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Un événement conjoint de haut niveau à New York souligne l’urgence d’investir, de créer des partenariats et d’impliquer le secteur privé dans la restauration des terres et la résilience à la sécheresse New York, le 25 septembre 2025 – Les présidences de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) – COP16 (Royaume d’Arabie saoudite) et COP17 (Mongolie) – ont uni leurs forces aujourd’hui pour maintenir l’élan politique et l’engagement financier en faveur de la restauration mondiale des terres et de la résilience à la sécheresse. L’événement conjoint de haut niveau, organisé en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, a réuni des dirigeants, ministres, organisations internationales et partenaires du secteur privé. La dégradation des terres affecte déjà jusqu’à 40 % des terres mondiales, compromettant la sécurité alimentaire et hydrique ainsi que les moyens de subsistance de près de la moitié de l’humanité. Le principal moteur de cette dégradation est l’insoutenabilité des systèmes alimentaires, responsables de la majorité de la déforestation et de la perte de biodiversité à l’échelle mondiale. Les sécheresses – en hausse de près d’un tiers depuis 2000 – frappent plus durement et plus fréquemment partout dans le monde. Peu de phénomènes entraînent autant de pertes humaines, de dommages économiques ou d’impacts transversaux sur les sociétés que la sécheresse, qui cause désormais plus de 307 milliards de dollars US de pertes chaque année. Si les tendances se confirment, trois personnes sur quatre dans le monde seront touchées d’ici 2050, avec un impact particulièrement lourd sur les pays en développement. Pourtant, les contributions du secteur privé ne représentent aujourd’hui que 6 % du financement mondial dans ce domaine. Combler ce déficit est essentiel pour transformer les engagements politiques en résultats concrets sur le terrain. Lors de la COP16 à Riyad en 2024, les pays se sont mobilisés autour d’une nouvelle vision de la résilience, lançant le Partenariat mondial de Riyad pour la résilience face à la sécheresse et mobilisant plus de 12 milliards de dollars US en promesses de financement. La COP17, prévue à Oulan-Bator en 2026, coïncidera avec l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux (AIAP), mettant en lumière des écosystèmes qui assurent la subsistance de centaines de millions de personnes et sont essentiels à la stabilité climatique. Les parcours couvrent plus de la moitié de la surface terrestre, soutiennent directement les moyens de subsistance de 500 millions de personnes et fournissent un sixième des besoins nutritionnels mondiaux. Les présidences de la COP16 et de la COP17 ont souligné l’importance de la continuité, de la solidarité et de l’ambition. S. E. M. Osama Faqeeha, vice-ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture du Royaume d’Arabie saoudite, Présidence de la COP16 de la CNULCD, a déclaré : « À la COP16 de Riyad, les pays se sont rassemblés pour lancer une nouvelle vision de la gestion durable des terres et pour mobiliser des engagements sans précédent contre la désertification. Aujourd’hui, nous nous appuyons sur cet élan, travaillant main dans la main avec la Mongolie, la CNULCD et des partenaires du monde entier pour que ces promesses se traduisent en actions protégeant les populations, les économies et les écosystèmes face aux impacts croissants de la dégradation des terres et de la sécheresse. » Dans le même esprit, S.E. Battsetseg Batmunkh, ministre des Affaires étrangères de Mongolie, a souligné : « Cette rencontre est notre tentative de bâtir un pont – un pont reliant notre ambition commune d’accélérer l’action mondiale contre la désertification, la dégradation des terres, la restauration des terres et la résilience à la sécheresse. En tant qu’hôte de la COP17, et en tant que nation dotée d’un savoir millénaire de vie en harmonie avec la nature, la Mongolie valorise des pratiques qui renforcent la productivité tout en préservant les écosystèmes. » Elle a mis en avant le rôle central de la Mongolie dans l’agriculture régénérative, les systèmes de pâturage durable, les solutions fondées sur la nature et la préservation de la santé des sols.. Pour l’avenir, la ministre Battsetseg a insisté sur l’urgence de repenser les modèles de financement : « Les instruments d’investissement traditionnels ne sont plus suffisants », a-t-elle affirmé. « Nous avons besoin d’outils financiers axés sur les résultats, capables de récompenser des progrès tangibles - qu’il