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UNCCD and Azerbaijan discuss joint action for water security

The UNCCD Executive Secretary Mr. Ibrahim Thiaw joined a video chat with the Minister of Ecology and Natural Resources of Azerbaijan Mr. Muhtar Babayev and UN Resident Coordinator Mr. Ghulam Isaczai to discuss the support provided by the UN agencies to the republic during the prolonged drought and increasing water shortages.   The minister expained that the effects of the climate change in the republic include an average temperature increase of 1.4 C, with the expected reduction of river flow by 23 per cent on average between 2021-2050. Since 70 per cent of water resources in Azerbaijan originate outside the country, integrated water management and cooperation among the republics of South Caucasus is crucial to water security. As Mr. Babayev explained, the country would like to see a stronger engagement of UN agencies in facilitating dialogue and creating cooperation mechanisms for countries that share common river basins. The minister also presented the project to digitize tracking of water usage at the farm level and confirmed that Azerbaijan is interested in accessing good practices in smart agriculture and drought management through the UNCCD knowledge platforms.  Mr. Thiaw highlighted the detrimental effects of drought and water insecurity on social and economic development as one of the main reasons for establishing the Intergovernmental Working Group on Drought (IWG). The group was launched at UNCCD COP14 to develop recommendations for establishing technical, financial and policy mechanisms to address drought. Mr. Thiaw encouraged the Minister and his team to follow the work of IWG and ensure that the water security concerns of the country are addressed. Mr. Thiaw stressed that UNCCD supports technological advancements as the investment in the future water security, with the best techniques and approaches adaptable to the regional and local context. Mr. Ghulam Isaczai confirmed the commitment of the UN country team to support  the Government of Azerbaijan as outlined in the country cooperation framework for the next five years and emphasized the need for immediate action to raise awareness on water saving technologies through policy and by sharing good practices. The meeting participants agreed to continue dialogue between UNCCD, the  UN country team and the ministry on immediate and long-term measures to build a water-secure future for Azerbaijan. 

UNCCD and Azerbaijan discuss joint action for water security
Webinar de l’Association des Lauréats de l’Ecole Nationale Forestière d’Ingénieurs

