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Luxembourg lance un Fonds d'Investissement pour la Résilience face à la Sécheresse: Un mécanisme innovant pour mobiliser le secteur privé

Le 17 septembre à Luxembourg, Xavier Bettel, Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et européennes, de la Coopération et de l’Action humanitaire, Gilles Roth, ministre des Finances, et Yasmine Fouad, Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD), ont signé un accord établissant le Fonds d’Investissement pour la Résilience face à la Sécheresse (DRIF). Premier fonds créé dans le cadre du Luxembourg Earth Impact Fund (LEIF), ce nouveau fonds d’investissement marque une étape majeure pour la finance durable. Doté d’un objectif de 400 millions de dollars, le DRIF soutiendra l’agriculture durable, améliorera l’accès à l’eau et encouragera les solutions fondées sur la nature. Le Luxembourg a d’ores et déjà engagé deux millions d’euros en financement initial, réaffirmant ainsi son soutien à la coopération internationale et à l’investissement vert. Une crise mondiale qu’on ne peut ignorer Jusqu’à 40 % des terres mondiales sont déjà dégradées, menaçant l’alimentation, l’eau et les moyens de subsistance de près de la moitié de l’humanité. Cette dégradation est aggravée par la sécheresse, un désastre silencieux mais croissant qui coûte déjà à l’économie mondiale plus de 307 milliards de dollars par an, alimentant la faim, les migrations forcées et les inégalités. Depuis 1994, la CNULD demeure le seul traité international juridiquement contraignant consacré à la gestion durable des terres. Le Luxembourg, qui l’a ratifiée en 1997, réaffirme aujourd’hui son rôle de leader dans la réponse mondiale à la dégradation des terres et à la sécheresse, à travers le lancement du DRIF. S’appuyer sur un élan mondial La COP16 de la CNULD à Riyad a marqué un tournant décisif pour la résilience face à la sécheresse — plus de 12 milliards de dollars ont été mobilisés à travers le Partenariat mondial de Riyad pour la Résilience face à la Sécheresse en soutien aux pays vulnérables. Pourtant, le secteur privé ne représente que 6 % du financement global dans ce domaine. Le DRIF vise à combler ce fossé en proposant des mécanismes structurés d’investissement à impact. Des données éprouvées montrent que chaque dollar investi dans des solutions naturelles contre la sécheresse peut générer jusqu’à 27 dollars de retombées: le DRIF entend ainsi libérer des investissements évolutifs, rentables et durables au bénéfice des communautés vulnérables. « La création de ce fonds n’est pas seulement une innovation financière – c’est une bouée de sauvetage pour les communautés en première ligne face à la sécheresse », a déclaré la Secrétaire exécutive de la CNULD, Yasmine Fouad. « Elle démontre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les gouvernements, le système onusien et le secteur privé s’unissent autour d’une vision commune: un avenir plus résilient pour les populations et la planète. » Le rôle moteur du Luxembourg dans la finance durable Avec son appui au DRIF, le Luxembourg consolide sa position de pionnier de la finance durable et à impact. Par cette initiative, il ouvre un nouveau chapitre de la coopération internationale en matière de résilience face à la sécheresse - un chapitre où le leadership public et l’investissement privé s’allient pour protéger les moyens de subsistance, restaurer les terres et garantir l’accès à l’eau pour les générations futures. 