s’agisse de parcours restaurés, d’une meilleure rétention de l’eau ou d’une réduction des pertes liées à la sécheresse. La rencontre de New York a ainsi insisté sur l’importance de mobiliser davantage de financements et de partenariats, afin d’accélérer les solutions pour la résilience à la sécheresse et le soutien aux communautés pastorales. Le secteur privé est un partenaire essentiel dans notre parcours vers la résilience face à la sécheresse, en apportant des investissements, de l’innovation et la capacité de mise à l’échelle. Au nom du Secrétariat de la CNULCD, Andrea Meza, Secrétaire exécutive adjointe, a souligné le rôle central de la restauration des terres et de la résilience : « La restauration des terres et la résilience face à la sécheresse ne sont pas seulement des impératifs environnementaux ; ce sont les piliers de la paix, de la prospérité et du développement durable. Restaurer les parcours, les savanes et les terres agricoles renforce la sécurité alimentaire et hydrique. Cela crée des emplois, soutient les pasteurs et les agriculteurs et apporte espoir et dignité aux communautés en première ligne du changement climatique. Avec le leadership des présidences de la COP16 et de la COP17, du Royaume d’Arabie saoudite et de la Mongolie, et avec l’engagement du secteur privé, nous avons une occasion unique de développer des solutions qui protègent nos terres, notre climat et notre avenir. » Les participants ont également présenté des mécanismes de financement innovants tels que la Drought Resilience Investment Facility (DRIF), ainsi que des modèles de financement mixte, des instruments d’assurance et des projets bancables. Les institutions financières internationales, les banques de développement et le secteur privé ont proposé des solutions concrètes pour la restauration des terres et le renforcement des économies locales. Le DRIF, élaboré en partenariat avec le Luxembourg, vise à mobiliser les investissements du secteur privé en faveur de la résilience face à la sécheresse. Dans son discours, André Hoffmann, coprésident par intérim du Forum économique mondial, a souligné l’urgence d’une collaboration mondiale : « La nature n’est pas une ressource parmi d’autres – elle est le fondement de toute prospérité. Les sécheresses et la dégradation des terres nous rappellent brutalement que nous avons dépassé les limites de ce capital naturel. La voie à suivre est une nouvelle nature des affaires : une économie où gouvernements, entreprises et citoyens unissent leurs forces pour restaurer les terres, protéger l’eau et bâtir une résilience durable. Ce n’est pas seulement un impératif moral, mais aussi une condition préalable à la stabilité économique et sociale. » En clôture de l’événement, les dirigeants ont réaffirmé que faire progresser la restauration des terres et la résilience à la sécheresse est une priorité mondiale – essentielle pour assurer la sécurité alimentaire et hydrique, renforcer les économies locales et protéger le climat pour les générations à venir. Pour toute demande des médias, veuillez contacter : press@unccd.int À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) incarne la vision et la voix mondiales pour la gestion des terres. Elle rassemble gouvernements, scientifiques, décideurs, secteur privé et communautés autour d’une vision commune et d’une action globale pour restaurer et gérer durablement les terres de la planète, au bénéfice de l’humanité et de l’environnement. Bien plus qu’un traité international signé par 197 Parties, la CNULCD constitue un engagement multilatéral visant à atténuer les effets de la dégradation des terres aujourd’hui et promouvoir une gestion durable des terres demain. Son objectif : garantir à tous, l’accès équitable à la nourriture, à l’eau, à un habitat et à des opportunités économiques, dans un esprit d’inclusion et de justice sociale.
Le 17 septembre à Luxembourg, Xavier Bettel, Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et européennes, de la Coopération et de l’Action humanitaire, Gilles Roth, ministre des Finances, et Yasmine Fouad, Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD), ont signé un accord établissant le Fonds d’Investissement pour la Résilience face à la Sécheresse (DRIF). Premier fonds créé dans le cadre du Luxembourg Earth Impact Fund (LEIF), ce nouveau fonds d’investissement marque une étape majeure pour la finance durable. Doté d’un objectif de 400 millions de dollars, le DRIF soutiendra l’agriculture durable, améliorera l’accès à l’eau et encouragera les solutions fondées sur la nature. Le