui près d'un million de kilomètres carrés de terres saines et productives chaque année, soit quelque 4,2 millions de kilomètres carrés entre 2015 et 2019. Cela correspond à peu près à la superficie combinée de cinq pays d'Asie centrale : Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Turkménistan et Ouzbékistan. Au cours de la réunion (à 18h00 heure locale / 13h00 GMT, mardi 14 novembre), les experts de la CNULCD et de la FAO présenteront trois rapports : Tempêtes de sable et de poussière. Guide des mesures d'atténuation, d'adaptation, de politique et de gestion des risques dans l'agriculture Processus de planification d'urgence pour catalyser les investissements et les actions visant à améliorer la résilience contre les tempêtes de sable et de poussière dans l'agriculture en République islamique d'Iran et Préparation des plans d'urgence pour les tempêtes de sable et de poussière avec les communautés d'éleveurs : une étude de cas en Mongolie Parmi les autres points à l'ordre du jour du CRIC 21 figurent la promotion de la gestion durable des terres, la garantie de droits fonciers équitables pour les femmes et la lutte contre les sécheresses et les incendies de forêt exacerbés par le changement climatique et la dégradation de l'environnement. * * * * * Contexte : Tempêtes de sable et de poussière Les tempêtes de sable et de poussière (TSP) sont connues sous de nombreux noms locaux : le sirocco, le haboob, la poussière jaune, les tempêtes blanches ou l'harmattan. Si les TSP peuvent fertiliser les écosystèmes terrestres et marins, elles présentent également une série de risques pour la santé humaine, les moyens de subsistance et l'environnement. Les épisodes de TSP prennent généralement naissance dans les zones arides et subhumides des basses latitudes, où la couverture végétale est rare ou inexistante. Ils peuvent également se produire dans d'autres environnements, notamment dans les zones agricoles et les zones de haute latitude dans les régions humides, lorsque des conditions spécifiques de vent et atmosphériques coïncident. Les TSP peuvent avoir des répercussions transfrontalières considérables, sur des milliers de kilomètres. Des réponses politiques mondiales et régionales unifiées et cohérentes sont nécessaires, notamment en ce qui concerne l'atténuation des sources, les systèmes d'alerte précoce et la surveillance. Les TSP ont souvent un impact économique important : par exemple, elles coûtent au secteur pétrolier du Koweït environ 190 millions de dollars par an, tandis qu'un seul événement de TSP en 2009 a entraîné des dommages estimés entre 229 et 243 millions de dollars en Australie. Les principales sources mondiales de poussières minérales se trouvent dans l'hémisphère nord, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie de l'Est. Dans l'hémisphère sud, l'Australie, l'Amérique du Sud et l'Afrique australe sont les principales sources de poussière. Plus de 80 % de l'Asie centrale est couverte de déserts et de steppes qui, associés au changement climatique et aux sécheresses persistantes, représentent une source naturelle majeure de tempêtes de sable et de poussière. La mer d'Aral, asséchée, est une source majeure de TSP, émettant plus de 100 millions de tonnes de poussière et de sels toxiques chaque année, impactant non seulement la santé des personnes vivant à proximité, mais aussi bien au-delà, et génère des pertes annuelles de 44 millions de dollars. La reconnaissance des TSP en tant que risque de catastrophe semble être élevée en Asie du Nord-Est, dans certaines parties de l'Asie de l'Ouest et en Amérique du Nord, mais moins importante ailleurs. La faible reconnaissance des TSP en tant que risque de catastrophe est probablement due à l'absence (dans de nombreux cas) de décès ou de blessures humaines directes et significatives spécifiquement dues à des TSP, ainsi qu'à une information consolidée limitée sur leurs incidences sanitaires, économiques ou autres à long terme. Les TSP et la santé Les TSP peuvent mettre en danger la vie des personnes souffrant de problèmes de santé. Les fines particules de poussière sont transportées à des niveaux troposphériques élevés (jusqu'à quelques kilomètres de haut) où les vents peuvent les transporter sur de longues distances. Les implications sanitaires des TSP font l'objet d'une recherche accrue depuis des décennies, la plupart des études ayant été menées en Asie de l'Est, en Europe et au Moyen-Orient. L'Afrique de l'Ouest n'a pas fait l'objet d'études suffisantes. Cette recherche s'est particulièrement intéressée à la modification de la pollution de l'air par les TSP. La relation de cause à effet entre le sable et la poussière présents dans l'atmosphère et les effets sur la santé n'est pas claire et doit faire l'objet d'études plus approfondies. Ce que l'on peut dire, c'est que les personnes à risque d'une population, en particulier ceux qui ont des problèmes cardio-pulmonaires préexistants, y