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Un portefeuille de 1,3 milliard de dollars consacré au financement de la restauration des terres et de la résilience à la sécheresse dans 23 pays, avec en son cœur un portefeuille de 1,2 milliard de dollars dédié aux parcours pastoraux et couvrant 45 projets Progrès vers la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT), le Brésil ayant présenté un nouvel objectif volontaire de NDT à l’horizon 2030, décliné en 17 sous-objectifs, tandis que l’Asie centrale a déjà atteint la moitié de ses objectifs de NDT.Le Partenariat mondial de Riyad pour la résilience à la sécheresse, lancé par l’Arabie saoudite à la COP16, s’est rapproché de sa mise en œuvre opérationnelle à Oulan-Bator, avec des avancées sur un projet de fonds commun destiné à soutenir environ 70 pays vulnérables La CNULCD et le Luxembourg ont lancé la Facilité d’investissement pour la résilience à la sécheresse (DRIF), qui vise à mobiliser jusqu’à 400 millions de dollars de capitaux publics et privés en faveur de la résilience à la sécheresse OULAN-BATOR, MONGOLIE, 28 août 2026 — Après deux semaines de négociations consacrées aux moyens de lutter contre la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse, la dix-septième session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD) s’est achevée aujourd’hui à Oulan-Bator, en Mongolie. À travers les négociations et le programme d’action, Oulan-Bator a réuni plusieurs éléments essentiels au passage à la mise en œuvre : orientations politiques, données scientifiques, financements, projets prêts à l’investissement, partenariats et participation accrue des populations qui gèrent les terres de la planète. La réunion biennale des 197 Parties à la CNULCD a placé les parcours pastoraux — qui couvrent 54 % des terres émergées de la planète, font vivre environ deux milliards de personnes et sont gérés par quelque 500 millions de éleveurs pastoraux — au cœur de l’agenda mondial sur les terres. Lancée à Oulan-Bator pendant l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, l’Initiative phare sur les parcours rassemble 1,2 milliard de dollars à travers 45 projets, soit la plus importante mobilisation jamais consacrée aux parcours dans l’histoire de la Convention. Parallèlement aux négociations, la COP17 a donné lieu à une série d’initiatives et d’engagements financiers visant à accélérer la restauration des terres et le renforcement de la résilience à la sécheresse. Des gouvernements, banques de développement, fonds et entreprises ont annoncé un portefeuille de financements de 1,3 milliard de dollars dans 23 pays sur cinq continents, à différents stades de développement. Sur ce montant, 644,5 millions de dollars correspondent à de nouveaux financements identifiés, dont 216,4 millions sont déjà confirmés et en voie de mise en œuvre. La Secrétaire exécutive de la CNULCD, Yasmine Fouad, a déclaré : « Nous sommes arrivés à Oulan-Bator en affirmant que la COP17 devait être la COP de la mise en œuvre. Nous repartons avec une architecture plus solide pour y parvenir : des décisions politiques, une science renforcée, des mécanismes de financement innovants, des portefeuilles d’investissement et des partenariats capables de porter les solutions à plus grande échelle. Mais Oulan-Bator ne sera pas jugée à l’aune des annonces faites dans l’enceinte de cette conférence. Son héritage se mesurera à ce qui suivra : les pays seront-ils mieux préparés à la sécheresse ? Les terres dégradées et les parcours seront-ils restaurés ? Les financements parviendront-ils jusqu’à des projets viables ? Et les populations qui gèrent les terres verront-elles une réelle amélioration de leurs conditions de vie ? » S.E. Battsetseg Batmunkh, ministre des Affaires étrangères de Mongolie et Présidente de la COP17 de la CNULCD, a déclaré : « En tant que pays hôte et Présidente de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, la Mongolie s’est attachée à garantir un climat de discussion ouvert, transparent, inclusif et fondé sur le consensus, tout en œuvrant à rapprocher les positions des Parties afin d’obtenir des résultats concrets. Dans le cadre de l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, la Mongolie a montré au monde que les parcours constituent un écosystème d’importance stratégique, au croisement de l’alimentation, de l’environnement, de l’économie, de la biodiversité et des moyens de subsistance des éleveurs. Dans l’exercice de la présidence de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, la Mongolie s’est guidée sur le principe suivant : “passer des promesses à la mise en œuvre et des discussions à l’action concrète”. S.E. Sandag-Ochir Tsend, ministre de l’Environnement et du Changement climatique de Mongolie et président du Comité national d’organisation de la COP17 de la CNULCD, a déclaré : « La Mongolie a accueilli avec succès la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD), réunissant des pays du monde entier afin de faire progresser des solutions concrètes face à la désertification, à la dégradation des terres et à la sécheresse. Pour la Mongolie, l’un des résultats les plus importants de la conférence a été d’obtenir le soutien des Parties, des organisations internationales, du secteur privé et de la société civile au “Plan pour les steppes”, l’un des principaux héritages politiques de la COP17. Dans le cadre de ce Plan, le gouvernement mongol a officiellement lancé trois initiatives internationales : l’Initiative phare sur les parcours, l’Initiative sur le nexus eau-terres et l’Initiative sur les solutions fondées sur la nature pour des infrastructures durables. Ces initiatives ouvrent de nouvelles possibilités pour développer des projets, renforcer la coopération internationale et mobiliser des investissements dans ces domaines prioritaires. Si la COP17 s’achève aujourd’hui, notre travail, lui, se poursuit. Notre prochaine priorité sera de traduire en actions concrètes les décisions adoptées, les partenariats noués et les engagements d’investissement pris lors de la conférence, et de veiller à ce que les initiatives lancées depuis les steppes mongoles produisent des résultats mesurables. » Des engagements à la mise en œuvre La conférence s’est tenue dans un contexte mondial préoccupant. Jusqu’à 40 % des terres de la planète sont dégradées, alors que les pays se sont engagés à restaurer plus d’un milliard d’hectares d’ici à 2030. Plus de 70 pays disposent aujourd’hui de plans nationaux de lutte contre la sécheresse, contre seulement trois en 2013, mais les financements et la mise en œuvre restent en deçà de l’ampleur et de l’urgence du défi. Dans ce contexte, les Parties ont appelé à mobiliser davantage de ressources financières, à renforcer les capacités et à développer la coopération technique afin de promouvoir une gestion proactive de la sécheresse, en particulier dans les pays africains, sans