Luxembourg a d’ores et déjà engagé deux millions d’euros en financement initial, réaffirmant ainsi son soutien à la coopération internationale et à l’investissement vert. Une crise mondiale qu’on ne peut ignorer Jusqu’à 40 % des terres mondiales sont déjà dégradées, menaçant l’alimentation, l’eau et les moyens de subsistance de près de la moitié de l’humanité. Cette dégradation est aggravée par la sécheresse, un désastre silencieux mais croissant qui coûte déjà à l’économie mondiale plus de 307 milliards de dollars par an, alimentant la faim, les migrations forcées et les inégalités. Depuis 1994, la CNULD demeure le seul traité international juridiquement contraignant consacré à la gestion durable des terres. Le Luxembourg, qui l’a ratifiée en 1997, réaffirme aujourd’hui son rôle de leader dans la réponse mondiale à la dégradation des terres et à la sécheresse, à travers le lancement du DRIF. S’appuyer sur un élan mondial La COP16 de la CNULD à Riyad a marqué un tournant décisif pour la résilience face à la sécheresse — plus de 12 milliards de dollars ont été mobilisés à travers le Partenariat mondial de Riyad pour la Résilience face à la Sécheresse en soutien aux pays vulnérables. Pourtant, le secteur privé ne représente que 6 % du financement global dans ce domaine. Le DRIF vise à combler ce fossé en proposant des mécanismes structurés d’investissement à impact. Des données éprouvées montrent que chaque dollar investi dans des solutions naturelles contre la sécheresse peut générer jusqu’à 27 dollars de retombées: le DRIF entend ainsi libérer des investissements évolutifs, rentables et durables au bénéfice des communautés vulnérables. « La création de ce fonds n’est pas seulement une innovation financière – c’est une bouée de sauvetage pour les communautés en première ligne face à la sécheresse », a déclaré la Secrétaire exécutive de la CNULD, Yasmine Fouad. « Elle démontre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les gouvernements, le système onusien et le secteur privé s’unissent autour d’une vision commune: un avenir plus résilient pour les populations et la planète. » Le rôle moteur du Luxembourg dans la finance durable Avec son appui au DRIF, le Luxembourg consolide sa position de pionnier de la finance durable et à impact. Par cette initiative, il ouvre un nouveau chapitre de la coopération internationale en matière de résilience face à la sécheresse - un chapitre où le leadership public et l’investissement privé s’allient pour protéger les moyens de subsistance, restaurer les terres et garantir l’accès à l’eau pour les générations futures.
Once known as China’s “Sea of Death” for its shifting dunes and frequent sandstorms, the Kubuqi Desert has changed dramatically over the past three decades. This week, that progress provided the backdrop for the 10th Kubuqi International Desert Forum in Ordos, Inner Mongolia. The gathering, co-organized by the UNCCD and the United Nations Environment Programme (UNEP), alongside China’s National Forestry and Grassland Administration and the Inner Mongolia Autonomous Regional Government, brought together international organizations, government officials, experts, scholars and entrepreneurs to exchange solutions for land restoration under the theme “Combat Desertification Scientifically and Promote Green Development.” A global challenge that cannot wait Across the globe, land degradation is accelerating worldwide. Today, 40 per cent of the world’s land is already degraded, directly affecting nearly half of humanity. Every year, at least 100 million hectares of healthy land are lost-an area the size of Egypt-driven by unsustainable land use and climate change. The economic impact is severe: nearly USD 900 billion is lost annually to desertification, land degradation and drought. Droughts, already more frequent and intense, are now up by one third since 2000, causing more than USD 300 billion in losses each year. By 2050, three out of four people on Earth are expected to be affected. Yet solutions exist. UNCCD data shows that every dollar invested in land restoration can generate up to USD 27 in returns, strengthening food systems, creating jobs and helping communities withstand climate shocks. From “Sea of Death” to productive land Against this backdrop, the Kubuqi Desert shows what is possible when science, policy and community action come together. In recent years, restoration has expanded rapidly across the dunes. Forests and vegetation now cover areas that once produced only sand and dust. More than half a million hectares