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La Colombie accueillera la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse 2025

Bonn/Bogotá, le 14 mai 2025 – La République de Colombie accueillera, le 17 juin prochain, la célébration mondiale de la Journée de la lutte contre la désertification et la sécheresse, témoignant de son engagement à lutter contre la dégradation des terres grâce à des solutions fondées sur la nature. Organisé à Bogotá, l’événement attirera l’attention du monde entier sur la nécessité urgente d’intensifier les efforts de restauration des terres, en tant que levier de durabilité, de paix et de développement inclusif. Cette célébration s’inscrira dans le cadre du Forum mondial des terres, accueilli par le gouvernement colombien. Placée sous le thème « Restaurer les terres. Libérer les opportunités », l’édition 2025 mettra en lumière le rôle essentiel des terres saines dans l’approvisionnement en nourriture, en eau, ainsi que dans la création d’emplois et le renforcement de la sécurité. Le choix de la Colombie pour accueillir cette célébration mondiale reflète sa volonté de restaurer les terres à grande échelle et de faire en sorte que ces efforts aient un impact concret sur les moyens de subsistance et les écosystèmes. Ibrahim Thiaw, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), a déclaré : « La dégradation des terres est bien plus qu’un problème environnemental, elle représente une menace directe pour notre santé, notre sécurité alimentaire et hydrique, ainsi que pour la stabilité des sociétés. Perdre des terres saines, c’est affaiblir la nutrition, accroître le risque de maladies et exposer les communautés aux chocs climatiques et économiques. Je remercie la République de Colombie pour son invitation à accueillir la célébration de cette année, qui mettra en lumière comment la restauration des terres peut protéger la nature, améliorer le bien-être et construire un avenir plus résilient pour tous. » Mettant en lumière l’urgence d’une utilisation durable des terres et le lien vital entre les terres et la paix, Martha Viviana Carvajalino Villegas, ministre de l’Agriculture et du développement rural de Colombie, a déclaré : « La protection des sols et terres agricoles est un impératif urgent face aux crises interconnectées qui menacent notre survie : perte de biodiversité, dégradation des écosystèmes, faim, pauvreté et déplacements. En réponse, nous commémorons la Journée de la lutte contre la désertification et la sécheresse pour réaffirmer que protéger le sol, c’est protéger la vie. Ce combat repose sur trois piliers : la conservation et la restauration des terres, des systèmes agroalimentaires durables, équitables et résilients, et l’amélioration de la qualité de vie dans les zones rurales et urbaines. Sans les terres fertiles, il n’y a pas de nourriture ; sans nourriture, il n’y a pas de paix. »  « Nous mettons en œuvre des politiques globales : redistribution équitable des terres, restitution des droits aux communautés historiquement marginalisées, et garanties pour une gestion durable des ressources. Ainsi, nous transformons les terres en un bouclier contre la faim, un pont vers la réconciliation et un héritage de dignité pour les générations futures. La terre n’est pas qu’une ressource : elle est le fondement même de la paix », a-t-elle précisé.  Face au défi majeur de la dégradation des terres, qui affecte près de 30 % du territoire colombien, soit 34,39 millions d’hectares, la Colombie passe à l’action. D’ici à 2030, elle prévoit de restaurer 100 000 hectares de terres dégradées, de conserver 22 000 hectares de forêts sèches, de développer des systèmes agroforestiers durables et de soutenir les communautés rurales à travers des initiatives ciblées de restauration et de planification dans les régions prioritaires. En accueillant cette journée, le pays offre également une plateforme d’échange à la jeunesse, aux peuples autochtones, aux agriculteurs, aux scientifiques et à la société civile, afin de faire connaître des solutions locales aux enjeux mondiaux. Les efforts de la Colombie s’inscrivent dans une dynamique mondiale : restaurer les terres est essentiel pour relever les défis urgents de notre époque, du changement climatique et de la perte de biodiversité à l’insécurité alimentaire et aux migrations forcées. Malgré une mobilisation croissante, notamment lors de la COP16 de la CNULCD, la véritable valeur des terres saines reste largement sous-estimée. La dégradation des terres, la sécheresse et la désertification coûtent à l’économie mondiale environ 878 milliards de dollars américains chaque année. À l’inverse, restaurer plus d’un milliard d’hectares pourrait générer jusqu’à 1 800 milliards de dollars américains par an, avec un retour estimé entre 7 et 30 dollars pour chaque dollar investi. « Le raisonnement économique en faveur de la restauration est limpide, » a déclaré Ibrahim Thiaw. « Chaque dollar investi peut générer jusqu’à trente dollars de bénéfices. Mais au-delà des chiffres, restaurer les terres, c’est protéger la dignité des communautés, garantir un accès durable à la nourriture et à l’eau, et bâtir un monde plus stable et plus équitable. Le leadership de la Colombie montre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque la restauration devient une priorité nationale. » À propos de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse Proclamée officiellement par l’Assemblée générale des Nations unies en 1994 (A/RES/49/115), la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée chaque année le 17 juin, est une occasion unique de mettre en valeur les solutions concrètes pour combattre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. En 2025, la Colombie accueillera à Bogotá les dirigeants mondiaux, les experts, la jeunesse et les représentants de toute la société pour la célébration officielle. Des pays du monde entier organiseront également des activités éducatives, culturelles et sportives pour marquer cette journée. Pour plus d’informations, veuillez contacter : Service de presse de la CNULCD : press@unccd.int https://www.unccd.int/events/desertification-drought-day À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la voix et la vision mondiale pour les terres. Elle réunit gouvernements, scientifiques, décideurs politiques, secteur privé et communautés autour d’une action mondiale partagée pour restaurer et gérer durablement les terres de la planète au bénéfice de l’humanité et de la nature. Bien plus qu’un traité international signé par 197 parties, la CNULCD est un engagement multilatéral pour atténuer les impacts actuels de la dégradation des terres et promouvoir une gestion responsable afin de garantir à tous l’accès à la nourriture, à l’eau, à un abri et à des opportunités économiques, dans un esprit d’équité et d’inclusion. Le Forum mondial des terres est organisé par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural de la Colombie, le CINEP (Centre de recherche et d’éducation populaire / Programme Paix), l’Union européenne et la Coalition internationale pour la terre.