Luxembourg lance un Fonds d'Investissement pour la Résilience face à la Sécheresse: Un mécanisme innovant pour mobiliser le secteur privé
Panama accueille une réunion des Nations Unies sur la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse 

La 23e réunion du Comité chargé de l'examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC23) se tiendra à Panama, du 1er au 5 décembre 2025 L’emblème du CRIC23 met en lumière l’Engagement nature du Panama sur les terres, le climat et la biodiversité Bonn / Panama, 15 septembre 2025 – Les représentants de 196 pays et de l’Union européenne se réuniront au Panama du 1er au 5 décembre 2025 pour examiner leurs efforts de lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, en tant que Parties à l’unique traité mondial juridiquement contraignant sur la question — l’une des trois Conventions de Rio, aux côtés de celles sur la biodiversité et le climat. La 23e réunion du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC23) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) rassemblera environ 500 délégués issus des gouvernements, de la société civile et du monde universitaire pour évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de la Convention. Partie à la CNULCD depuis 1996, le Panama s’est engagé à parvenir à la neutralité en matière de dégradation des terres d’ici 2030. Le pays a identifié 31 zones critiques et met en œuvre des programmes de reboisement et d’adaptation au Corridor sec, soulignant ainsi son rôle d’hôte régional. En 2023, il a connu l’année la plus sèche jamais enregistrée, au cours de laquelle les pénuries d’eau ont perturbé le trafic du canal de Panama et montré comment une sécheresse locale peut avoir des répercussions mondiales. Juan Carlos Navarro, ministre de l’Environnement du Panama, a souligné : « Jamais auparavant un pays n’avait accueilli, au cours d’une même année, les trois grandes conventions environnementales des Nations Unies — sur l’action climatique, la biodiversité, la désertification et la gestion durable des terres. Par cet engagement, le Panama réaffirme sa détermination à préserver la nature et à promouvoir le développement durable, tout en réitérant son appel à gérer de manière intégrée ces trois piliers afin de faire face à la crise planétaire et de construire un avenir résilient pour nos communautés. » La Secrétaire exécutive de la CNULCD, Yasmine Fouad, a déclaré : « Les sécheresses sévères et la perte de terres fertiles mettent déjà sous pression la production alimentaire et énergétique, déplacent des communautés rurales et menacent les moyens de subsistance de millions de personnes. Nulle part cela n’est plus visible qu’en Amérique latine et dans les Caraïbes, une région où la dégradation des terres est particulièrement grave, touchant au moins 20 % de la superficie totale. En accueillant le CRIC23, le Panama se place au centre de la réponse collective — de son Engagement nature national à l’Initiative régionale du Corridor sec — et contribuer à créer l’élan nécessaire pour renforcer la résilience face à la sécheresse et restaurer les terres à l’échelle mondiale » Ce CRIC mettra également un accent particulier sur la dimension de genre. Les femmes figurent parmi les plus durement touchées par la dégradation des terres : elles subissent au quotidien les conséquences des sols appauvris et de la sécheresse, tout en restant à l’avant-garde pour subvenir aux besoins de leur famille et assurer l’alimentation des communautés. Les données récentes de la CNULCD montrent l’urgence d’agir : le monde perd chaque année près de 100 millions d’hectares de terres saines et plus de 70 % des zones terrestres ont connu une augmentation de l’aridité au cours des 30 dernières années, compromettant la capacité de la planète à nourrir une population croissante. Pour atteindre les objectifs mondiaux de restauration des terres et lutter contre la désertification et la sécheresse d’ici 2030, il faudra mobiliser 1 milliard de dollars US par jour — une fraction de ce qui est actuellement consacré à des incitations et investissements pervers. Le CRIC23 se tiendra au Panama Convention Center, à