have been restored, reducing sandstorms, stabilizing soils and preventing huge volumes of sediment from flowing into the Yellow River. Bringing renewable energy into restoration made a real difference. Solar farms established on degraded land not only generate clean power but also create conditions for vegetation to grow. This approach—known as “PV + Desertification Control”—has created new jobs, raised household incomes and demonstrated that tackling land degradation can also drive prosperity. In parts of Inner Mongolia, farmers now earn much of their income from forestry and fruit grown on once-barren land — proof that healthy ecosystems can support sustainable economies. When we restore our land, we restore human dignity In her video message to the Forum, UNCCD Executive Secretary Yasmine Fouad underlined that the lessons of Kubuqi extend far beyond China, showing how land restoration can transform both ecosystems and societies: “The Kubuqi model teaches us a fundamental truth: When we restore our land, we restore human dignity. It means jobs, over one hundred thousand of them. It means new industries that sustain families. It means communities that no longer see the desert as an adversary but as a partner in their future. And this transformation was not the work of one sector alone. It was a collective work — of government, business, and communities standing shoulder to shoulder, working hand in hand.” Shared lessons, shared future The Forum was not only about Inner Mongolia. Delegates from regions severely affected by desertification, from Mongolia to the Sahel, shared their own efforts and highlighted how cooperation is essential. Mongolia’s forestry officials described their national campaign to plant one billion trees, while voices from Africa and Latin America pointed to the value of exchanging technologies and practices — from fire monitoring to sustainable pastoralism. The Forum also featured voices from the UNCCD Land Heroes, which showcases young leaders advancing land restoration and sustainable livelihoods worldwide. Among them was Rokiatou Traoré, a Malian entrepreneur who founded Herou Alliance to empower women and youth through sustainable Moringa production. She highlighted the power of collective action: “China has proven to the world that, with political commitment and community engagement, we can turn a desert into an oasis. Beyond preserving our environment, growing trees can increase GDP and provide income for communities. Science and technology are our best allies to restore degraded land and improve our economies.” Takudzwa Ashley Mlambo of Zimbabwe, Founder and Head of Agroforestry and Innovation at Forestry & Citrus Research (FACIR), where he leads The Greater Green Project, stressed the importance of technology: “The Forum has shown me innovative drone, satellite and IoT solutions for restoring degraded land, alongside models that integrate photovoltaic systems with plants and animals. If scaled to Sub-Saharan Africa, I believe we can achieve our Land Degradation Neutrality goals.” Linking local success to global goals For UNCCD, the experience in Kubuqi offers lessons with global relevance. Governments have pledged to restore one billion hectares of degraded land by 2030, with nearly half of these commitments made under the Convention’s framework. Meeting this goal will require mobilizing at least USD one billion per day over the next five years, but the gains in resilience, food security and livelihoods make it clear this investment is worth it. Local communities, farmers and herders have played a strong role in restoration—from planting vegetation and leading cooperatives to running small businesses. Their efforts demonstrate how recovery of the land can also bring social and economic benefits. As the Forum concludes, its message is clear: land can be restored, and when it is, both people and nature benefit.