La Colombie accueillera la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse 2025
Deadline extended: Nomination of regional representatives to the IWG on the future strategic framework of the convention

Update to the nomination process for regional representatives to the IWG FSFDuring the recent meeting of the COP Bureau held on 26 June 2025 in Bonn, Germany, Bureau members decided to grant a 7-day extension for Regional Chairs to submit their nominations of regional representatives to the Intergovernmental Working Group on the Future Strategic Framework (IWG FSF).This decision follows interventions by three Bureau members who requested such an extension.As per the approved Terms of Reference for the IWG FSF, each Regional Chair is to nominate three regional representatives from their respective region. This will result in a total of 15 regional representatives, out of the 20 members that constitute the IWG FSF.In place of the original deadline of 27 June 2025, Regional Chairs are kindly requested to submit their nominations no later than 4 July 2025 following the COP Bureau decision, if they have not done so yet. This notification serves as an update to the previous message published 13 May 2025.Thank you for your continued cooperation. The sixteenth session of the UNCCD Conference of the Parties (COP 16) decided in decision 4/COP.16 to establish through the Bureau of the COP an Intergovernmental Working Group on the Future Strategic Framework of the Convention (IWG FSF), within the scope and mandate of the Convention. In line with this decision, the Bureau of the COP endorsed during its meeting held 28 April 2025, the Terms of Reference of this group and entrusted the secretariat in consultation with the CRIC and CST Bureaux to ensure that the nomination process be completed by the end of June 2025. This notification is to inform all Parties to the UNCCD of the nomination process related to the IWG FSF, as presented below, and the need for the nomination of three members within each regional group. Interested Parties may communicate their desire to participate in the IWG FSF to the chair of their regional group, copy to the respective UNCCD liaison officer (contact information is contained in the attachment) by Monday 16 June 2025. In line with the TOR attached to this notification, the respective chairs are then called upon to select the final three IWG members from their regional group on the basis of the criteria listed in the TOR i.e. adhering to the request to ensure gender balance and have the policy, scientific and technical aspects of the Convention reflected as part of the expertise provided to the IWG from each region. Their submission should be sent to the secretariat no later than 27 June 2025. Upon receiving the names and contact details of the selected representatives from each regional group chair, the secretariat will contact the IWG members and post their names on the IWG FSF webpage. IWG members will then also be briefed on the next steps and timeline of the work of the IWG FSF. Please note that the IWG FSF will work in English only (documents and meetings). In line with the TOR of the IWG FSF as attached to this notification, IWG FSF will be composed as follows: Three representatives from each regional group (Three representatives from each the Africa, Asia and the Pacific, Latin America and the Caribbean, Central and Eastern Europe, Western European and Other Countries group)One representative from civil society organizationsOne representative from international organizationsThree independent expertsPlease also note that this notification only deals with the nomination process of the regional representatives while the members from the civil society organizations, international organizations and the independent experts will be selected inter alia through an open call that will be published on the UNCCD website. Unless otherwise agreed by the IWG FSF, and depending on the availability of resources, the group will have three in-person meetings: one at the beginning of its work, another one immediately after the intersessional CRIC session, and one at the end for finalizing its report. The first meeting is tentatively planned to take place during the third quarter of 2025. Since the TOR specifies that membership of the IWG is done on the basis of UN regional groups, a list of membership of individual countries that belong to each group can be obtained through the website of the United Nations for ease of reference. Please also find attached the TOR as approved by the COP Bureau on 28 April 2025. In order to facilitate the nomination process, the regional chairs of the corresponding Convention’s implementation annexes, as listed below, will be requested to forward the final list of nominated members to the secretariat. Where we do not have an annex that corresponds with the composition of the UN regional group, the respective COP Bureau members/representatives, as listed below, will be approached, for providing the same service. 