Panama City. Les Parties examineront les progrès accomplis et formuleront des recommandations pour atteindre les cibles mondiales de prévention et de restauration des terres et de renforcement de la résilience à la sécheresse d’ici 2030. Le CRIC23 discutera également du cadre stratégique post-2030 et réunira des acteurs clés, notamment les femmes, les jeunes, les peuples autochtones et les communautés locales. Le logo du CRIC23 s’inspire de la fleur de colombe (Peristeria elata), fleur nationale du Panama. En son centre, l’esquisse d’une colombe blanche en plein vol émerge — un symbole universel de paix et d’unité. Aujourd’hui, cette fleur délicate est de plus en plus menacée par la désertification dans son habitat naturel, ce qui souligne l’urgence de protéger la biodiversité et de restaurer nos sols. L’emblème du CRIC23 met également en valeur l’Engagement nature du Panama, qui unit ses engagements en matière de terres, de climat et de biodiversité dans une vision commune. Le logo rend en outre hommage au patrimoine naturel et culturel du Panama et reflète la volonté du pays de bâtir un avenir résilient, durable et en harmonie avec la nature. Notes aux rédacteurs    Les représentants des médias accrédités sont invités à assister au CRIC22 et aux événements associés. Le Bulletin des Négociations de la Terre de l'IIDD fournira des informations quotidiennes sur le CRIC23.   Le programme des événements parallèles est disponible ici : https://www.unccd.int/cric23/side-events Les supports visuels sur le CRIC23 et le tableau de bord de données de la CNULCD sont disponibles ici : https://trello.com/b/zq0kxtkK/unccd-cric23-panama-2025 L’inscription en ligne pour les médias sera ouverte à partir du 15 septembre 2025 à l’adresse suivante : https://indico.un.org/e/unccd-cric23 (cliquer sur « Media Registration »). Pour vous inscrire, veuillez fournir les documents suivants: Une photo d'identité récente ; Une carte de presse valide ; Une copie (photo et pages de signature) de votre passeport (pour les journalistes étrangers) ou de votre carte d'identité nationale (pour les demandeurs locaux) ;  Une lettre d'introduction du chef de bureau qui sponsorise votre voyage à la session. Pour les journalistes indépendants, une lettre de l'organe de presse qui vous confie la couverture de la conférence est nécessaire ;  Après cette date, l’inscription sur place aura lieu au Centre d’accréditation et d’enregistrement du Panama Convention Center (Calle General Juan D. Perón, Amador, Panama City) pendant les heures officielles d’ouverture. Les journalistes inscrits en ligne pourront retirer leur accréditation au Panama Convention Center sur présentation d’une carte de presse valide et d’un document d’identité. Pour plus d’informations sur les conditions de visa et l’introduction de matériel de reportage au Panama, veuillez consulter : https://es.tourismpanama.com/planea-tus-vacaciones/requisitos-de-viaje/ Pour toute question relative à l’accréditation ou à la couverture médiatique de l’événement, veuillez contacter : press@unccd.int Un espace de travail réservé à la presse et aux médias sera disponible sur le lieu de la conférence.    Des informations supplémentaires et des mises à jour médiatiques sur la Convention et le CRIC23 seront disponibles sur le site Internet de la CNULCD : https://www.unccd.int/cric23  À propos de la CNULCD  La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) incarne la vision et la voix mondiales pour la gestion des terres. Elle rassemble gouvernements, scientifiques, décideurs, secteur privé et communautés autour d’une vision commune et d’une action globale pour restaurer et gérer durablement les terres de la planète, au bénéfice de l’humanité et de l’environnement. Bien plus qu’un traité international signé par 197 Parties, la CNULCD constitue un engagement multilatéral visant à atténuer les effets de la dégradation des terres aujourd’hui et promouvoir une gestion durable des terres demain. Son objectif : garantir à tous, l’accès équitable à la nourriture, à l’eau, à un habitat et à des opportunités économiques, dans un esprit d’inclusion et de justice sociale.  