compris l'asthme infantile, peuvent avoir un taux de mortalité ou de morbidité plus élevé lors d'une tempête de poussière. Les TSP peuvent également entraîner des coûts importants pour le secteur agricole en détruisant les récoltes ou en réduisant les rendements, en tuant les animaux ou en réduisant les productivités en lait ou en viande et en endommageant les infrastructures. Pour les cultures annuelles, les pertes sont dues à l'enfouissement des semis ou des cultures sous les dépôts de sable, à la perte de tissus végétaux et à la réduction de l'activité photosynthétique en raison du sablage. Cela peut entraîner la perte totale des récoltes dans une région ou une baisse des rendements. Il peut également y avoir un effet à plus long terme sur certaines cultures pérennes en raison des dommages causés aux arbres ou aux cultures (comme les couronnes de luzerne endommagées). Sur une note positive, les poussières des TSP peuvent contenir des éléments nutritifs du sol tels que l'azote, le phosphore et le potassium, ainsi que du carbone organique. Certains endroits bénéficient de ce dépôt de nutriments et de minéraux sur le sol ainsi que sur l'eau, en particulier sur les masses d'eau océaniques. Une fois déposés, ces éléments peuvent fournir des nutriments aux cultures et aux pâturages situés sous le vent. Ces avantages limités sont toutefois largement compensés par les dommages causés. Au niveau mondial, les principales sources de poussière sont les lacs asséchés ; les sources locales comprennent les plaines d'épandage glaciaire, les zones de cendres volcaniques et les champs récemment labourés. Les impacts multiformes, intersectoriels et transnationaux des TSP affectent directement 11 des 17 objectifs de développement durable. Pourtant, la reconnaissance mondiale des TSP en tant que danger est généralement faible, en partie à cause de leur complexité et leur impact cumulatif saisonnier, alliés à des données limitées. L'insuffisance des informations et des évaluations d'impact entrave la prise de décision et la planification efficaces pour lutter contre les sources et les impacts des stocks stratégiques de matières premières. La CNULCD aide les gouvernements à élaborer des politiques visant à promouvoir l'extension des pratiques de gestion durable des terres ainsi qu’à trouver et utiliser les dernières connaissances scientifiques pour élaborer et mettre en oeuvre des politiques d'atténuation efficaces. En collaboration avec le Centre régional pour l'environnement de l'Asie centrale, la CNULCD aide les pays vulnérables à la sécheresse et aux tempêtes de sable et de poussière en Asie centrale à élaborer et à mettre en oeuvre des stratégies de réduction des risques aux niveaux national et régional. Elle encourage les pays à adopter une stratégie globale de réduction des risques, assortie de systèmes de surveillance et d'alerte précoce, afin d'améliorer la préparation et la résistance à ces catastrophes environnementales. Parmi les mesures les plus nécessaires figurent : Une approche multisectorielle étayée par le partage d'informations, des interventions à court et à long terme, l'engagement de multiples parties prenantes et la sensibilisation aux TSP. La restauration des terres, en utilisant des pratiques de gestion des sols et de l'eau pour protéger les sols et augmenter le couvert végétal, dont il a été démontré qu'elles réduisent l'intensité des événements typiques des TSP. L'alerte précoce et la surveillance, en s'appuyant sur une connaissance actualisée des risques, et la prévision, avec la participation de toutes les parties prenantes (y compris les populations à risque) afin de s'assurer que les alertes sont fournies en temps opportun et de manière ciblée. L'atténuation de l'impact, grâce à une préparation visant à réduire la vulnérabilité, à accroître la résilience et à permettre une réponse opportune et efficace aux événements des TSP. * * * * * A propos La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la vision et la voix mondiale pour les terres. Elle rassemble les gouvernements, les scientifiques, les décideurs, le secteur privé et les communautés autour d'une vision commune et d'une action mondiale visant à restaurer et à gérer les terres du monde pour la durabilité de l'humanité et de la planète. Bien plus qu'un traité international signé par 197 parties, la CNULCD est un engagement multilatéral visant à atténuer les effets actuels de la dégradation des terres et à promouvoir la gestion des terres de demain afin de fournir de la nourriture, de l'eau, un abri et des opportunités économiques à tous d'une manière équitable et inclusive. Le secrétariat de la CNULCD a dirigé la création du compendium des TSP en collaboration avec l'interface science-politique (SPI) de la CNULCD, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), ONU Femmes, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR), ainsi que des experts et des partenaires externes.