Deadline extended: Nomination of regional representatives to the IWG on the future strategic framework of the convention
Nomination process launches for Intergovernmental Working Group on future UNCCD strategy 

Following a key decision at COP16 in Riyadh in December 2024, the process to shape the future direction of the UN Convention to Combat Desertification (UNCCD) is now officially underway. The COP Bureau has approved the Terms of Reference for the Intergovernmental Working Group on the Future Strategic Framework (IWG-FSF), paving the way for nominations. The IWG-FSF will lead the development of a post-2030 strategy for the Convention. Its mandate includes identifying key elements, including possible goals and targets, for the future strategic framework, and conducting a thorough analysis of the current indicators used in national reporting.  Building on the milestones of the 2018–2030 Strategic Framework, the IWG-FSF will also consider lessons from its midterm evaluation, insights from the IWG on Drought and broader UN indicators, such as the Sustainable Development Goals. Each regional annex will nominate three representatives. In addition, the group will include five technical experts: one each from civil society and international organizations and three independent experts. The deadline to nominate civil society representatives is 26 May 2025The deadline to nominate independent science experts is 13 June 2025The deadline to nominate regional representatives is 4 July 2025 Final appointments will be made within two months of the Terms of Reference approval. The approved Terms of Reference will be shared with Parties through the UNCCD national focal points and science and technology correspondents. The IWG-FSF is expected to deliver an interim progress report at the 23rd session of the Committee for the Review of the Implementation of the Convention (CRIC 23) in December 2025.  

Nomination process launches for Intergovernmental Working Group on future UNCCD strategy 
Reweaving fashion: How women are leading change for a sustainable industry