négliger les autres pays en développement touchés. Un important corpus de nouvelles données présenté à Oulan-Bator a mis en évidence à la fois le coût de l’inaction et les bénéfices d’un investissement dans des terres en bonne santé. De nouveaux rapports ont analysé l’économie de la restauration des parcours dans le monde, les conséquences humaines et économiques croissantes de la sécheresse, les défis particuliers auxquels sont confrontés les petits États insulaires en développement et l’Asie centrale, ainsi que les bénéfices d’investir dans la santé des sols. Les conclusions montrent que 18,8 millions d’hectares de terres sont dégradés dans les petits États insulaires en développement, tandis qu’en Asie centrale, plus de 80 millions d’hectares — soit plus d’un quart de la région — sont déjà dégradés, affectant 24 millions de personnes. Dans le même temps, les cinq pays d’Asie centrale ont adopté des objectifs volontaires de neutralité en matière de dégradation des terres, dont la moitié ont déjà été atteints. Pris ensemble, ces rapports montrent comment la dégradation des terres et la sécheresse affectent la sécurité alimentaire et hydrique, les moyens de subsistance et les économies dans des régions très diverses, tout en démontrant l’intérêt économique de la prévention, de la gestion durable des terres et de la restauration. Parallèlement à ces nouvelles données, le Brésil a présenté un engagement national majeur à travers son objectif volontaire de neutralité en matière de dégradation des terres (NDT) à l’horizon 2030, composé de 17 sous-objectifs liés aux politiques, plans et programmes nationaux. L’objectif prévoit la récupération ou la restauration de plus de 163 000 km², notamment par la régénération de la végétation indigène et des systèmes agroforestiers, tandis que 3,51 millions de km² supplémentaires sont couverts par des mesures visant à prévenir la dégradation grâce à la conservation et à la gestion durable des terres. Ensemble, les 17 sous-objectifs couvrent environ 3,67 millions de km². Cet engagement soutient les efforts du Brésil pour atteindre l’Objectif de développement durable 15.3, en évitant, réduisant et inversant la dégradation des terres, tout en renforçant la sécurité alimentaire et hydrique, la biodiversité et la résilience climatique. Une nouvelle architecture mondiale pour la résilience à la sécheresse À l’issue de négociations soutenues, les Parties ont décidé de poursuivre les discussions à la COP18, en s’appuyant sur les progrès accomplis lors des COP16 et COP17, en vue d’adopter une décision sur la gestion proactive de la sécheresse à tous les niveaux. Les Parties ont également décidé que la sécheresse resterait un point distinct de l’ordre du jour à la COP18 et à chacune des sessions ordinaires suivantes. Le Partenariat mondial de Riyad pour la résilience à la sécheresse, établi à la COP16, a progressé vers sa mise en œuvre à Oulan-Bator. Sa première Assemblée des partenaires a fait avancer les travaux sur un projet de fonds commun destiné à aider environ 70 pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure, grâce au renforcement des capacités, à des programmes prêts à l’investissement et au financement de la résilience à la sécheresse. La COP17 a également vu le lancement de la Facilité d’investissement pour la résilience à la sécheresse (DRIF), première plateforme mondiale de financement catalytique entièrement consacrée à la résilience à la sécheresse. Créée conjointement par la CNULCD et le Luxembourg, avec le soutien de l’Alliance internationale pour la résilience à la sécheresse, la Facilité vise à mobiliser jusqu’à 400 millions de dollars de capitaux publics et privés pour des investissements dans la sécurité hydrique, l’agriculture durable, les solutions fondées sur la nature et la restauration des terres. Son premier partenariat stratégique avec le Fonds pour l’environnement mondial étudiera les possibilités de mobiliser des financements privés et philanthropiques. La phase II de l’Observatoire international de la résilience à la sécheresse a également introduit le premier Indice de résilience à la sécheresse au monde, offrant aux pays un nouvel outil pour évaluer leur capacité à anticiper les sécheresses, à s’y préparer et à s’y adapter, et pour mieux cibler les politiques et les investissements. Le financement des terres gagne du terrain La COP17 s’est également attachée à réduire l’écart entre les engagements mondiaux en faveur des terres et les financements disponibles pour les concrétiser. Selon les estimations, 355 milliards de dollars par an sont nécessaires jusqu’en 2030 pour tenir les engagements mondiaux en matière de restauration des terres, contre environ 77 milliards actuellement investis, soit un déficit annuel de financement de 278 milliards de dollars. Les financements privés ne représentent qu’environ 6 % des investissements mondiaux dans la restauration des terres. Des gouvernements, banques de développement, fonds et entreprises ont annoncé un portefeuille de financements de 1,3 milliard de dollars pour la restauration des terres et la résilience à la sécheresse dans 23 pays sur cinq continents, à différents stades de développement. Sur ce montant, 644,5 millions de dollars correspondent à de nouveaux financements identifiés, dont 216,4 millions sont déjà confirmés et en voie de mise en œuvre. Le portefeuille couvre la restauration des parcours et des paysages, la résilience à la sécheresse et l’adaptation menée au niveau local. Les discussions à Oulan-Bator ont également porté sur les obstacles qui freinent les investissements dans les terres, notamment sur les moyens de mieux rendre visibles et mesurables les terres, la santé des sols et la résilience à la sécheresse dans les catégories existantes de financement de la nature. Les participants ont aussi examiné un recours accru aux garanties, aux capitaux de première perte, à l’assurance et aux mécanismes de préparation de projets afin de transformer les plans de restauration en projets prêts à l’investissement. Pays hôte, la Mongolie a lancé le premier hub national Business 4 Land (B4L), parallèlement à des principes de finance durable, une taxonomie verte nationale et un objectif de 10 % de prêts verts d’ici à 2030. La Russie a ensuite créé son propre hub national, tandis que le Luxembourg a engagé la création d’une Fondation B4L et que l’Allemagne a soutenu un groupe d’experts sur le financement B4L. Parcours pastoraux : d’écosystèmes négligés à actifs économiques Accueillie par la Mongolie pendant l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux des Nations Unies, la COP17 a accordé une place particulière aux parcours et aux populations qui les gèrent. Les Parties ont reconnu les éleveurs pastoraux comme des acteurs essentiels de la gestion des écosystèmes de parcours, soulignant l’importance de la mobilité transfrontalière ainsi que la valeur de