Panama accueille une réunion des Nations Unies sur la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse 
UNCCD Executive Secretary Yasmine Fouad meets COP16 Presidency in Riyadh on her first official mission

Riyadh, 14 September 2025 – On her first official mission as UNCCD Executive Secretary, Yasmine Fouad met with HE Eng. Abdulrahman Al-Fadley, Saudi Minister of Environment, Water and Agriculture and COP16 President, at the Ministry’s headquarters in Riyadh."My visit to Riyadh was an opportunity to reinforce our shared commitment and emphasize the critical leadership of the Saudi COP16 Presidency as we work toward COP17," said Dr. Fouad. "To address the profound impacts of land degradation on food insecurity and economic uncertainty, we must act decisively and collectively. Our partnership is key to mobilizing political will and resources to restore land and hope."Discussions focused on shared priorities, including accelerating efforts toward drought resilience, transforming food systems, and creating new opportunities for private sector engagement in land restoration.On drought resilience, the meeting followed up on the launch of the Riyadh Global Drought Resilience Partnership at COP16, emphasizing the need for a proactive, global approach to preparedness and response, and for strong policies that support vulnerable communities and ecosystems.On food systems, the two leaders highlighted the crucial link between healthy land and sustainable food production. Building on the landmark COP16 decision on productive agricultural lands, they noted that agriculture remains a major driver of land degradation, deforestation, freshwater extraction and biodiversity loss worldwide, and must be transformed to become part of the solution.On private sector engagement, discussions built on the Business for Land Initiative endorsed by leaders at COP16, concentrating on strategies to unlock financing and innovation, reduce investment risks, and develop a compelling business case for companies to become key partners in achieving Land Degradation Neutrality, supporting sustainable agricultural practices and restoring land.Hosted by the Kingdom of Saudi Arabia in December 2024, UNCCD COP16 was the largest and most inclusive in the Convention’s history, resulting in 39 decisions adopted by UNCCD’s 197 Parties."I am confident that through the Saudi COP16 Presidency and the upcoming Mongolian COP17 Presidency, we will be able to showcase that we can be united for land, united for people and united with hope," Ms. Fouad added.For more information, please contact: UNCCD Press Office press@unccd.int; About UNCCD The United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) is the global vision and voice for land. We unite governments, scientists, policymakers, private sector and communities around a shared vision and global action to restore and manage the world’s land for the sustainability of humanity and the planet. Much more than an international treaty signed by 197 parties, UNCCD is a multilateral commitment to mitigating today’s impacts of land degradation and advancing tomorrow’s land stewardship in order to provide food, water, shelter and economic opportunity to all people in an equitable and inclusive manner. 

UNCCD Executive Secretary Yasmine Fouad meets COP16 Presidency in Riyadh on her first official mission
Réformer les systèmes alimentaires mondiaux pour enrayer la crise croissante des terres

Il est impératif d'infléchir la courbe de la dégradation des sols en réduisant le gaspillage alimentaire, en libérant le potentiel alimentaire durable des océans et en  restaurant la moitié des terres dégradées d'ici 2050. Dans une publication parue dans Nature, vingt et un scientifiques renommés appellent à une transformation en profondeur des systèmes alimentaires afin de freiner et d’inverser la dégradation des terres — une condition essentielle, selon eux, pour atténuer le changement climatique et enrayer la perte de biodiversité. L’article se distingue en quantifiant, à l’horizon 2050, l’impact d’une réduction de 75 % du gaspillage alimentaire et d’un recours accru à l’alimentation marine durable — des mesures qui, à elles seules, permettraient d’épargner une surface supérieure à celle du continent africain. Selon l’article : « Les systèmes alimentaires restent largement absents des accords intergouvernementaux et insuffisamment pris en compte dans les stratégies actuelles de lutte contre la dégradation des terres. Une réforme rapide et cohérente