The leaders of the three Rio Conventions recently met in Bonn to chart the next stage of their collaboration. Yasmine Fouad, the new UNCCD Executive Secretary, chaired the meeting of the Joint Liaison Group, welcoming her counterparts Simon Stiell of the UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) and Astrid Schomaker of the UN Convention on Biological Diversity (CBD). Together, they discussed priority actions for 2025–2026 and pledged to strengthen cooperation to address the triple planetary crisis of climate change, biodiversity loss and land degradation. One immediate outcome of the meeting is the launch of the Rio Synergies platform, unveiled to showcase how the three conventions are stepping up joint action. The new website highlights the benefits of integrated approaches and provides a window into how countries, communities and institutions can work across climate, biodiversity and land agendas.Some 30 years ago, at the Rio Earth Summit, the world agreed on three landmark treaties to protect the planet: the UNCCD, the CBD and the UNFCCC. Each tackles a different piece of the environmental puzzle—but all share one truth: climate change, biodiversity loss and land degradation are deeply connected, and solving one equals tackling them together.The rationale for closer cooperation is clear: Humanity is on track to reach ten billion people by 2050, just as nature’s life-support systems are reaching breaking point. Almost one million species are at risk of extinction. Three-quarters of the planet’s land has been transformed by human activity. And if greenhouse gas emissions continue unchecked, the world is set to overshoot the 1.5°C warming limit within decades.At the heart of cooperation is a shared conviction: when climate, land and biodiversity goals are pursued together, the results are stronger, more cost-effective and longer lasting. By linking their mandates, the Rio conventions are committed to turning overlapping challenges into shared opportunities—delivering solutions that benefit people, economies and ecosystems alike.The new platform demonstrates how this can work in practice. It showcases key areas for action, such as sustainable land use planning, nature-positive food production, renewable energy transition and gender-responsive action. It also highlights country case studies where integrated projects are already making a difference: Rwanda’s nationwide restoration strategy combining reforestation, agroforestry and land recovery; Central Asia’s efforts to restore vast degraded steppes as carbon sinks; and Panama’s “Nature Pledge,” which unites its climate, biodiversity and land commitments under a single national framework, among others.The Rio synergies approach is centered around three pillars. First is country support: helping governments strengthen policies, develop integrated plans and build negotiation skills through joint capacity-building. Second is coherence and complementarity: aligning work on shared themes like food systems, forests and water, and engaging Indigenous Peoples and youth. Third is outreach and visibility: speaking with one voice at global events, promoting a joint narrative and sharing inspiring examples of synergy in action.As the three Executive Secretaries agreed, climate change, biodiversity loss and land degradation are not separate challenges—they are different symptoms of one planetary crisis. By strengthening synergies, the Rio Conventions aim to help humanity heal its relationship with nature and build a more resilient, sustainable future for all. The Rio journey now leads to 2026 — the triple COP year when all three conventions will hold their governing conferences— a pivotal convergence to align national commitments, showcase joint solutions and generate the political momentum needed to translate promises into action on the ground.Join the Rio journey at https://rioconventions.org
La 23e réunion du Comité chargé de l'examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC23) se tiendra à Panama, du 1er au 5 décembre 2025 L’emblème du CRIC23 met en lumière l’Engagement nature du Panama sur les terres, le climat et la biodiversité Bonn / Panama, 15 septembre 2025 – Les représentants de 196 pays et de l’Union européenne se réuniront au Panama du 1er au 5 décembre 2025 pour examiner leurs efforts de lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, en tant que Parties à l’unique traité mondial juridiquement contraignant sur la question — l’une des trois Conventions de Rio, aux côtés de celles sur la biodiversité et le climat. La 23e réunion du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC23) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) rassemblera environ 500 délégués issus des gouvernements, de la société civile et du monde universitaire pour évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de la Convention. Partie à la CNULCD depuis 1996, le Panama s’est engagé à parvenir à la neutralité en matière de dégradation des terres d’ici 2030. Le pays a identifié 31 zones critiques et met en œuvre des programmes de reboisement et d’adaptation au Corridor sec, soulignant ainsi son rôle d’hôte régional. En 2023, il a connu l’année la