Discours de M. Ibrahim THIAW  Secrétaire exécutif de la  Convention sur la lutte contre la désertification et  Ancien élève de l’ENFI  Mercredi 8 juillet 2020 Distingués panélistes,  Chers lauréats,  Chers amis,  En me préparant pour ce webinaire en tant qu’ancien lauréat de l’Ecole nationale forestière d’ingénieurs, je me suis rendu compte que l’ENFI en était déjà à sa cinquantième promotion !  Je me demande donc quel nom d’oiseau les jeunes donnent-ils à mes amis de la 14è promotion ? Mon seul réconfort est que Dr Qarro est encore là, avec la constance et la résilience qui sont les siennes. C’est un honneur d’être votre co-panéliste !  Revenant sur l’événement qui nous rassemble aujourd’hui, la Journée de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée le 17 juin de chaque année, appelle à une meilleure compréhension des enjeux de la lutte contre la désertification et la sécheresse.  Donner à la désertification et à la sécheresse un visage humain, un contenu économique et social. Élargir le champ de la visière, sortir le débat de ses ornières techniques traditionnelles.  Cette année, la journée de lutte contre la désertification et la sécheresse est axée autour du thème : «Aliments, Fourrages, Fibres».  Le thème nous interpelle doublement : sur nos modes de production et nos modes de consommation.  La façon dont nous produisons et consommons les végétaux et la viande ainsi que la façon dont nous produisons et utilisons les textiles ne sont-elles en effet pas les principales causes de désertification et de dégradation des terres.  En 2050, dans trente ans, la population mondiale atteindra 10 milliards d’habitants. Pour subvenir aux besoins en nourriture de cette population croissante, nous aurons besoin de doubler la production alimentaire, d’accroître la production énergétique de l’ordre de 45% et celle de l’eau à hauteur de 30%. D’ici là 68% de la population mondiale vivra dans les zones urbaines. C’est autant de terres rurales désormais bétonnées ; autant de terres agricoles converties en quartiers urbains, autant de ressources naturelles consommées, les néo-citadins acquérant de nouveaux modes de vie, et styles de consommation. En d’autres termes, l’expansion urbaine a des conséquences directes sur la dégradation des terres.  Or, à l’heure actuelle, on estime que 75% des terres émergées sont déjà altérées par les actions anthropogéniques. En d’autres termes, 3 hectares de terres sur quatre ne sont plus dans leur état naturel.  Encore pire, 25% des terres autrefois productives sont aujourd’hui dégradées ; 3,2 milliards de personnes sont affectées par la dégradation des terres.  D’ici 2050, 90% des terres exploitées seront couvertes par l’agriculture.  Cette année, la célébration, par la force des choses, se déroule dans un contexte dramatique pour l’humanité, marqué par la pandémie du COVID19. La propagation exponentielle de la pandémie a mis à nu la fragilité de nos sociétés, les inégalités déconcertantes qui nous font légion autour de nous. La pandémie a ainsi accentué les menaces de famine et autres risques de malnutrition. Aujourd’hui, 3 maladies infectieuses émergentes sur 4 sont zoonotiques, c’est-à-dire transmises par des virus passant des animaux aux humains.  La pandémie nous rappelle qu’une mauvaise planification et utilisation des terres et une gestion irrationnelle de la faune et de la flore peuvent conduire à l’émergence et à la propagation de nouvelles maladies infectieuses.  Sur la base de cette analyse, je souhaiterais partager trois messages.   Mon premier message : l’humanité fait face à un impératif : celui de changer, sans tarder, ses modes d’exploitation des terres pour garantir la satisfaction des besoins alimentaires des futures générations dans une planète dont les ressources s’amenuisent.  Nos modèles d’exploitation des ressources naturelles sont aujourd’hui linéaires : extraction, utilisation et rejet de déchets. Au passage, nous laissons des plaies béantes sur la terre. Nos actions quotidiennes ont rendu notre planète malade. Chacun d’entre nous est responsable. Nous avons tendance à pointer le doigt vers l’autre. Or, comme le dit la sagesse africaine, chaque fois que vous pointez un doigt accusateur chez l’autre, votre propre pouce se retourne vers vous, comme pour dire : « toi aussi ». Commençons donc par balayer devant nos propres portes.  Il est estimé par exemple que d’ici 2030, l’industrie de la mode devra utiliser 35% de terres supplémentaires pour répondre aux besoins mondiaux, soit plus 115 millions d’hectares, l’équivalent de la superficie de la Colombie. Ce sont des terres qui, si elles étaient rendues à la nature, pourraient renforcer la biodiversité, accroître notre résilience au changement climatique et apporter une réponse durable aux demandes futures de nourriture, d'eau, d'énergie, d'infrastructures ou encore de croissance urbaine.  Cette approche permettrait de créer et protéger les emplois verts, promouvoir l’innovation et soutenir la résilience collective. Sachez que l’industrie de la mode est à l’origine de 10% des émissions de gaz à effet de serre, un chiffre qui devrait atteindre près de 50% en 2030.  Les experts estiment que la fabrication de nos habits et chaussures émet donc plus que les avions et les bateaux combinés. Savez-vous combien de litres d’eau il a fallu pour produire le t-shirt que vous achetez à quelques dirhams marocains ? Selon les experts, il faut jusqu’à 3700 litres d’eau, de la production du coton, jusqu’à la fabrication. Avez-vous jamais rapporté votre Jellaba ou votre pantalon jeans à la superficie de terre ou à la quantité d’eau, d’énergie (et donc d’empreinte carbone) qu’il a fallu pour les produire ?  Les défis de la désertification, de la dégradation des terres et de la sécheresse nécessitent un changement de paradigme.   Mon deuxième message porte sur notre responsabilité collective de prendre à bras le corps le défi de la dégradation des terres. Pour cela, l’humanité se doit impérativement de changer ses modes de consommation. Notre nourriture, nos vêtements et nos chaussures proviennent en majorité des plantes et des animaux. En d’autres mots, les producteurs d’aliments, de fourrage (et de fibres destinées à la fabrication des vêtements) se disputent les terres arables, alors que la demande ne cesse de croître, en raison de la croissance démographique et de l’expansion de la classe moyenne mondiale. La forte demande alimentaire et la production de fibres utilisées pour l'habillement sont à l’origine des pressions exercées sur la nature et ses ressources limitées.  Le plus grand des paradoxes de ce monde est que plus de 820 millions de personnes dorment avec la faim du ventre alors qu’environ 30% de la nourriture produite dans le monde est tout simplement gaspillée.  En consommant seulement ce dont nous avons besoin, nous pourrions éviter une perte de 1,3 milliard de tonnes de nourriture par an et sauvegarder 1,4 milliard d'hectares de terres agricoles (c’est la moitié de la superficie de l’Afrique, c’est l’équivalent de la superficie de l’Amérique du sud, c’est plus que la superficie de l’Europe). Nous nous devons de repenser notre rapport avec la nature de sorte que nos modes de consommation se fassent dans un souci de perpétuer la capacité de la nature à soutenir la vie sur la planète.  Dans le nouveau contexte post COVID-19, l’approche « business as usual » ne peut plus être de mise. Mon troisième message est donc un appel à l’action. Il est important de mieux reconstruire nos économies par une meilleure prise en compte de la nature dans nos modèles de développement et nos stratégies de croissance. Reconstruire un monde meilleur, c'est améliorer notre qualité de vie et notre futur. J’appelle à un nouveau contrat social pour la nature. Il ne s’agit, ni plus ni moins, que de vivre en harmonie avec la nature. Nous devons considérer ce capital naturel comme un bien précieux. Les ressources de la terre ne sont pas illimitées. Il nous faut donc les gérer. Tous les biens précieux sont gérés, doivent être bien gérés. La notion d’exploitation «minière» des ressources naturelles non-renouvelables est révolue ; elle s’est avérée court-termiste, inefficace et destructrice.   La protection des terres et de l’environnement est fondamentale pour lutter contre les maladies zoonotiques, le changement climatique, garantir la sécurité alimentaire, protéger la biodiversité et réduire les migrations forcées et les conflits.  La terre nourrit et vêtit les humains. Elle nourrit nos animaux. La terre nous fait vivre. Le boulanger ne produit pas le pain, il le fabrique. L’agriculteur ne produit pas les céréales, il les cultive sur des sols fertiles. L’industrie de la mode ne crée pas les habits, elle les confectionne. L’industrie animale ne fabrique pas la viande, elle la conditionne. L’eau ne vient pas de la fontaine, elle provient des écosystèmes.  En détruisant la terre, en dégradant la terre, on s’auto-détruit. La nature n’a pas besoin de nous ; nous avons besoin de la nature. Le thème de la journée a donc été choisi pour mettre en exergue cette réalité. Chers lauréats,  Je sais la force, la conviction et la détermination qui vous animent. L’enthousiasme, la spontanéité et l’altruisme qui vous caractérisent. Vous représentez, à ce titre, de formidables vecteurs de progrès, de transformation, et de transmission.  Nous vous encourageons donc à faire partie de ce mouvement mondial en faveur de la nature et à œuvrer pour l'élaboration d’un nouveau contrat social pour la nature.  Chacun de nous a un rôle à jouer pour reconstruire un monde meilleur post COVID-19. Collectivement nous pouvons faire la différence !  Merci de votre aimable attention. ALENFI, Rabat, Maroc