Each year, the fashion industry produces over 60 million tonnes of clothing, making it a major contributor to global pollution and climate change—and deeply intertwined with the land it relies on. From fibre production to garment disposal, its impact on land, water and biodiversity is undeniable. Yet few realize that the very fibres in our clothing have profound effects on the land they come from. Over 40 per cent of textiles come from cotton and cellulosic fibres—crops that require intensive land and chemical use.Without intervention, the fashion industry is projected to use 35 per cent more land by 2030—an area equivalent to 115 million hectares—roughly the size of Ethiopia—highlighting the urgent need for sustainable land management practices.Beyond the connection between fashion and land, issues of land tenure and gender are crucial to driving meaningful change. Of the approximately 300 million people employed in fashion, women make up over 65 per cent of the industry’s workforce, particularly in the production stages. In rural areas, they play a vital role in growing, harvesting and processing the natural fibres that fuel the sector. Yet despite their contributions, only one in five landowners is a woman. Without secure land rights, women are often excluded from key decisions on how land is used and managed. Research shows, however, that when women do own the land they work on, they are more likely to invest in sustainable practices—helping to combat land degradation and adapt to climate challenges."Women comprise nearly half of the world’s agricultural workforce, producing 60–80 per cent of the food grown in developing countries, so are poised to lead on sustainable land management practices while keeping their families and communities fed. Despite their vital role, it is alarming to note that fewer than one in five landowners is female. Without land rights, women are not fully engaged in decisions on land use and management. However, studies show that when women own the land they work on, this encourages their dedication to land stewardship to fight land degradation and cope with climate shocks.” — UNCCD Her Land publicationIndigenous peoples, local communities and smallholder farmers are also disproportionately affected by land-use changes driven by fashion supply chains. These communities often lose access to ancestral lands and livelihoods to make way for cash crops and grazing pastures. As climate impacts and social inequalities deepen, a new narrative is emerging—one where gender equality, sustainable land management and circular production patterns intersect.Women-led initiatives are already at the forefront of this shift—advocating for responsible fibre production, promoting sustainable alternatives, improving labour conditions and empowering women, especially in rural and marginalized communities.One such initiative is Tujikuze—a women-led Kenyan enterprise focused on sustainable, circular fashion. By using locally sourced, biodegradable materials and empowering young women through training and employment, Tujikuze exemplifies how fashion can serve both people and the planet. Their model promotes community resilience, environmental stewardship and economic opportunity—showing that ethical fashion is not only possible but already in motion.Tujikuze was among the inspiring examples shared at the recent event “Women leading change: Shaping a sustainable future in fashion,”  held on the margins of the Regional Forum for Sustainable Development. Organized by the UN Alliance for Sustainable Fashion, UNECE, ITC Ethical Fashion Initiative, ILO, UNIDO, UNCCD and the UN Office for Partnerships, the event brought together global advocates and entrepreneurs to spotlight the transformative role of women in shaping a more equitable and sustainable fashion sector—and to highlight the industry’s deep connection to the land and natural resources.One central message was underscored: land degradation, gender injustice and unsustainable fashion are interconnected. A people-centered, land-conscious and gender-equal approach is essential to reversing the industry’s harm. Fashion can no longer be separated from the land that sustains it.To heal our relationship with nature, we must redesign our wardrobes from the ground up.

Reweaving fashion: How women are leading change for a sustainable industry
Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse 2025 : Restaurer les terres. Saisir les opportunités