Samarkand, Uzbekistan, 13 November, 2023 Leaders have made a promise to the world: to combat the terrible trend of transforming healthy land into desert; to revitalize areas humanity has pushed into degradation and decay; and to create a world that is land degradation neutral. Keeping these promises is vital for nature, and for communities. But we are moving in the wrong direction. Between 2015 and 2019, 100 million hectares were degraded every single year, adding up to an area twice the size of Greenland. If current trends continue, we will need to restore the health of a staggering 1.5 billion hectares of degraded land by 2030. We can and must turn this around. Around the world we see examples of land being given a new lease of life, including in Uzbekistan. And the world could surpass its neutrality target if it works together to halt new land degradation and accelerate restoration. To achieve this, we need governments, businesses and communities to work together to conserve natural areas, scale up sustainable food production, and develop green urban areas and supply chains. I urge all of you to use this intersessional meeting to step up ambition and action to help make that a reality. Together, let’s see degraded lands thrive once more.
Avis aux médias L'Asie centrale accueille pour la première fois une réunion des Nations Unies sur la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse 21ème réunion du Comité chargé de l'examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC21) à Samarkand, Ouzbékistan, 13-17 novembre 2023. Bonn/Samarkand, 09/11/2023 - La vingt-et-unième session du Comité chargé de l'examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC 21) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) se tiendra à Samarkand, en Ouzbékistan, du 13 au 17 novembre 2023. Le CRIC21 réunira environ 500 délégués de 196 pays et de l'Union européenne, de la société civile et du monde universitaire pour se pencher sur les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs stratégiques de la Convention. C'est la première fois depuis sa création que la CNULCD organise l'une de ses plus importantes réunions en Asie centrale. Cette réunion intervient à un moment crucial, alors que des données récentes publiées par la CNULCD montrent que le monde perd chaque année près de 100 millions d'hectares de terres saines et productives. Si la tendance actuelle se poursuit, il faudra restaurer 1,5 milliard d'hectares de terres d'ici 2030 pour parvenir à la neutralité en matière de dégradation des terres dans le monde. Toutefois, l'arrêt de toute dégradation supplémentaire et l'accélération des engagements existants pourraient à eux seuls permettre de dépasser l'objectif de neutralité. Le secrétaire exécutif de la CNULCD, Ibrahim Thiaw, a déclaré : "Les sécheresses, les incendies de forêt et les vagues de chaleur dont nous avons été témoins dans le monde entier sont les symptômes de crises climatique et naturelle de plus en plus graves et interdépendantes, les terres étant au cœur de ces deux crises. Depuis 2015, quelque 4 millions de kilomètres carrés de terres saines et productives ont été perdus, soit une superficie équivalente à celle de l'Asie centrale. Nous devons de toute urgence mettre un terme à la dégradation des terres et restaurer au moins 1 milliard d'hectares pour atteindre les objectifs mondiaux en matière de terres d'ici 2030." Le CRIC21 se tiendra au centre des congrès Silk Road Samarkand. Les Parties auront l'occasion d'examiner les progrès accomplis et de formuler des recommandations en vue d'atteindre les objectifs mondiaux visant à prévenir et à inverser la dégradation des terres, conformément aux cadres stratégiques et de mise en œuvre 2018-2030 de la CNULCD. Voici quelques points forts du programme du CRIC21 : Session plénière d'ouverture le 13 novembre de 10h00 à 13h00 avec des déclarations introductives du président du CRIC, du secrétaire exécutif de la CNULCD et du représentant du gouvernement de l'Ouzbékistan. Caucus sur le Genre de la CNULCD les 14 et 16 novembre de 13h00 à 15h00 : des experts internationaux se réuniront pour discuter des droits fonciers des femmes, condition préalable au succès des efforts mondiaux de restauration des terres et de résilience à la sécheresse. Un événement politique de haut niveau sur les tempêtes de sable et de poussière, organisé par le gouvernement de l'Ouzbékistan, se tiendra le 15 novembre de 10h00 à 13h00. Ces dernières années, les tempêtes de sable et de poussière ont augmenté en fréquence et en gravité en Ouzbékistan et dans les pays voisins. Pour la première fois, plus de 30 événements parallèles seront organisés lors du CRIC21. Ces événements constituent une occasion informelle pour les Parties et les organisations d'observateurs accrédités d'échanger des informations et des expériences sur diverses questions liées aux objectifs de la Convention. Des points-presse seront organisés tout au long du CRIC21 entre 13h00 et 15h00 (heure locale), notamment : Le 13 novembre : Focus sur l'Asie centrale : tendances mondiales et régionales de la désertification, de la dégradation des sols et de la sécheresse avec le scientifique en chef de la CNULCD, Dr. Barron Orr, et la responsable de programme au sein de l'unité Science, technologie et innovation, Mme Olga Andreeva (à confirmer). Le 14 novembre : Femme. Sa terre. Ses droits : efforts mondiaux et régionaux pour faire progresser les droits fonciers des femmes et leur engagement dans les efforts de restauration des terres et de résilience à la sécheresse avec la CNULCD et des experts régionaux (à confirmer). Le 15 novembre : Tempêtes de sable et de poussière : les dernières données sur ce phénomène croissant avec la CNULCD et des experts régionaux, ainsi que les résultats de l'événement de haut niveau organisé par le gouvernement de l'Ouzbékistan. Le 17 novembre : Conférence de presse de clôture : un aperçu des principaux résultats du CRIC21 avec M. Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la CNULCD, Mme Biljana Kilibarda, présidente du CRIC, et M. Aziz Abdukhakimov, ministre ouzbek de l'écologie, de la protection de l'environnement et du changement climatique. FIN Notes aux rédacteurs Les représentants des médias accrédités sont invités à assister au CRIC21 et aux événements associés et à en rendre compte. Des visites de terrain permettant aux journalistes de voir des projets de restauration des terres et de résilience à la sécheresse auront lieu immédiatement avant et après le CRIC21. Le Bulletin des Négociations de la Terre de l'IIDD fournira des informations quotidiennes sur le CRIC21 : https://enb.iisd.org/unccd-committee-review-implementation-convention-cric21 Le programme des événements parallèles est disponible à l'adresse suivante : https://www.unccd.int/sites/default/files/2023-10/Side%20Events%20CRIC21.pdf Des visuels sur le CRIC21 et le tableau de bord des données de la CNULCD sont disponibles ici : https://trello.com/b/zq0kxtkK/unccd-cric21-samarkand-uzb-2023 L'inscription en ligne pour les médias est disponible au lien suivant : www.unccd.int/cric-21-online-registration. Pour vous inscrire, veuillez fournir les documents suivants : · Une photo d'identité récente ; · Une carte de presse valide ; · Une copie (photo et pages de signature) de votre passeport (pour les journalistes étrangers) ou de votre carte d'identité nationale (pour les demandeurs locaux) ; · Une lettre d'introduction du chef de bureau ou de l'entreprise qui sponsorise votre voyage à la session. Pour les journalistes indépendants, une lettre de l'organe de presse qui vous confie la couverture de la conférence est nécessaire ; · Un formulaire d'accréditation dûment complété. Les journalistes enregistrés en ligne pourront retirer leur accréditation au Silk Road Samarkand Congress Center sur présentation d'une carte de presse valide et d'une pièce d'identité. Pour plus d'information sur les réglementations relatives aux demandes de visa et à l'introduction de matériel de reportage en Ouzbékistan, veuillez consulter le lien suivant : https://e-visa.gov.uz/main_ Pour toute question concernant l'accréditation des médias