plus sèche jamais enregistrée, au cours de laquelle les pénuries d’eau ont perturbé le trafic du canal de Panama et montré comment une sécheresse locale peut avoir des répercussions mondiales. Juan Carlos Navarro, ministre de l’Environnement du Panama, a souligné : « Jamais auparavant un pays n’avait accueilli, au cours d’une même année, les trois grandes conventions environnementales des Nations Unies — sur l’action climatique, la biodiversité, la désertification et la gestion durable des terres. Par cet engagement, le Panama réaffirme sa détermination à préserver la nature et à promouvoir le développement durable, tout en réitérant son appel à gérer de manière intégrée ces trois piliers afin de faire face à la crise planétaire et de construire un avenir résilient pour nos communautés. » La Secrétaire exécutive de la CNULCD, Yasmine Fouad, a déclaré : « Les sécheresses sévères et la perte de terres fertiles mettent déjà sous pression la production alimentaire et énergétique, déplacent des communautés rurales et menacent les moyens de subsistance de millions de personnes. Nulle part cela n’est plus visible qu’en Amérique latine et dans les Caraïbes, une région où la dégradation des terres est particulièrement grave, touchant au moins 20 % de la superficie totale. En accueillant le CRIC23, le Panama se place au centre de la réponse collective — de son Engagement nature national à l’Initiative régionale du Corridor sec — et contribuer à créer l’élan nécessaire pour renforcer la résilience face à la sécheresse et restaurer les terres à l’échelle mondiale » Ce CRIC mettra également un accent particulier sur la dimension de genre. Les femmes figurent parmi les plus durement touchées par la dégradation des terres : elles subissent au quotidien les conséquences des sols appauvris et de la sécheresse, tout en restant à l’avant-garde pour subvenir aux besoins de leur famille et assurer l’alimentation des communautés. Les données récentes de la CNULCD montrent l’urgence d’agir : le monde perd chaque année près de 100 millions d’hectares de terres saines et plus de 70 % des zones terrestres ont connu une augmentation de l’aridité au cours des 30 dernières années, compromettant la capacité de la planète à nourrir une population croissante. Pour atteindre les objectifs mondiaux de restauration des terres et lutter contre la désertification et la sécheresse d’ici 2030, il faudra mobiliser 1 milliard de dollars US par jour — une fraction de ce qui est actuellement consacré à des incitations et investissements pervers. Le CRIC23 se tiendra au Panama Convention Center, à Panama City. Les Parties examineront les progrès accomplis et formuleront des recommandations pour atteindre les cibles mondiales de prévention et de restauration des terres et de renforcement de la résilience à la sécheresse d’ici 2030. Le CRIC23 discutera également du cadre stratégique post-2030 et réunira des acteurs clés, notamment les femmes, les jeunes, les peuples autochtones et les communautés locales. Le logo du CRIC23 s’inspire de la fleur de colombe (Peristeria elata), fleur nationale du Panama. En son centre, l’esquisse d’une colombe blanche en plein vol émerge — un symbole universel de paix et d’unité. Aujourd’hui, cette fleur délicate est de plus en plus menacée par la désertification dans son habitat naturel, ce qui souligne l’urgence de protéger la biodiversité et de restaurer nos sols. L’emblème du CRIC23 met également en valeur l’Engagement nature du Panama, qui unit ses engagements en matière de terres, de climat et de biodiversité dans une vision commune. Le logo rend en outre hommage au patrimoine naturel et culturel du Panama et reflète la volonté du pays de bâtir un avenir résilient, durable et en harmonie avec la nature. Notes aux rédacteurs Les représentants des médias accrédités sont invités à assister au CRIC22 et aux événements associés. Le Bulletin des Négociations de la Terre de l'IIDD fournira des informations quotidiennes sur le CRIC23. Le programme des événements parallèles est disponible ici : https://www.unccd.int/cric23/side-events Les supports visuels sur le CRIC23 et le tableau de bord de données de la CNULCD sont disponibles ici : https://trello.com/b/zq0kxtkK/unccd-cric23-panama-2025 L’inscription en ligne pour les médias sera ouverte à partir du 15 septembre 2025 à l’adresse suivante : https://indico.un.org/e/unccd-cric23 (cliquer sur « Media Registration »). Pour vous inscrire, veuillez fournir les documents suivants: Une photo d'identité récente ; Une carte de presse valide ; Une copie (photo