à l’échelle mondiale permettrait pourtant de passer d’une situation de crise à une dynamique de restauration, et d’ouvrir la voie à un avenir plus durable et plus équitable pour tous. » Les auteurs insistent particulièrement sur la nécessité de mettre un terme au gaspillage alimentaire et de gérer les terres de manière durable, et proposent un objectif ambitieux mais atteignable : restaurer 50 % des terres dégradées d’ici 2050 (contre celui actuel de 30 % d’ici 2030). Ils soulignent par ailleurs que ces mesures offriraient des co-bénéfices considérables pour le climat, la biodiversité et la santé mondiale. Le professeur Fernando T. Maestre, auteur principal de l’article et chercheur à l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST), en Arabie Saoudite, déclare : « Cet article présente un ensemble d’actions audacieuses et cohérentes pour répondre simultanément à la dégradation des terres, à la perte de biodiversité et au changement climatique, en traçant une feuille de route claire à l’horizon 2050. » « En repensant nos systèmes alimentaires, en restaurant les terres dégradées, en exploitant le potentiel des ressources marines durables et en renforçant la coopération entre pays et secteurs, nous pouvons « infléchir la courbe » et inverser la tendance de dégradation des terres tout en progressant vers les objectifs de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), ainsi que ceux d’autres accords internationaux. » Barron J. Orr, co-auteur et scientifique en chef de la CNULCD, ajoute : « Lorsque les sols perdent leur fertilité, que les nappes phréatiques s’épuisent et que la biodiversité disparaît, la restauration devient infiniment plus coûteuse. Les taux actuels de dégradation des terres contribuent à une cascade de défis mondiaux croissants, notamment l'insécurité alimentaire et hydrique, les déplacements forcés et les migrations de population, les troubles sociaux et les inégalités économiques.»  «  La dégradation des terres n’est pas qu’un enjeu rural : elle a un impact direct sur ce que nous mangeons, sur l’air que nous respirons et sur la stabilité du monde dans lequel nous vivons. Il ne s’agit pas seulement de préserver l’environnement, mais bien de protéger notre avenir commun. » Recommandations clés : 1. Restaurer 50 % des terres dégradées grâce à des pratiques durables de gestion des sols permettrait de récupérer environ 3 millions de km² de terres cultivées et 10 millions de km² de terres non cultivées, soit un total de 13 millions de km². Selon l’article, la restauration des terres doit inclure les populations qui y vivent et les utilisent au quotidien — en particulier les peuples autochtones, les petits exploitants agricoles, les femmes et les communautés vulnérables. Pour soutenir ces populations, les auteurs recommandent : Un meilleur appui aux petits agriculteurs : la majeure partie de l’alimentation mondiale est produite par des petites exploitations ou des fermes familiales. L’article plaide pour une réorientation des subventions agricoles : moins pour les grandes exploitations industrielles, plus pour les petits producteurs durables. Il préconise aussi d’encourager une gestion responsable des terres parmi les 608 millions de fermes recensées dans le monde, et de faciliter leur accès aux technologies, aux droits fonciers sécurisés et à des marchés équitables. Des taxes ou redevances foncières : pour récompenser les pratiques agricoles à faible impact et pénaliser les activités polluantes. Un étiquetage environnemental :  pour permettre aux consommateurs de faire des choix alimentaires éclairés et respectueux de la planète. De meilleures données et rapports : pour suivre les émissions et évaluer les impacts liés à l’usage des terres. 2. Réduire le gaspillage alimentaire de 75 % :  on estime que 56,5 millions de km² de terres agricoles (cultures et pâturages) sont utilisées pour produire des aliments, dont environ 33 % sont gaspillés — 14 % sont perdus après la récolte sur les exploitations, et 19 % au niveau de la distribution, de la restauration et des ménages.  