leurs savoirs et de leur expérience. Malgré leur importance mondiale, les parcours restent largement négligés dans les politiques publiques et les investissements : ils abritent environ un tiers des principales zones mondiales de biodiversité, mais ne figurent dans les plans climatiques nationaux que de 24 pays, contre 181 pour les forêts. Une nouvelle analyse économique présentée à Oulan-Bator estime que les parcours génèrent chaque année entre 21 000 et 47 000 milliards de dollars de services écosystémiques — soit jusqu’à près de la moitié du PIB mondial — grâce notamment à la production alimentaire, à l’eau, au stockage du carbone et à la biodiversité. La restauration des parcours rapporte généralement entre 4 et 6 dollars pour chaque dollar investi, et jusqu’à 36 dollars lorsque des bénéfices publics plus larges, tels que l’approvisionnement en eau, sont pris en compte. L’Initiative phare sur les parcours annoncée à la COP17 vise à traduire cet argument économique en investissements, en réunissant des projets qui soutiennent la gestion durable des parcours, leur restauration et les moyens de subsistance des éleveurs pastoraux. Le Fonds pour l’environnement mondial soutient la coordination de l’initiative par un investissement de 3,3 millions de dollars dans le projet Héritage de la COP17 de la CNULCD. Au cours des quatre dernières années, le Fonds a également approuvé plus de 50 projets, d’une valeur totale supérieure à 300 millions de dollars, au bénéfice des parcours et des communautés pastorales. Les peuples autochtones et les communautés locales réunissent leurs nouveaux caucus à la COP17 La conférence a marqué les premières réunions officielles du Caucus des peuples autochtones et du Caucus des communautés locales de la CNULCD, à la suite de la décision prise par les Parties à la COP16 de Riyad de créer ces deux organes et de leur offrir des espaces dédiés afin que leurs perspectives et priorités soient prises en compte dans le cadre de la Convention. Elle a également réuni la plus importante représentation de peuples autochtones de l’histoire d’une Conférence des Parties à la CNULCD. Un événement spécial de haut niveau organisé lors de la Journée des terres et des populations a mis en avant les peuples autochtones en tant que détenteurs de droits, détenteurs de savoirs et partenaires de la mise en œuvre, autour notamment des systèmes de savoirs autochtones, de la gouvernance coutumière, du pastoralisme durable, de la gestion des terres et de l’accès direct au financement des actions menées par les peuples autochtones. Tout au long de la COP17, les peuples autochtones, les éleveurs pastoraux et les communautés locales ont appelé à renforcer les droits fonciers et les droits à la mobilité, à améliorer l’accès direct aux financements, à garantir une participation réelle à la prise de décision et à reconnaître les savoirs autochtones et traditionnels dans la restauration des terres et la résilience à la sécheresse. Les discussions ont également mis en lumière le leadership des femmes et des jeunes, notamment à travers des appels à investir dans la jeunesse en tant que force motrice de la restauration des terres et à renforcer sa participation aux actions menées sur les terres et contre la sécheresse. De la Mongolie à l’Égypte La prochaine session de la Conférence des Parties à la CNULCD, la COP18, devrait se tenir en Égypte en 2028, dans le prolongement de la dynamique engagée à Oulan-Bator. Dans la perspective de la COP18, l’Égypte a souligné l’importance de renforcer la coopération et de promouvoir des approches intégrées face à la dégradation des terres, au changement climatique et à la perte de biodiversité, afin de consolider la sécurité alimentaire et hydrique ainsi que la résilience. La COP18 constituera la prochaine grande étape pour permettre aux pays d’évaluer les progrès accomplis en matière de restauration des terres et de résilience à la sécheresse, et de s’appuyer sur les résultats obtenus à Oulan-Bator. Notes aux rédactions Pour toute demande des médias : Bureau de presse de la CNULCD : press@unccd.int Les décisions de la COP17 sont disponibles ici : https://www.unccd.int/cop17/official-documents À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) porte une vision et une voix mondiales en faveur des terres. Elle rassemble gouvernements, scientifiques, décideurs, secteur privé et communautés autour d’une vision commune et d’une action mondiale visant à restaurer et à gérer durablement les terres de la planète, pour le bien-être de l’humanité et de la planète. Bien plus qu’un traité international réunissant 197 Parties, la CNULCD constitue un engagement multilatéral visant à atténuer les effets actuels de la dégradation des terres et à promouvoir une gestion responsable des terres pour l’avenir, afin de garantir à toutes et à tous, de manière équitable et inclusive, l’accès à la nourriture, à l’eau, au logement et aux perspectives économiques.
Rangelands Rising, launched at UNCCD COP17, calls on investors and governments to recognize the world’s largest overlooked landscape and to back the 500 million pastoralists who sustain it Ulaanbaatar, 24 August 2026 — Rangelands cover more than half the planet's land surface, hold a third of its key biodiversity areas and generate benefits worth an estimated US$21–47 trillion a year (up to US$5,000 per hectare). Yet these landscapes remain almost invisible to the people who finance and govern the natural world. A new global report launched today at the 17th session of the Conference of the Parties (COP17) to the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) makes the economic case for investing in rangelands and recognizes the labor and stewardship of the 500 million pastoralists who manage them. Rangelands Rising: Investing in Sustainable Management and Restoration—published by the International Livestock Research Institute (ILRI), GIZ, the Economics of Land Degradation Initiative, UNCCD and the International Union for Conservation of Nature (IUCN)—overturns a century-old assumption. Mobile livestock herding has long been blamed for driving land degradation. Research increasingly demonstrates that many rangelands have evolved with grazing and that well-managed pastoral systems have created and maintained some of the world's most biodiverse landscapes. Yet that stewardship is under growing strain, as drought intensifies and grazing land is lost to crop expansion, urban encroachment and fragmentation. “For too long, the world has looked at rangelands and seen empty, degraded land, and looked at pastoralists and seen a problem to be fixed,” said Prof. Appolinaire Djikeng, Director General, ILRI. “The evidence tells a different story. These are among the most valuable landscapes on Earth, and the people who manage them are their frontline investors.” Far from being the wasteland they are often taken for, rangelands