et pages de signature) de votre passeport (pour les journalistes étrangers) ou de votre carte d'identité nationale (pour les demandeurs locaux) ; Une lettre d'introduction du chef de bureau qui sponsorise votre voyage à la session. Pour les journalistes indépendants, une lettre de l'organe de presse qui vous confie la couverture de la conférence est nécessaire ; Après cette date, l’inscription sur place aura lieu au Centre d’accréditation et d’enregistrement du Panama Convention Center (Calle General Juan D. Perón, Amador, Panama City) pendant les heures officielles d’ouverture. Les journalistes inscrits en ligne pourront retirer leur accréditation au Panama Convention Center sur présentation d’une carte de presse valide et d’un document d’identité. Pour plus d’informations sur les conditions de visa et l’introduction de matériel de reportage au Panama, veuillez consulter : https://es.tourismpanama.com/planea-tus-vacaciones/requisitos-de-viaje/ Pour toute question relative à l’accréditation ou à la couverture médiatique de l’événement, veuillez contacter : press@unccd.int Un espace de travail réservé à la presse et aux médias sera disponible sur le lieu de la conférence. Des informations supplémentaires et des mises à jour médiatiques sur la Convention et le CRIC23 seront disponibles sur le site Internet de la CNULCD : https://www.unccd.int/cric23 À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) incarne la vision et la voix mondiales pour la gestion des terres. Elle rassemble gouvernements, scientifiques, décideurs, secteur privé et communautés autour d’une vision commune et d’une action globale pour restaurer et gérer durablement les terres de la planète, au bénéfice de l’humanité et de l’environnement. Bien plus qu’un traité international signé par 197 Parties, la CNULCD constitue un engagement multilatéral visant à atténuer les effets de la dégradation des terres aujourd’hui et promouvoir une gestion durable des terres demain. Son objectif : garantir à tous, l’accès équitable à la nourriture, à l’eau, à un habitat et à des opportunités économiques, dans un esprit d’inclusion et de justice sociale.
In the past decade, the world has made a historic push to prepare for drought before it strikes, unlocking solutions in policy, practice, and finance. Humanity has never been better equipped to face this growing challenge. The next step, experts say, is using all the available knowledge and expertise to build drought resilience for everyone, everywhere. At World Water Week, held in Stockholm from 24 to 28 August, The Nature Conservancy (TNC), the German Agency for International Cooperation (GIZ), and the UN Convention to Combat Desertification (UNCCD), co-convened leading experts to highlight success cases and new initiatives for drought resilience.Here are five takeaways from the session ‘Accelerating Drought Resilience in a Changing Climate:’Systemic measures for a systemic riskFar from only affecting agriculture, drought can have long-lasting impacts on all sectors of society, the economy and ecosystems —-uprooting people from their lands, stunting the development of entire generations, and causing GDPs to plummet by up to 10 per cent. Drought is a systemic risk, but too often, it is addressed with piecemeal measures.“Water crosses so many boundaries as it moves from the tops of mountains through ecosystems towards the ocean: administrative, legal, cultural, ecological boundaries,” said Global Director of Freshwater Outcomes at TNC Nicole Silk. “That is why we need to work across systems, sectors, borders, and scales to build drought resilience”.In that spirit, the nonprofit is supporting the implementation of nature-based solutions across entire watersheds in collaboration with communities, the private sector, and governments. Protecting key ecological functions is a nature-based solution, as are financial innovations.One example is TNC's work in the Tana River in Kenya, which supplies 95% of the water for Nairobi’s 4 million residents, feeds one of the country’s main agricultural areas, and provides half of the country’s hydropower output. In the past 50 years, the substitution of agricultural fields for forests and wetlands had reduced the ability of the land to store runoff water and hold the soil, compromising the water security of millions.Enter the Upper Tana-Nairobi Water Fund. The mechanism, which TNC kickstarted in 2015 as is now an independent Kenyan-registered entity, has public and private donors and major water consumers downstream contribute resources to support water and soil conservation measures upstream, which is improving water quality and supply.No-regret investments Protecting ecosystems, managing land and water resources sustainably, and restoring degraded land are some of the most effective and sustainable ways of building drought resilience. But the benefits of nature-based solutions go way beyond drought.Every dollar invested in nature-based solutions (NbS) can generate up to US$27 in improved ecosystem services and livelihoods —-a no-regret investment, according to a recent report launched at UNCCD COP16 and as evidenced by the Economics of Land Degradation (ELD) Initiative.