ou la couverture de l'événement, veuillez contacter : press@unccd.int Un espace de travail réservé à la presse et aux médias sera disponible sur le lieu de la conférence. Des informations supplémentaires et des mises à jour pour les médias sur la Convention et le CRIC 21 seront disponibles sur le site web de la CNULCD : https://www.unccd.int/cric21 À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la vision et la voix mondiale pour la terre. Elle rassemble les gouvernements, les scientifiques, les décideurs, le secteur privé et les communautés autour d'une vision commune et d'une action mondiale visant à restaurer et à gérer les terres du monde pour la durabilité de l'humanité et de la planète. Bien plus qu'un traité international signé par 197 parties, la CNULCD est un engagement multilatéral visant à atténuer les effets actuels de la dégradation des terres et à promouvoir la gestion des terres de demain afin de fournir de la nourriture, de l'eau, un abri et des opportunités économiques à toutes les personnes d'une manière équitable et inclusive.
Bonn/Samarkand, 10 October 2023 – Today the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) entered into a landmark agreement with the government of the Republic of Uzbekistan. The Host Country Agreement marks the culminating chapter in the preparations for the upcoming 21st session of the UNCCD Committee on the Review of the Implementation of the Convention (CRIC21), to be held from 13-17 November 2023 in Samarkand. For the first time since its inception, UNCCD is convening one of its most important meetings in the heart of Central Asia. The highly anticipated CRIC21 will serve as a global platform for cutting-edge insights into land degradation and drought while assessing the progress the countries are making in restoring productive land. Welcoming the UNCCD delegation to the historic crossroads of culture and civilization in the city of Samarkand, Uzbekistan's Minister of Ecology, Aziz Abdukhakimov emphasized the upcoming UN conference's role in bolstering global partnerships and environmental innovation. Among the inspiring examples of the successful project in land restoration he shared is the ongoing tree-planting efforts on 2 million hectares to combat the Aral Sea environmental crisis. UNCCD Executive Secretary Ibrahim Thiaw noted that CRIC21 meets at a time of increasing environmental turbulence: cataclysmic heatwaves in Europe and North America, devastating droughts in the Horn of Africa, torrential monsoons and cyclones across Asia. The significance of land degradation as both a contributor to and a consequence of these phenomena cannot be overstated. Recent UN data paints a sobering picture, demonstrating that 420 million hectares of fertile and productive land between have been degraded between 2015 and 2019 – an area exceeding the combined landscapes of Kazakhstan, Kyrgyzstan, Tajikistan, Turkmenistan and Uzbekistan. CRIC21 – a global symposium of delegates from 196 nations and the European Union, leaders of the civil society, academia, and international organizations – will delve into progress on the Convention's strategic objectives. These range from sustainable land management and drought resilience to ensuring fair land rights for women and tackling the sand and dust storms and wildfires exacerbated by the climate change and environmental degradation. The UNCCD secretariat wishes to express its sincere gratitude to the Republic of Uzbekistan for graciously assuming the role of the host for this pivotal event. Like an intricate carpet weaved by expert hands unfurls to reveal its detailed patterns, CRIC21 will roll out at the Silk Road Samarkand Congress Centre in Uzbekistan this November.
Let us take this opportunity to congratulate China and the League of Arab States on the Memorandum of Understanding on the Establishment of the China-Arab international research center on drought, desertification and land degradation that will be signed at the end of this session and welcome its potential contributions to the Middle East green initiatives.