are a mainstay of the food supply, producing high-value animal protein — meat, milk and more — from land that could not support crops without heavy and costly inputs. In Sub-Saharan Africa, pastoralism contributes an estimated 5–10 per cent of national GDP and accounts for 15–40 per cent of the value added in agriculture. But their full worth — in water, carbon, biodiversity and protection against drought — stays invisible to markets. The cost of that neglect is steep. Land degradation drains trillions of dollars a year in lost services, while restoring rangelands typically returns US$4–6 for every dollar invested, and, where public benefits such as water supply are counted, as much as 36 to one. The report's most striking economic finding is a mismatch between who does the work and who captures the value. In Jordan, reviving a traditional practice of resting grazing land returned just US$0.80 for every dollar the herders themselves spent. But the return to Jordanian society as a whole was 18 to one, driven mainly by groundwater recharge. It is a vivid illustration of the report's central argument. Pastoralists are already the primary investors in rangelands, putting in labour, knowledge, livestock and generations of stewardship, yet they cannot capture the value they create for everyone else. Public investment is needed to reward that stewardship and unlock the private capital that follows. “We are not asking for rangelands to be treated as a special case. We are asking for them to be counted. A landscape worth up to US$47 trillion a year cannot remain a blank space on the investment map,” Jonathan Davies, co-author of the report and independent rangelands researcher. For governments, the report also reframes a familiar budget line. Drought response is overwhelmingly reactive, with aid typically arriving well into a crisis, after families have already started to lose their animals. The bill can be enormous: drought relief reached an estimated 7 per cent of national GDP in Niger during the 2021 crisis. Yet, one evaluation cited in the report found that every US$1 spent on timely support is worth an estimated US$3 in later humanitarian spending. The report's central call to funders and finance ministries is to shift from paying for disasters to investing in resilient rangeland management before they strike. The report also guides where money should go, noting that the strongest returns come not from the most degraded land, but from restoring lightly to moderately degraded rangelands. Restoring the latter can cost as little as US$20 per hectare, against more than US$70,000 for severely degraded land. It also cautions against “green” fixes — planting trees on natural grassland, or ploughing drylands for crops — that often damage ecosystems adapted to open grazing. For most drylands, the smartest investment works with the pastoral systems already there rather than replacing them. But money alone is not the answer. The report is clear that financial investment on its own often fails without the conditions that let it work: secure land rights, strong community institutions and inclusive governance. Where tenure is contested or pastoralists are shut out of decisions, restoration funding may go to waste. Where rights are secure and communities lead, it endures. Getting the governance right, the report argues, is as important as the finance itself. “Rangelands are not marginal landscapes. They cover more than half of the world’s land and are fundamental to food security, biodiversity, water security and resilience to drought,” said Dr. Barron Joseph Orr, UNCCD Chief Scientist. “This report shows that investing in rangelands is not simply about restoring degraded land. It is about recognizing the value of these ecosystems and supporting the pastoralists whose knowledge and management have sustained them for generations. As governments gather at UNCCD COP17, the evidence provides a strong case for putting rangelands more firmly into land restoration, drought resilience and investment decisions.” The climate opportunity hiding in plain sight The report makes the case that rangelands’ neglect is the starkest when it comes to climate policy. The word “rangelands” appears in the national climate plans of just 24 countries under the Paris Agreement; “forests” appear in the plans of 181 countries. That blind spot overlooks two climate services rangelands already provide at scale: they are a vast carbon store and they are one of the world's most effective natural defences against drought. Rangelands offer mitigation, adaptation and resilience to climate change from a single investment across more than half the planet's land. Writing rangelands into national climate plans, and directing climate finance towards them, represents one of the largest and most cost-effective opportunities for governments and investors seeking greater climate returns. The report’s launch comes during the International Year of Rangelands and Pastoralists and at UNCCD COP17 in Mongolia, one of the world's great pastoral nations, where the future of rangelands and the communities who depend on them is a major focus of the conference agenda. The findings bring new economic evidence to COP17 discussions on land restoration, drought resilience and sustainable rangeland management. Notes to editors Read the full report: https://www.ilri.org/rangelands-rising-investing-sustainable-management-and-restorationFunding: This work was funded by the German Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ)Interviews with report authors and pastoralist representatives are available before and during the launchMedia contact: Anne-Marie Schryer-Roy, ILRI, a.schryer-roy@cgiar.org
Oulan-Bator (Mongolie), le 7 août 2026 – La Caravane de la Route de la soie, une campagne mondiale de sensibilisation mettant en lumière les parcours naturels et les communautés pastorales, entame aujourd'hui son périple à travers la Mongolie, à quelques jours de l'ouverture de la dix-septième session de la Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), qui se tiendra à Oulan-Bator à partir du 17 août. Depuis des millénaires, la steppe mongole est le théâtre des échanges de personnes, de marchandises et d'idées à travers l'Eurasie. La vallée de l'Orkhon, l'un des paysages historiques les plus emblématiques de Mongolie, a été le centre politique et culturel de plusieurs empires nomades successifs, tandis que des générations de pasteurs ont façonné un mode de vie qui continue de définir le pays aujourd'hui. En ce mois d'août, cette histoire se poursuit. À l'approche de la COP17 de la CNULCD, la Caravane de la Route de la soie de la CNULCD arrive en Mongolie après avoir parcouru plus de 6 000 kilomètres à travers l'Eurasie. Tout au long de son itinéraire, elle a réuni des pasteurs, des scientifiques, des décideurs, des jeunes et des communautés locales