“More intense and frequent droughts are the new normal,” said Senior Policy Officer at BMZ Mario Lootz-Petersen. “Our goal is to make nature-based solutions a new normal, as well. The evidence and the tools are definitely there.” For the expert, one of the keys is continuing to build robust business cases and models around sustainable land and water management with a view to scaling up the many successful initiatives around the world.Tailored approaches While the pillars of drought resilience are universal, each context requires its own tailored solutions. Hence the importance of adapting drought resilience approaches to different realities.“A key question is how we can localize drought resilience solutions such as climate-smart agriculture, drought insurance, and water-storage innovation,” said Giriraj Amarnath, Principal Researcher on Disaster Risk Management and Climate Resilience at the International Water Management Institute (IWMI).Through the Drought Action Catalyst, experts, decision-makers, and communities can come together to co-design and scale solutions for drought. The IWMI-led platform, launched at UNCCD COP16, also promotes South-South learning; an integrated action across sectors like agriculture, health, and infrastructure, and even an AI-based chatbot to help farmers tackle drought.From policies to practice With support from UNCCD, more than 70 countries have put in place national plans to manage drought risk, up from three only a decade ago. In parallel, the convention is hosting two major initiatives on drought resilience and is collaborating with academic, research and civil society organizations to bridge policy and practice.One of the UNCCD-hosted initiatives is the International Drought Resilience Alliance (IDRA), which is building political momentum and developing tools to help countries anticipate, prepare for, and adapt to drought —for example, the International Drought Resilience Observatory (IDRO). The other is the Riyadh Drought Resilience Partnership (RDRP), which will financially support 74 vulnerable countries in implementing their national drought plans from early 2026, as explained by Policy Officer with the UNCCD Daniel Tsegai. The idea is to invest in people, land, and ecosystems today, so that communities can thrive tomorrow.Additionally, the Convention and the Global Water Partnership (GWP) have launched a series of regional and global Communities of Learning and Practice (CLP) —an agora where practitioners, decision-makers and scientists can learn from each other, ask for advice, and share new developments on drought-related matters.“I cannot overstate how important peer-to-peer learning is when it comes to accelerating drought action on the ground,” said Tsegai, who stressed the importance of sustainable land and water management. “Together, we can go further, faster —and the CLPs provide a safe space to do just that.”Beyond early warningIn Africa, UNCCD teamed up with the Sahara and Sahel Observatory (OSS) —an IDRA partner— and the National Drought Mitigation Center/ University of Nebraska-Lincoln (NDMC/UNL) to create a drought impact tracker for countries in the region. The tool looks to empower farmers to report on drought signs and impacts using their phones, contributing to improve drought management.A project led by the GWP is now integrating the impact tracker into efforts to improve early warning systems in Eastern Africa. For GWP specialist Anjali Lohani, the move shows the importance of integrating existing tools and insights, instead of trying to reinvent the wheel.“So much knowledge already exists, so a priority is to make it available and accessible to those who need it,” said Lohani, who also noted the importance of building the capacity of communities to act on early warning messages. “Knowing that drought is coming is not enough; you need to have preparedness and response capabilities in place.”