Réduire ce gaspillage de 75 % permettrait ainsi d’épargner environ 13,4 millions de km² de terres. Les auteurs mettent en avant plusieurs mesures clés : -Mettre en place des politiques pour prévenir la surproduction et les pertes alimentaires -Interdire les normes de l’industrie agroalimentaire qui écartent les produits dits « moches » -Encourager les dons alimentaires et la vente à prix réduit des produits proches de leur date limite -Mener des campagnes de sensibilisation pour réduire le gaspillage au sein des foyers -Soutenir les petits agriculteurs des pays en développement dans l’amélioration du stockage et du transport Ils citent en exemple une nouvelle législation en Espagne, qui oblige les commerces à donner ou vendre leurs surplus, impose aux restaurants de proposer des contenants à emporter, et demande à tous les acteurs de la chaîne alimentaire de mettre en place des plans formels de réduction du gaspillage. 3. Intégrer les systèmes alimentaires terrestres et marins : la viande rouge produite de manière non durable mobilise d’importantes quantités de terres, d’eau et de fourrage, tout en générant de fortes émissions de gaz à effet de serre. À l’inverse, les produits de la mer et les algues offrent des alternatives durables et nutritives. Les algues, par exemple, ne nécessitent pas d’eau douce et absorbent le carbone atmosphérique. L’aquaculture responsable — axée sur des espèces à faible impact, comme les moules ou les produits dérivés des algues — peut contribuer à alléger la pression sur les terres.  Les auteurs recommandent : de remplacer 70 % de la viande rouge produite de manière non-durable par des produits de la mer, tels que le poisson (sauvage ou d’élevage) et les mollusques. Cela permettrait d'économiser 17,1 millions de km² de terres actuellement utilisées pour le pâturage et l'alimentation du bétail d’utiliser des produits dérivés d’algues comme substituts végétaux — remplacer ne serait-ce que 10 % de la consommation mondiale de légumes par des produits à base d’algues permettrait de libérer plus de  0.4 millions de km²  de terres agricoles. Ces changements concernent avant tout les pays les plus riches, où la consommation de viande reste très élevée. Dans certaines régions à faible revenu, en revanche, les produits d’origine animale restent essentiels pour une alimentation équilibrée. Au total, les mesures 2 et 3 liées aux systèmes alimentaires permettraient d’épargner environ 30,9 millions de km² — une surface équivalente à celle de l’Afrique. La combinaison de ces trois leviers — réduction du gaspillage alimentaire, restauration des terres et transition vers des régimes alimentaires plus durables — permettrait de restaurer ou d’épargner environ 43,8 millions de km² de terres en 30ans (2020-2050).  Ensemble, ces mesures contribueraient également à : A l’effort de réduction des émissions en évitant environ 13 gigatonnes d’équivalent CO₂ par an d’ici à 2050 ;  Préserver la biodiversité, en améliorant la qualité des habitats et le fonctionnement des écosystèmes, tout en évitant la conversion des derniers espaces naturels en terres agricoles ;  Aider la communauté internationale à atteindre ses engagements, notamment dans le cadre des trois Conventions de Rio (climat, biodiversité et désertification), des Objectifs de développement durable (ODD), et d’autres accords multilatéraux. Une action coordonnée entre les Conventions de Rio Les auteurs appellent les trois conventions de Rio des Nations Unies — la CDB, la CNULCD et la CCNUCC — à s’unir autour d’objectifs communs en matière de gestion des terres et de systèmes alimentaires. Ils encouragent le partage des connaissances les plus avancées, un suivi régulier des progrès, ainsi qu’une meilleure intégration des données scientifiques dans les politiques publiques, afin d’accélérer l’action sur le terrain. Selon eux, les systèmes alimentaires et la gestion des terres jouent un rôle central dans la réalisation des objectifs des trois conventions, mais aussi des Objectifs de développement durable. Ils appellent les Parties aux trois conventions à promouvoir des actions multilatérales coordonnées et concertées sur les terres et les systèmes alimentaires. À leur dernière Conférence des Parties (COP16), tenue à Riyad (Arabie Saoudite), les 197 Parties à la CNULCD ont d’ailleurs adopté une décision visant à éviter, réduire et inverser la dégradation des terres et des sols agricoles. Commentaires additionnels « La terre, ce n’est pas seulement du sol et de l’espace. Elle abrite la biodiversité, régule le cycle de l’eau, stocke le carbone et contrôle le climat. Elle nous nourrit, soutient la vie et porte en elle les racines profondes de notre héritage et de nos savoirs. Aujourd’hui, plus d’un tiers des terres émergées sert à produire notre alimentation — pour une population mondiale de plus de 8 milliards d’habitants. Et pourtant, l’agriculture industrielle, la déforestation et la surexploitation dégradent les sols, polluent