AMCEN@40: Remarks by Ibrahim Thiaw
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16 July 2025
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Statement
Excellency Dr. Ibrahim A. Munir, Minister of Environment of Libya, AMCEN President,
Excellency Mr. Abdullah Bin Ali Al-Amri, Chair of the Environment Authority of Oman and President of UNEA-7
Excellency Mr. Moses Vilakati, Commissioner for Agriculture, Rural Development, Blue Economy and Sustainable Environment, African Union Commission
Dear Zeinab Bangura, Director General of the UN Office at Nairobi,
Dear Elizabeth Mrema, Deputy Executive Director of UNEP,
Fellow Heads of Agencies
Excellencies,
Distinguished guests,
Dear colleagues,
Ladies and Gentlemen,
It is fitting to celebrate the fortieth anniversary of AMCEN here today. Indeed, Nairobi is the cradle of so many environmental decisions and policies.
Born in Cairo in December 1985, the African Ministerial Conference on the Environment was developed and conceived in a room of this very compound of Gigiri, in Nairobi.
It is well known that Africa is the youngest continent in the world.
In Africa, 40 is a turning point.
Between youth and full maturity.
Between full power and the beginning of decline.
40 is a respectable age when one becomes a notable figure, someone who is consulted for advice.
It is when children, if not already adults, are raised and educated, or at least in the midst of adolescence.
Forty is the age of reason, respectability, and responsibility.
It is the age when we must pass on the wisdom of initiation and tenderness to a new generation.
AMCEN has therefore reached an honourable and respectable age.
AMCEN can either take the path towards decline and regret – and no one in this room wants that – or it can soar towards the success that awaits the 1.5 billion Africans whose economy and well-being depend largely on natural resources.
We all in this room expect AMCEN to climb the ladder of respectability, proudly passing the baton to the next generation.
It can no longer claim the innocence of youth or the stammerings of the novice.
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Il y a de quoi être fier de la CMAE.
Depuis sa création, elle a été l’architecte décisif de l'intégration des priorités africaines dans les conférences mondiales : de Rio en 1992, à Paris en 2015, en passant par les COP. À chaque fois que l’Afrique coordonne et raffermit ses 54 voix, elle est écoutée et respectée en dépit de la cacophonie et de la complexité du système multilatéral.
Toutefois, force est de reconnaître que des progrès restent encore à faire dans beaucoup de domaines. L’Afrique doit davantage rechercher la cohérence entre ses positions dans différentes négociations internationales. Les différents Groupes des Négociateurs africains ont des ancrages quelque peu sectoriels, voire dispersés.
AMCEN doit rechercher à davantage harmoniser les positions africaines concernant les COP Climat, Biodiversité, Désertification, Pollution etc…
Les points à l’ordre du jour des sessions de AMCEN doivent refléter cette recherche de cohérence.
Quant à l’Union africaine, elle devrait élargir le mandat du Président en exercice du CAHOSC , afin que le comité des chefs d’état Africains intègre toutes les priorités environnementales de l’Afrique à savoir le climat, la dégradation des terres, la biodiversité et d’une manière générale la protection de la nature.
Pour un continent dont l’économie dépend largement du secteur primaire, nous pensons en effet que l’Union africaine et AMCEN devraient faire figurer les questions des terres et la protection de la nature encore plus haut dans les priorités des Chefs d’Etat africains .
L’Union africaine et AMCEN devraient donc promouvoir un CAHOSC plus inclusif.
« La pluie ne tombe jamais sur un seul toit », dit un proverbe Camerounais, sonnant comme un rappel puissant que le Président du CAHOSC -représentant plénipotentiaire des Chefs d’Etats africains- ne saurait être cantonné à un seul sujet, aussi important soit-il que le climat.
Mesdames et messieurs,
Avant de conclure, permettez moi de rendre un vibrant hommage à tous ces pionniers, ministres, directeurs généraux et experts africains. Ils ont travaillé dans des conditions très difficiles, à l’ère du télex, du téléfax et du télégramme, au moment où relier deux sous-régions africaines relevait d’une véritable odyssée, pour nous léguer une fondation aussi solide.
Pour ma part, je termine ma mission à la tête de UNCCD. J’ai tenu à faire de AMCEN@40 ma dernière mission officielle en cette capacité.
Ce fut plus un énorme honneur de servir l’humanité pour cette noble cause.
Je puis également vous dire que je n’ai, à aucun moment, perdu de vue mes fières origines, fortement ancrées dans les profondeurs des terres africaines.
Je vous confie deux de mes convictions intimes :
1. la solution (du développement durable) viendra des terres, mais aussi des cœurs.
2. L’Afrique offre une clé des solutions climatiques de demain.
A nous de saisir la balle au bond.
Je vous laisse avec cette phrase inspirée de feu Wangari Maathai, cette digne fille d’Afrique avec qui j’ai eu le privilège de coopérer et d’apprécier pendant mon séjour au Kenya:
« L’environnement et l’économie sont deux faces d’une même pièce. Si nous ne protégeons pas le premier, nous perdrons les deux »
Joyeux Anniversaire, AMCEN !
Asante sana
Publications
Strong, sustainable, and resilient urban-rural linkages are central to efforts to combat land degradation, reduce out-migration, and achieve other sustainable development…