afin d'échanger leurs expériences et des solutions concrètes pour restaurer les parcours naturels et renforcer leur résilience face à l'aggravation des sécheresses. Lancée par la CNULCD à l'appui de l'Année internationale des parcours naturels et des éleveurs pastoraux 2026 (IYRP 2026), la Caravane de la Route de la soie s'inspire de l'esprit des anciennes routes qui reliaient autrefois l'Asie et l'Europe. Depuis son départ de Türkiye en mai, les participants ont traversé la Fédération de Russie, l'Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et la Chine, découvrant des initiatives de restauration des terres et rencontrant les communautés locales tout au long du parcours. Ce voyage a montré comment des efforts soutenus et une coopération à tous les niveaux peuvent contribuer à restaurer les terres dégradées. La Secrétaire exécutive de la CNULCD, Mme Yasmine Fouad, a déclaré : « Tout au long du parcours de la Caravane de la Route de la soie, nous avons vu comment des pays et des communautés gèrent et restaurent des parcours étroitement liés à leur identité, à leur culture, à leur économie et à leur mode de vie. Chaque étape de ce voyage a confirmé une réalité simple : les populations sont au cœur de la restauration des terres. Ces expériences nous rappellent qu'il n'existe pas de voie unique vers la restauration. Alors que nous nous réunissons en Mongolie à l'occasion de la COP17, notre responsabilité est de transformer ces expériences locales en une action mondiale, en renforçant la coopération internationale et en investissant dans les femmes et les hommes qui prennent soin de ces paysages depuis des générations. » Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique de Mongolie, M. Ts. Sandag-Ochir, a déclaré : « La dégradation des terres, la désertification et le changement climatique ne connaissent pas de frontières. Ce sont des défis communs qui exigent des solutions communes. La Caravane de la Route de la soie arrive en Mongolie après avoir permis de mettre en relation les expériences, les solutions locales et les voix des populations des différents pays traversés au cours de son périple. Il est particulièrement symbolique que le voyage de la Caravane s’achève là où débute la COP17 de la CNULCD. Notre objectif est de faire vivre à Oulan-Bator les expériences et les enseignements recueillis tout au long du parcours, en les traduisant en engagements concrets, en une coopération renforcée et en solutions pratiques pouvant être mises en œuvre. » Le Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de l'Industrie légère de Mongolie, M. Tsagaankhuu Iderbat, a déclaré : « La Mongolie possède une longue tradition de pastoralisme et entretient un lien profond avec ses vastes parcours, qui façonnent depuis des générations notre culture nomade. Consciente de l'importance mondiale des parcours et des communautés pastorales, la Mongolie est fière d'avoir porté l'initiative qui a conduit l'Assemblée générale des Nations Unies à proclamer 2026 Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux. L'arrivée de la Caravane de la Route de la soie en Mongolie, suivie de la COP17 de la CNULCD, offre une occasion unique de placer les parcours, la dégradation des terres et les changements climatiques au cœur de l'attention internationale. Elle nous rappelle également que les savoirs et l'expérience des éleveurs pastoraux, forgés au fil des générations dans une relation harmonieuse avec la nature, demeurent une composante essentielle des solutions dont nous avons besoin aujourd'hui. » Les parcours naturels couvrent 54 % des terres émergées de la planète, assurent les moyens de subsistance d'environ deux milliards de personnes, fournissent près de 70 % de l'alimentation mondiale du bétail et stockent d'importantes quantités de carbone. Pourtant, jusqu'à la moitié d'entre eux sont déjà dégradés, mettant en péril la biodiversité, la production alimentaire et les moyens de subsistance des populations rurales. Les enseignements tirés tout au long de la Caravane alimenteront désormais les travaux de la COP17, où les pays examineront les prochaines étapes pour restaurer et protéger les parcours naturels. En Mongolie, les parcours naturels constituent le fondement du pastoralisme. Ils couvrent près de 70 % du territoire national, assurent les moyens de subsistance d'environ un tiers de la population et forment l'un des plus vastes paysages pastoraux encore préservés au monde. Ces paysages sont toutefois soumis à des pressions croissantes. Près de 77 % des terres de la Mongolie sont touchées par la dégradation. Les sécheresses deviennent plus fréquentes, tandis que le nombre annuel de jours de tempêtes de sable et de poussière a plus que triplé depuis les années 1960. En 2023-2024, une combinaison dévastatrice de sécheresse estivale suivie d'un hiver rigoureux, connu sous le nom de dzud, a entraîné la perte de plus de sept millions de têtes de bétail. Cette catastrophe a mis en évidence la vulnérabilité des communautés pastorales face aux sécheresses et aux phénomènes climatiques extrêmes. M. Avirmed Gan-Ochir, spécialiste de l'amélioration génétique animale au Centre de recherche Greengold sur les parcours de Mongolie et participant à la Caravane de la Route de la soie, a déclaré : « Ayant grandi dans les parcours de Mongolie, j'ai trouvé particulièrement inspirant de parcourir l'Ouzbékistan et le Kazakhstan et de rencontrer des éleveurs pastoraux dont les modes de vie sont à la fois très différents et étonnamment proches du mien. Chaque communauté nous a apporté de nouveaux enseignements, qu'il s'agisse de la manière dont elle s'adapte aux changements climatiques ou de la façon dont elle préserve des traditions transmises de génération en génération. Je suis fier de voir la Caravane arriver aujourd'hui en Mongolie et je me réjouis d'accueillir chacun dans notre pays, de partager notre propre expérience et de poursuivre cet échange de connaissances à l'approche de la COP17. » Le Ministre de la Culture, des Sports, du Tourisme et de la Jeunesse de Mongolie, M. Aldarjavkhlan Jukov, a déclaré : « Pendant des siècles, la Route de la soie a relié des pays, des peuples et des civilisations. Alors que la Caravane de la Route de la soie arrive en Mongolie, elle offre l'occasion de faire découvrir notre culture nomade, nos traditions et notre héritage séculaire fondé sur une coexistence harmonieuse avec la nature. Accueillir la dernière étape de la Caravane avant de recevoir le monde à l'occasion de la COP17 de la CNULCD crée un lien fort entre le patrimoine culturel de la Mongolie et les grands défis mondiaux d'aujourd'hui, notamment la dégradation des terres, la désertification et la restauration des écosystèmes. C'est une occasion d'apprendre des savoirs hérités du passé tout en unissant nos efforts pour construire un avenir plus durable. » Les défis auxquels est confrontée la Mongolie