Bonn, 7 avril 2025 – Accélérer les progrès pour restaurer 1,5 milliard d’hectares de terres dégradées dans le monde et redynamiser une économie de la restauration des terres évaluée à plusieurs billions de dollars seront au cœur de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse le 17 juin. Le thème de cette édition 2025, “Restaurer les terres. Saisir les opportunités”, met en avant les nombreux bénéfices tirés de la restauration des terres. Ibrahim Thiaw, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), a déclaré : “La dégradation des terres et la sécheresse perturbent considérablement notre économie, notre stabilité, notre production alimentaire, nos ressources en eau et notre qualité de vie. Elles aggravent les effets du changement climatique, la perte de biodiversité, la pauvreté, les migrations forcées et les conflits liés à l’accès aux terres fertiles et à l’eau. Restaurer les terres est une opportunité pour renverser ces tendances alarmantes. Une terre restaurée est une terre d’opportunités infinies. Il est temps de les saisir, maintenant. ” Des terres saines sont essentielles à des économies prospères, plus de la moitié du PIB mondial dépendant directement de la nature. Pourtant, nous épuisons ce capital naturel à un rythme alarmant : chaque année, environ 1 million de km² de terres fertiles et productives, soit l’équivalent de la superficie de l’Égypte, se dégradent. Alors que la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030 est à mi-parcours, nous devons accélérer les efforts pour inverser la tendance à la dégradation des terres et passer à une restauration à grande échelle. Si les tendances actuelles se poursuivent, nous devrons restaurer 1,5 milliard d’hectares de terres d’ici 2030 pour parvenir à un monde neutre en matière de dégradation des terres. À ce jour, un milliard d’hectares de terres dégradées ont été promis à la restauration par le biais d’engagements volontaires, tels que l’Initiative mondiale pour la restauration des terres du G20, hébergée par la CNULCD. Redonner vie aux terres apporte de nombreux bénéfices aux populations et à la nature. Chaque dollar investi dans la restauration des terres dégradées génère entre 7 et 30 dollars de retombées économiques. Pourtant, malgré une rentabilité avérée, la restauration des terres ne se fait ni à l’échelle ni à la vitesse requises pour répondre à l’urgence actuelle. D’après la dernière évaluation des besoins financiers réalisée par le Mécanisme mondial de la CNULCD, le monde a besoin d’un milliard de dollars par jour entre 2025 et 2030 pour lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Actuellement, les investissements en faveur de la restauration des terres et de la résilience face à la sécheresse s’élèvent à 66 milliards de dollars par an, avec une contribution du secteur privé limitée à seulement 6 %. “Nous devons relever notre ambition et accroître les investissements, tant au niveau des gouvernements que des entreprises. Les bénéfices de la restauration dépassent largement les coûts, mais des investissements initiaux de plusieurs milliards sont nécessaires. Nous devons débloquer de nouvelles sources de financement, créer des emplois décents liés aux terres et accélérer l’innovation, tout en tirant parti des savoirs traditionnels”, a conclu Ibrahim Thiaw, Secrétaire exécutif de la CNULCD. À propos de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse Officiellement proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1994 (A/RES/49/115), la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée chaque année le 17 juin, est une occasion unique de mettre en avant des solutions concrètes pour lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Chaque année, un pays est désigné pour accueillir les célébrations mondiales. Le thème de l’édition 2025, est “Restaurer les terres. Saisir les opportunités”, mettant en lumière les nombreux avantages liés à la restauration des terres. Des pays et des communautés du monde entier organisent diverses activités pour marquer cette journée. Les célébrations mondiales précédentes de la Journée de la lutte contre la désertification et la sécheresse ont eu lieu en Allemagne (2024), aux États-Unis (2023), en Espagne (2022), au Costa Rica (2021), en République de Corée (2020), en Türkiye (2019), en Équateur (2018), au Burkina Faso (2017) et en Chine (2016). Pour plus d’informations, veuillez contacter : Bureau de presse de la CNULCD : press@unccd.int ; https://www.unccd.int/events/desertification-drought-day À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la voix et la vision mondiale pour la gestion des terres. Elle rassemble gouvernements, scientifiques, décideurs, secteur privé et communautés autour d’une vision commune et d’une action globale pour restaurer et gérer durablement les terres de la planète, au bénéfice de l’humanité et de l’environnement. Bien plus qu’un traité international signé par 197 parties, la CNULCD représente un engagement multilatéral pour atténuer les effets de la dégradation des terres aujourd’hui et promouvoir une gestion durable des terres demain. Son objectif : garantir à tous, l’accès équitable à la nourriture, à l’eau, à un habitat et à des opportunités économiques, dans un esprit d’inclusion et de justice sociale. 

Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse 2025 : Restaurer les terres. Saisir les opportunités
Quand la terre se dessèche, les avenirs s’effacent 