Webinar de l’Association des Lauréats de l’Ecole Nationale Forestière d’Ingénieurs
2nd phase of peatland restoration project in Belarus is underway

The second phase of the peatland restoration project is now underway in Belarus, supported by UNCCD. It will involve the application of rewetting techniques, improvements in monitoring, forecasting and early warning of peatland fires assessment of the CO2 removal from rehabilitated sites. The project will help reduce the impacts of climate change on the sustainable economic development and to improve the living standards of the population in the Gomel region by developing local capacity for sustainable management of natural resources. A team of Belarusian experts, together with the Global Mechanism of UNCCD, is currently developing a gender-responsive transformative project to rewet 33,000 ha of degraded peat- and mirelands, achieving multiple benefits at scale.  Rewetting and re-naturalization of Belarusian peatlands will provide a number of ecosystem benefits: the level of ground water will rise, reducing drought risks through accumulation of freshwater. By preventing further mineralization of peats, the soil carbon will be locked in the rewetted areas, also removing carbon from the atmosphere. Rewetted peatlands also have a larger potential to sustain biodiversity, including economically natural resources such as cranberry bogs. Another promising path is the development of ecotourism to utilize the recreational potential of the mires. The UNCCD supports the efforts of the Government of Belarus on rehabilitation of peatlands since 2018 through the Greening Drylands Partnership, an initiative funded by the Government of South Korea. Between 2018-2019, about 1000 ha of degraded peatlands have been rewetted in Mogilev region in the south-east of Belarus. Sustainability of the rehabilitation measures is grounded in the strong partnership built between local authorities, forestry department and local community.  Learn more: Peatland restoration project results on UNCCD YouTube Peatland rehabilitation in Belarus in response to drought and sand storms 

2nd phase of peatland restoration project in Belarus is underway