sont partagés par de nombreux pays des zones arides. Du 17 au 28 août, la COP17 réunira à Oulan-Bator des gouvernements, des scientifiques, des peuples autochtones, des pasteurs, des organisations de la société civile, des entreprises et des organisations internationales afin d'examiner des solutions concrètes pour la restauration des terres, la lutte contre la sécheresse et la gestion durable des parcours naturels. Première des trois Conférences des Parties des Conventions de Rio organisées cette année, la COP17 devrait contribuer à façonner l'agenda international sur les questions foncières. Organisée dans le cadre de l'Année internationale des parcours naturels et des éleveurs pastoraux, la COP17 de la CNULCD mettra également en lumière le rôle essentiel des parcours naturels dans la sécurité alimentaire, la conservation de la biodiversité, la résilience climatique et les moyens de subsistance des populations rurales. Les participants à la Caravane de la Route de la soie passeront une semaine à parcourir la Mongolie, du désert de Gobi aux forêts et aux prairies du centre du pays. Ils rencontreront des familles d'éleveurs nomades, des chercheurs, des autorités locales et des coopératives pastorales, et visiteront des projets de restauration des terres. L'itinéraire comprend le parc national de Hustai, le paysage culturel de la vallée de l'Orkhon inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, le lac Ugii inscrit sur la Liste de Ramsar ainsi que le festival Mini Naadam. Les participants découvriront de première main comment les habitants des parcours naturels mongols font face à la dégradation des terres et à la sécheresse. Ils participeront également aux activités organisées dans le cadre de l'Année internationale des parcours naturels et des éleveurs pastoraux avant de rejoindre Oulan-Bator à temps pour la COP17. NOTE AUX RÉDACTIONS Possibilités de couverture médiatique Au cours de l'étape mongole de la Caravane de la Route de la soie, les médias accrédités auront la possibilité de : Visiter des sites de restauration des terres dans le désert de Gobi et le centre de la Mongolie. Rencontrer des familles d'éleveurs nomades et des coopératives pastorales. Découvrir des initiatives communautaires de restauration des parcours naturels et des pratiques de pâturage durable. Visiter le parc national de Hustai, le paysage culturel de la vallée de l'Orkhon inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, ainsi que le lac Ugii inscrit sur la Liste de Ramsar. Interviewer des participants internationaux de la Caravane, des experts mongols et des représentants de la CNULCD. Couvrir la dernière étape de la Caravane de la Route de la soie avant l'ouverture de la COP17 de la CNULCD. Accréditation des médias Les accréditations pour les représentants des médias souhaitant couvrir la COP17 de la CNULCD sont désormais ouvertes. Les journalistes sont invités à soumettre leur demande via le Système d'inscription en ligne des Nations Unies (Online Registration System – ORS), la plateforme officielle d'accréditation des médias. De plus amples informations sont disponibles sur la page médias de la COP17. Suivre la COP17 Suivez @UNCCD sur X, Instagram, LinkedIn et Facebook. Hashtag officiel #COP17Mongolia Autres hashtags : #UNCCDCOP17 | #RestoringLandRestoringHope | #UNited4Land | #HerLand | #Sport4Land | #Youth4LandRessources Kit média Site web de la COP17 de la CNULCD Site web du pays hôte UN WebTV – Diffusion en direct des principales séances plénières avec interprétation simultanée dans les six langues officielles des Nations Unies Ressources visuelles et charte graphique de la COP17 de la CNULCD Earth Negotiations Bulletin (couverture quotidienne, photographies et analyses) À propos de la Caravane de la Route de la soie Pendant des siècles, les caravanes empruntant la Route de la soie ont transporté non seulement des marchandises, mais aussi des idées, des cultures et des connaissances entre les civilisations. La Caravane de la Route de la soie entend faire revivre cet esprit de connexion en partageant les histoires de femmes et d'hommes qui œuvrent à la restauration des terres, à la protection des écosystèmes et à la préservation des modes de vie pastoraux dans des régions où la culture, les terres et le climat sont intimement liés. La Caravane de la Route de la soie est une initiative phare de la CNULCD reliant la COP16, tenue à Riyad en 2024, à la COP17, organisée à Oulan-Bator en 2026, dans le cadre de l'Année internationale des parcours naturels et des éleveurs pastoraux 2026. Des déserts de la péninsule Arabique aux vastes steppes de l'Eurasie, ce voyage, à la fois symbolique et concret, met en lumière les écosystèmes de parcours naturels ainsi que les communautés pastorales qui façonnent ces territoires depuis des générations. L'initiative vise à sensibiliser au rôle essentiel des parcours naturels, qui couvrent plus de la moitié des terres émergées de la planète et assurent les moyens de subsistance de deux milliards de personnes. À travers des visites de terrain, des récits de terrain (storytelling) et un film documentaire, elle met en lumière à la fois les défis liés à la dégradation des terres et les solutions portées par les communautés locales. Pour en savoir plus sur la Caravane de la Route de la soie : silkroadcaravan.org À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la voix et la référence mondiale en matière de terres. Elle rassemble gouvernements, scientifiques, décideurs, secteur privé et communautés autour d'une vision commune et d'une action mondiale visant à restaurer et à gérer durablement les terres de la planète, au bénéfice de l'humanité et de l'environnement. Bien plus qu'un traité international ratifié par 197 Parties, la CNULCD est un engagement multilatéral visant à atténuer les effets actuels de la dégradation des terres et à promouvoir une gestion durable des terres pour les générations futures, afin de garantir à toutes et à tous, de manière équitable et inclusive, l'accès à l'alimentation, à l'eau, au logement et aux opportunités économiques.