Tribune d’Asmaa Niang, Championne Sport4Land de la CNULCD pour la lutte contre la désertification Dans les communautés rurales du Maroc, les femmes sont en première ligne d’une crise grandissante. J’ai rencontré de nombreuses femmes qui affrontent chaque jour avec une détermination silencieuse, jonglant entre les responsabilités de prendre soin de leur famille et la lutte contre les dures réalités de la dégradation des terres. À mesure que la désertification progresse, leur quotidien devient plus difficile : les champs produisent moins, l’eau se fait plus rare, et le travail est de plus en plus éloigné. Ces femmes portent un lourd fardeau, mais restent souvent invisibles dans les politiques et décisions qui déterminent leur avenir. Sans terres fertiles, sans accès aux ressources et sans reconnaissance, elles se retrouvent seules à lutter sur un sol épuisé. Le coût de la désertification Partout dans le monde, la désertification érode silencieusement les moyens de subsistance ruraux – et le Maroc n’échappe pas à cette réalité. Dans ce pays, la dégradation des terres menace la sécurité alimentaire et les revenus de 1,5 million de ménages. Cette crise environnementale ne transforme pas seulement les paysages ; elle déstabilise les vies, creuse les inégalités, et pousse les plus vulnérables vers la pauvreté et le déplacement. On estime que le coût économique de la dégradation des terres dans la seule région arabe atteint 9 milliards de dollars par an. Aussi, cette crise ne touche pas uniquement la terre – elle frappe les personnes, les familles, et en particulier les femmes et les filles. Dans de nombreuses zones rurales, ce sont principalement les femmes qui cultivent la terre, nourrissent leur famille et maintiennent la vie communautaire. Mais bien qu’elles portent cette charge, elles se voient souvent refuser le droit fondamental de posséder la terre sur laquelle elles comptent. Dans la région arabe, 23 % des femmes travaillent dans l’agriculture, mais des millions n’ont toujours aucun droit légal sur les terres qu’elles exploitent. Au Maroc, seules 4,4 % des propriétaires fonciers sont des femmes. À mesure que la terre se dessèche, leurs options s’amenuisent – les exposant davantage à la faim, à la pauvreté, au déplacement et à la violence. Désertification : une histoire de résilience L’adversité – qu’elle vienne de la sécheresse ou de la discrimination – exige de la force. Pour moi, cette force est venue par le sport. Le judo m’a appris la discipline, la stratégie et la résilience – des compétences qui vont bien au-delà du tatami. Comme dans le sport, la vie exige de savoir se relever après chaque chute. Le sport peut être une force puissante d’émancipation, permettant aux femmes et aux filles de gagner en confiance, en autonomie et en espoir. C’est pourquoi je collabore avec la Fondation Yzza Slaoui, une ONG locale active à Tendrara – une ville désertique du Maroc confrontée à de graves défis sociaux et environnementaux. Ensemble, nous créons des opportunités grâce au sport, car dans la lutte contre la désertification, l’un des plus grands combats est mental. Le sport aide à forger l’état d’esprit nécessaire pour persévérer. Investir dans les femmes rurales Soutenir les femmes rurales commence par la reconnaissance de leur droit à la terre. Être propriétaire ne se limite pas à un titre légal – c’est une base de stabilité économique, d’autodétermination et de dignité. La campagne « Her Land » de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est une initiative essentielle qui sensibilise aux droits fonciers des femmes et appelle à des politiques publiques inclusives. Il y a de l’espoir. Au Maroc, les femmes rurales luttent depuis plus de dix ans pour faire valoir leurs droits. Des réformes juridiques permettent désormais un accès égal aux terres collectives, et même les structures de pouvoir traditionnelles commencent à évoluer. Des familles qui s’opposaient autrefois à ces droits les soutiennent désormais. Ce progrès ouvre des portes vers la propriété, les opportunités et l’émancipation. Lorsque les femmes prospèrent, leurs familles et l’ensemble de la communauté s’élèvent avec elles. À propos d’Asmaa Niang La judokate sénégalo-marocaine Asmaa Niang est Championne Sport4Land de la CNULCD pour la lutte contre la désertification. Ayant lancé sa carrière sportive professionnelle à la fin de sa vingtaine, elle a été six fois championne d’Afrique et a représenté le Maroc aux Jeux olympiques de Rio 2016 et Tokyo 2021. Au-delà de ses performances sportives, Asmaa est une fervente défenseuse des droits des femmes rurales à travers la Fondation Yzza Slaoui. Elle est également fondatrice de Kintsugi-Vibes, une organisation dédiée au soutien en santé mentale des athlètes vulnérables et des communautés touchées par la désertification au Maroc. À propos de Sport4Land Sport4Land est une campagne mondiale lancée par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Elle a pour objectif d’engager le monde du sport dans la lutte contre la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse. Avec le changement climatique qui intensifie les sécheresses, les vagues de chaleur et la dégradation des sols, les répercussions ne se font pas seulement sentir sur les terrains de sport, mais aussi dans nos assiettes, nos moyens de subsistance et notre environnement commun. 

Quand la terre se dessèche, les avenirs s’effacentÂ