Le G7 reconnaît la dégradation des terres et la sécheresse comme des risques pour la sécurité mondiale
-
25 avril 2026
-
Press release
Les ministres appellent à renforcer l’action en matière de restauration des terres, de résilience à la sécheresse et d’investissements
La Secrétaire exécutive de la CNULCD appelle à accroître les investissements pour traduire les engagements en résultats concrets
Paris/Bonn, 25 avril 2026 — Les ministres réunis lors de la réunion ministérielle sur l’environnement du Groupe des Sept (G7), tenue à Paris du 23 au 24 avril, ont officiellement reconnu la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse comme des défis mondiaux systémiques et des multiplicateurs de risques pour la sécurité. Ils se sont engagés à renforcer l’action en matière de restauration des terres, de résilience à la sécheresse et de gestion durable des terres.
Ces crises interdépendantes affectent déjà les écosystèmes, les moyens de subsistance ainsi que la sécurité alimentaire et hydrique, avec des répercussions croissantes sur la stabilité économique et la paix, en particulier dans les régions fragiles et touchées par les conflits.
Dans leur déclaration commune, les ministres ont souligné l’importance stratégique de s’attaquer au lien entre dégradation des terres et sécurité, en mettant en évidence la manière dont les pressions environnementales intensifient la compétition pour les ressources, contribuent aux déplacements de populations et accentuent les risques d’instabilité.
Au cours des six dernières décennies, plus de 40 % des conflits internes ont été liés à des différends concernant les ressources naturelles, en particulier les terres et l’eau, ce qui illustre les implications croissantes de la dégradation des terres et de la sécheresse pour la sécurité.
La dégradation des terres affecte déjà une part importante des terres à l’échelle mondiale — jusqu’à 40 % — et engendre des pertes estimées à 900 milliards de dollars par an, avec des effets en cascade sur les systèmes alimentaires, la disponibilité de l’eau, les économies et les moyens de subsistance.
Saluant la déclaration, la Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), Yasmine Fouad, a déclaré que cette reconnaissance politique devait désormais se traduire en actions concrètes, mettant en évidence l’écart entre les engagements et leur mise en œuvre.
« La dégradation des terres et la sécheresse ne sont plus des enjeux marginaux. Elles façonnent déjà le quotidien de millions de personnes, influençant ce qu’elles peuvent cultiver, ce qu’elles peuvent manger et leur capacité à rester sur leurs terres », a déclaré Mme Fouad. « Restaurer les terres est donc un investissement dans la paix, la résilience et la stabilité à long terme. Il est désormais essentiel d’aligner l’attention politique sur les financements et les partenariats nécessaires pour obtenir des résultats. »
« Nous ne sommes pas confrontés à un déficit de connaissances, mais à un déficit de mise en œuvre », a-t-elle ajouté. « Les pays ont déjà identifié leurs priorités et leurs objectifs. Le défi est désormais de transformer ces engagements en résultats concrets. »
L’ampleur du défi souligne l’urgence d’agir. On estime que 3,2 milliards de personnes vivent déjà dans des zones touchées par la dégradation des terres, ce qui accentue la pression sur les systèmes alimentaires, les moyens de subsistance et la stabilité sociale. Les ministres ont souligné que les investissements dans la restauration des terres et la résilience à la sécheresse restent insuffisants et fragmentés, appelant à un meilleur alignement des financements publics et privés ainsi qu’à une coordination accrue entre les institutions financières internationales.
Dans ce contexte, la présidence française a annoncé des initiatives telles que la Nature & People Finance Alliance, visant à mobiliser davantage d’investissements publics et privés en faveur de la nature et des écosystèmes.
Ces efforts s’inscrivent dans le cadre de la déclaration, qui réaffirme le rôle central de la CNULCD dans la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse à l’échelle mondiale, et identifie la 17e session de la Conférence des Parties (COP17) à la CNULCD, qui se tiendra en Mongolie en août 2026, comme une occasion clé de produire des résultats concrets.
Se projetant vers l’avenir, Mme Fouad a souligné que la COP17 devra désormais permettre des avancées tangibles en matière de restauration des terres et de résilience à la sécheresse.
« La COP17 doit être le moment où les engagements en matière de restauration des terres et de résilience à la sécheresse se traduisent par des progrès visibles, en particulier dans les régions les plus vulnérables », a-t-elle déclaré.
« C’est une occasion de placer les terres au cœur des discussions économiques et de sécurité à l’échelle mondiale, et de les reconnaître comme une priorité stratégique. »
Notes aux rédacteurs :
Les ministres de l’Environnement du G7 ont adopté une déclaration reconnaissant la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse comme des défis mondiaux systémiques et des multiplicateurs de risques pour la sécurité, et réaffirmant le rôle central de la CNULCD dans la promotion de la restauration des terres et du renforcement de la résilience à la sécheresse à l’échelle mondiale.
Plus d’informations, y compris la déclaration du G7 sur la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse :
Pour toute demande de médias
Service de presse de la CNULCD : press [at] unccd.int (press[at]unccd[dot]int)
À propos de la CNULCD
La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) incarne la vision et la voix mondiales pour les terres. Nous rassemblons les gouvernements, les scientifiques, les décideurs politiques, le secteur privé et les communautés autour d’une vision commune et d’une action mondiale visant à restaurer et à gérer les terres de la planète pour la durabilité de l’humanité et de la planète. Bien plus qu’un traité international signé par 197 Parties, la CNULD est un engagement multilatéral visant à atténuer les impacts actuels de la dégradation des terres et à promouvoir la gestion responsable des terres de demain afin de fournir de la nourriture, de l’eau, un logement et des opportunités économiques à tous, de manière équitable et inclusive.
Publications
Strong, sustainable, and resilient urban-rural linkages are central to efforts to combat land degradation, reduce out-migration, and achieve other sustainable development…