The journey across Eurasian rangelands links land restoration with viable pastoral livelihoods on the road to Ulaanbaatar Bonn, Germany/Xilinhot, Inner Mongolia, China (17 July 2026 ) — The Silk Road Caravan today reached its 6,000-kilometer mark in northern China, exactly one month before the seventeenth session of the Conference of the Parties (COP17) to the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) opens in Ulaanbaatar, Mongolia. Since leaving Erzurum, Türkiye on 6 May on a symbolic journey connecting Riyadh COP16 to Ulaanbaatar COP17 in support of the International Year of Rangelands and Pastoralists 2026, the Caravan has travelled through Russia, Uzbekistan, Kazakhstan and Kyrgyzstan before arriving in China earlier this week. Pastoralists and researchers from Africa, Asia, Europe and South America have joined UNCCD Goodwill Ambassadors and Sport4Land champions to explore how communities across countries are restoring degraded rangelands while sustaining the livelihoods that depend on them. Rangelands cover more than half of the Earth’s land surface, support around two billion people and provide nearly 70 per cent of global livestock feed. Yet up to half are degraded or at risk. At UNCCD COP16 in Riyadh, countries adopted the Convention’s first decision devoted to rangelands, calling for stronger policies and investment, action against conversion, overexploitation and fragmentation, and a greater role for pastoralists in decisions on land management and tenure. Along the way, the Caravan has served as a living showcase of restoration in practice, gathering ideas and experiences that will help inform discussions at COP17. From dune stabilization to sustainable grazing and value-added livestock products, each stop has offered a different perspective on the Eurasian rangelands—the world's largest continuous grazing region stretching 8,000 kilometers—that are under increasing pressures from the combined effects of drought and soil erosion. Carrying the knowledge, experiences and voices gathered along the route, the Silk Road Caravan journey will continue across Mongolia before culminating at UNCCD COP17 taking place from 17-28 August under the theme of “Restoring Land, Restoring Hope.” Insights from the journey In China’s Otindag Sandy Land, willow branches are woven into grids across shifting dunes, stabilizing the sand long enough for grasses to take root. But restoration does not end with planting. Sites are monitored over time, and livestock numbers are matched to the land’s carrying capacity and local communities—including women— receive technical support and incentives to maintain restored areas. China is just one example of a broader pattern that emerged across the Silk Road Caravan's journey. Each country offered different solutions, but many pointed to the same underlying principles. In Türkiye, seasonal mobility distributes grazing pressure across the landscape and gives pastures time to recover. Around Erzurum, it also supports household economies, with milk processed locally into cheese and other products. The system depends on secure access to grazing land and the transmission of pastoral knowledge between generations. In Russia's Kalmykia region, one of the most affected by desertification, hardy dzhuzgun shrubs are transforming shifting sands into productive pasture, with survival rates of around 95 per cent. The shrubs stabilize the dunes and reduce wind erosion, allowing fodder grasses to be planted between the dzhuzgun rows. As vegetation recovers, degraded land gradually returns to productive pasture. Mobile research units monitor the results while training students in the field. Restoration here follows a sequence: stabilize the soil, rebuild vegetation, recover grazing value and monitor results. Meanwhile, Uzbekistan offered a lesson in the economics of patience. In Nurabad District, drought-tolerant pistachio trees are being established on degraded, low-productivity pastures. Local residents are paid to plant and maintain them; once the trees mature, five-hectare plots are intended for lease to lower-income families. The trees take years to yield. The model addresses a gap many restoration programmes leave open: communities need income while land recovers, and a lasting stake once it becomes productive. In Kazakhstan, soil science and new technologies are helping transform the way rangelands are managed. Decades of soil surveys, herbarium records and aerial imagery are being integrated with GPS, satellite data and digital agricultural maps. These systems can track pasture condition, water infrastructure and early signs of degradation, while supporting reporting under the UNCCD Land Degradation Neutrality framework. The resulting evidence helps detect degradation early, before land's health and productivity are compromised. In Kyrgyzstan, the Caravan journey highlighted another dimension of restoration ---one rooted in people and culture. Young activists from the Innovation Center in Bishkek brought elders and youth together through an intergenerational exchange on pastoral knowledge. On Desertification and Drought Day, 17 June, a dialogue at the Ministry of Agriculture convened policymakers, UN and international partners, researchers and pastoralists to develop recommendations on rangeland restoration and sustainable pasture management. Near Lake Issyk Kul, an association of women artisans invited Caravan participants to weave a commemorative felt carpet, demonstrating how traditional skills, value-added local products, and fair market access create resilient rural livelihoods. Message to COP17 Together, these experiences showed that while restoration solutions differ from place to place, the conditions for success are remarkably consistent and extend far beyond the countries visited by the Silk Road Caravan. What unites these examples ---and makes them scalable--- is a common set of principles: communities need the authority and incentives to sustainably manage their land; grazing pressure must remain within ecological limits; land restoration must generate economic value; women and youth must have a voice in decision-making and land health must be monitored over time. In Ulaanbaatar, the Silk Road Caravan will deliver a clear message: the most successful restoration efforts are those that strengthen livelihoods, build resilience and create economic opportunity, showing that restoring rangelands is as much a development challenge as an environmental one.
UNCCD COP17: Ulaanbaatar, Mongolia | 17–28 August 2026: Media accreditation is open
Moscou/Bonn, 26 juin 2026 – Des prairies de Kalmoukie et du Caucase du Nord jusqu’aux vastes steppes qui s’étendent à travers l’Eurasie, les terres ont depuis toujours relié les peuples, les cultures et les moyens de subsistance au sein de l’une des plus grandes régions pastorales du monde. Aujourd’hui, ces paysages partagés relient également des pays confrontés à des défis communs, allant de la dégradation des terres et de la sécheresse à la sécurité alimentaire et à la résilience des écosystèmes. La Russie occupe une place importante dans cet espace. À cheval entre l’Europe et l’Asie, elle abrite entre 70 et 80 millions d’hectares de parcours et de pâturages naturels. Ces écosystèmes soutiennent la biodiversité, les moyens de subsistance pastoraux ainsi qu’une production animale durable, tout en contribuant aux efforts régionaux de lutte contre la dégradation des terres et la sécheresse. Alors que les pressions sur les terres et les ressources en eau s’intensifient à travers l’Eurasie, la coopération devient plus essentielle que jamais pour faire face à ces défis. C’est dans ce contexte que la Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), Yasmine Fouad, s’est rendue à Moscou les 25 et 26 juin afin de renforcer la coopération scientifique, la gestion durable des terres et les initiatives régionales dans les zones arides et les parcours d’Eurasie. Au cours de sa visite, la Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) a rencontré de hauts représentants de la Fédération de Russie issus des secteurs des affaires étrangères, de l’environnement et de l’agriculture, notamment Rouslan Edelgeriev, conseiller du Président de la Fédération de Russie et représentant spécial du Président pour le climat et les ressources en eau ; Alexander Kozlov, ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement de la Fédération de Russie ; Oxana Lut, ministre de l’Agriculture de la Fédération de Russie ; ainsi qu’Alexander Alimov, vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.Les discussions ont porté sur les priorités communes pour faire face à la dégradation des terres et à la sécheresse en Eurasie, en mettant l’accent sur le rôle de la science, de l’échange de connaissances et de la coopération régionale. Les participants ont également échangé sur les préparatifs de la dix-septième session de la Conférence des Parties (COP17) à la CNULCD, qui se tiendra à Oulan-Bator, en Mongolie, du 17 au 28 août 2026. Ces échanges ont réaffirmé la coopération de longue date entre la Fédération de Russie et la CNULCD, ainsi qu’un engagement commun en faveur de paysages sains et productifs dans la région. Ils ont également souligné l’importance croissante de la restauration des terres et de la résilience à la sécheresse pour la sécurité alimentaire et le développement durable. L’un des principaux résultats de cette visite a été la signature d’un protocole d’accord entre la CNULCD et l’Institut de géographie de l’Académie des sciences de Russie. Cet accord s’inscrit dans une coopération scientifique de longue date et vise à renforcer davantage le lien entre science, politiques publiques et action sur la dégradation des terres et la sécheresse. Cette visite intervient à un moment crucial, alors que les pays d’Eurasie renforcent leur coopération pour faire face aux pressions croissantes qui pèsent sur les terres, les ressources en eau et les systèmes alimentaires.À l’échelle mondiale, jusqu’à 40 % des terres de la planète sont dégradées, affectant près de la moitié de l’humanité. La dégradation des terres coûte déjà près de 900 milliards de dollars par an à l’économie mondiale, tandis que les sécheresses engendrent au moins 300 milliards de dollars de pertes annuelles.Dans ses remarques liminaires, Ruslan Edelgeriyev, Conseiller du Président de la Fédération de Russie et Représentant spécial du Président pour le climat et les ressources en eau, a souligné que les préparatifs de la COP17 entrent dans une phase décisive et a insisté sur le fait qu’il est particulièrement important que les pays de la région abordent les négociations à venir avec « une évaluation commune, une compréhension partagée des priorités et des positions coordonnées ». Évoquant la Caravane de la Route de la soie, il l’a décrite comme « un symbole de notre responsabilité commune dans la préservation des terres, de l’eau et des écosystèmes », dont l’état sous-tend la stabilité de l’ensemble de la région.Les parcours eurasiens s’étendent sur plus de 8 000 kilomètres, de la mer Noire jusqu’au plateau mongol, et représentent environ un quart des parcours mondiaux. Ils jouent un rôle essentiel pour les communautés qui en dépendent, pour le maintien d’écosystèmes sains et pour l’adaptation des pays à la sécheresse et à la variabilité climatique. À l’échelle mondiale, les parcours couvrent 54 % de la surface terrestre et font vivre environ deux milliards de personnes, dont quelque 500 millions de pasteurs. Ils fournissent un sixième de l’approvisionnement alimentaire mondial et 70 % de l’alimentation du bétail, ce qui en fait des éléments clés pour la sécurité alimentaire, les économies rurales et la santé des écosystèmes. Pourtant, ces territoires sont de plus en plus fragilisés par des modes d’utilisation non durables des terres, le changement climatique et la sécheresse. « La Fédération de Russie est un partenaire important de la CNULCD et contribue activement aux efforts internationaux visant à lutter contre la dégradation des terres, la sécheresse et à promouvoir une gestion durable des terres », a déclaré Yasmine Fouad, Secrétaire exécutive de la CNULCD. « Nos échanges à Moscou ont mis en évidence une compréhension commune du fait que la dégradation des terres, la sécheresse et l’insécurité alimentaire dépassent les frontières nationales et exigent des réponses collectives. Le travail conjoint entre gouvernements, institutions scientifiques et réseaux régionaux sera essentiel pour faire avancer des solutions concrètes, renforcer la résilience et soutenir le développement durable à travers l’Eurasie. » Cet esprit de coopération s’est également reflété dans la participation de la Secrétaire exécutive à la treizième réunion du Réseau d’Asie du Nord-Est sur la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse (DLDD-NEAN), accueillie pour la première fois par la Fédération de Russie. Réunissant plusieurs pays d’Asie du Nord-Est, ce réseau constitue une plateforme d’échange scientifique, de dialogue politique et d’action conjointe sur des défis communs tels que la dégradation des terres, la sécheresse ainsi que les tempêtes de sable et de poussière, illustrant la valeur de la coopération régionale face à des défis environnementaux transfrontaliers. L’Année internationale des parcours et des pasteurs 2026 a ravivé l’attention mondiale sur l’importance des parcours et des communautés qui en dépendent. En Eurasie, les communautés pastorales façonnent depuis des siècles les paysages, les cultures et les économies, tout en contribuant à préserver la santé et la productivité de certains des plus vastes territoires de pâturage au monde. Cette année, cet héritage commun est également mis en lumière à travers la Caravane de la Route de la Soie, une initiative phare de la CNULCD qui suit les anciennes routes commerciales à travers les parcours eurasiens, tout en mettant en avant les efforts de restauration des terres, de renforcement de la résilience à la sécheresse et de soutien aux communautés pastorales. Le segment russe de cette caravane a traversé le Daghestan, la Kalmoukie et Astrakhan, illustrant à la fois les défis auxquels sont confrontées les terres arides et les opportunités offertes par une gestion durable et la restauration des parcours. Grâce au renforcement des partenariats scientifiques, au dialogue régional et à la coopération concrète sur le terrain, les pays de la région contribuent à bâtir des paysages, des communautés et des systèmes alimentaires plus résilients face à des pressions environnementales croissantes.