les eaux et détruisent des écosystèmes vitaux. La production alimentaire à elle seule est responsable de près de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il faut agir. Pour garantir un avenir viable et protéger nos terres, nous devons repenser notre manière de cultiver, de vivre, et de nous relier à la nature — et  les uns aux autres. Il est temps d’adopter une véritable éthique du soin des terres : les considérer comme des alliées vivantes, et non plus comme de simples ressources à exploiter. » — Elisabeth Huber-Sannwald, co-autrice, professeure à l’Instituto Potosino de Investigación Científica y Tecnológica, San Luis Potosí, Mexique « La dégradation des terres est un facteur majeur de migration forcée et de conflits liés aux ressources.  Les régions qui dépendent fortement de l’agriculture pour vivre — en particulier les petits exploitants qui nourrissent une grande partie du monde — sont particulièrement vulnérables. Ces pressions peuvent déstabiliser des régions entières et accentuer les risques à l’échelle mondiale. » — Dolors Armenteras, co-autrice, professeure d’écologie du paysage, Universidad Nacional de Colombia, Bogotá « Intégrer les systèmes alimentaires terrestres et marins est essentiel pour garantir la sécurité alimentaire, restaurer les terres dégradées et maintenir des populations en bonne santé. » — Carlos M. Duarte, co-auteur, professeur en sciences marines, KAUST ****** Quelques chiffres clés 56 % : Augmentation estimée de la production alimentaire nécessaire d’ici 2050 si nous maintenons les tendances actuelles 34 % : Part des terres émergées (hors zones glacées) déjà utilisées pour la production alimentaire — un chiffre qui pourrait atteindre 42 % d’ici 2050 21 % : Part des émissions mondiales de gaz à effet de serre générées par les systèmes alimentaires 80 % : Proportion de la déforestation mondiale liée à la production alimentaire 70 % : Part de la consommation d’eau douce destinée à l’agriculture 33 % : Part des denrées alimentaires produites dans le monde qui sont actuellement gaspillées 1 000 milliards de dollars américains: Valeur annuelle estimée des pertes et gaspillages alimentaires à l’échelle mondiale 75 % : Objectif ambitieux de réduction du gaspillage alimentaire mondial d’ici 2050 50 % : Part des terres dégradées que les auteurs proposent de restaurer d’ici 2050 via une gestion durable des sols 278 milliards de dollars américains :  Montant du déficit annuel de financement pour atteindre les objectifs de restauration fixés par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD).  608 millions : Nombre total de fermes dans le monde 90 % : Pourcentage des exploitations agricoles de moins de 2 hectares 35 % : Part de la production alimentaire mondiale assurée par les petites exploitations  6,5 milliards de tonnes : Rendement potentiel de biomasse grâce à la culture d’algues sur 650 millions d’hectares d’océans 17,5 millions de km² : Surface de terres agricoles qui pourrait être épargnée si l’humanité adoptait le régime alimentaire Rio+ (moins de viande rouge, plus de produits de la mer et à base d’algues) 166 millions : Nombre de personnes qui pourraient éviter des carences en micronutriments grâce à une consommation accrue d’aliments aquatiques ******* Infléchir la courbe de la dégradation des sols pour atteindre les objectifs environnementaux mondiaux, https://doi.org/10.1038/s41586-025-09365-5 Auteurs Fernando T. Maestre – Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST), Arabie Saoudite (auteur principal)  Emilio Guirado – Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST), Arabie Saoudite   Dolors Armenteras – Université nationale de Colombie, Bogotá, Colombie   Hylke E. Beck – Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST), Arabie Saoudite   Mashael bint Saud AlShalan – Aeon Collective, Riyad, Arabie Saoudite  Noura bint Turki Al-Saud – Aeon Collective, Riyad, Arabie Saoudite  Ralph Chami – Blue Green Future LLC, Washington D.C., États-Unis  Bojie Fu – Laboratoire clé d’écologie régionale et urbaine, Académie chinoise des sciences & Université de l’Académie chinoise des sciences, Pékin, Chine  Helene Gichenje – Consultante indépendante, Nairobi, Kenya  Elisabeth Huber-Sannwald – Institut de recherche scientifique et technologique de San Luis Potosí, Mexique  Chinwe Ifejika Speranza – Institut de géographie, Université de Berne, Suisse  Jaime Martínez-Valderrama – Station expérimentale des zones arides, CSIC, Almería, Espagne  Matthew F. McCabe – Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST), Arabie Saoudite  Barron J. Orr – Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), Bonn, Allemagne  Ting Tang – Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST), Arabie Saoudite  Graciela Metternicht – Université de Western Sydney, Australie  Michael Miess – Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST), Arabie Saoudite  James F. Reynolds – Nicholas School of the Environment et Département de biologie, Université Duke, États-Unis   Lindsay C. Stringer – Université de York, Royaume-Uni   Yoshihide Wada – Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST), Arabie Saoudite   Carlos M. Duarte – Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST), Arabie Saoudite ******* A propos de KAUST Fondée en 2009, l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST) est une université de recherche de niveau post-universitaire, dédiée à la recherche de solutions face aux grands défis scientifiques et technologiques mondiaux — ainsi qu’à ceux auxquels fait face l’Arabie saoudite — dans des domaines tels que l’alimentation et la santé, l’eau, l’énergie, l’environnement et le numérique.  KAUST adopte une approche interdisciplinaire fondée sur la curiosité scientifique.L’université rassemble des chercheurs et talents du monde entier pour faire progresser la recherche. Plus de 120 nationalités vivent, travaillent et étudient sur son campus. KAUST est également un moteur d’innovation, de développement économique et de prospérité sociale, avec des recherches donnant lieu à de nouveaux brevets et produits, à des start-ups ambitieuses, à des initiatives régionales et mondiales, ainsi qu’à des partenariats avec d’autres institutions académiques, des entreprises et des agences saoudiennes. https://www.kaust.edu.sa/en A propos de la CNULCD   La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la vision et la voix mondiales de la terre. Nous unissons les gouvernements, les scientifiques, les décideurs, le secteur privé et les communautés autour d'une vision commune et d'une action mondiale pour restaurer et gérer les terres du monde pour la sauvegarde de l'humanité et de la planète. Bien plus qu'un traité international signé par 197 parties, la Convention sur la lutte contre la désertification est un engagement multilatéral visant à atténuer les effets actuels de la dégradation des terres et à faire évoluer la gestion des terres de demain afin de fournir de la nourriture, de l'eau, des logements et des opportunités économiques à tous les peuples de manière équitable et inclusive. La 16ᵉ session de la Conférence des Parties (COP16) à la CNULCD s’est tenue à Riyad, en Arabie saoudite, en décembre 2024. La Mongolie accueillera la COP17 à Oulan-Bator, du 17 au 28 août 2026 — un événement majeur qui coïncidera avec l’Année internationale du pastoralisme et des pâturages proclamée par les Nations Unies. Des délégués des Parties à la Convention, des chefs d’État, des ministres, ainsi que des représentants d’organisations internationales, de la communauté scientifique, de la société civile et du secteur privé se réuniront pour accélérer l’action contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. 

Réformer les systèmes alimentaires mondiaux pour enrayer la crise croissante des terres
Passage de relais à la tête de la CNULCD : Ibrahim Thiaw   passe le flambeau à Yasmine Fouad

Bonn, Allemagne, 5 août 2025 – La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) célèbre aujourd'hui une transition historique à sa tête, alors que le secrétaire exécutif sortant Ibrahim Thiaw transmet ses responsabilités à Yasmine Fouad, ancienne ministre égyptienne de l'Environnement, au siège du secrétariat de la Convention à Bonn. De nationalité mauritanienne, M. Thiaw a dirigé le secrétariat de la CNULD depuis 2019, après avoir consacré plus de 40 ans à la cause environnementale, dont les douze dernières années au sein du système des Nations Unies. Sous sa direction, la Convention a accompli des avancées significatives dans sa mission de protection des populations et des écosystèmes par la restauration des terres et la construction d’un avenir plus sûr, plus juste et plus durable.  Alors que la dégradation des terres et la désertification sont souvent perçues comme des défis insurmontables, la CNULCD a prouvé que la restauration des terres constitue une solution aux multiples facettes.  Peu de régions en témoignent autant que le Sahel africain, le Moyen-Orient au sens large, et l’Asie centrale. La CNULCD a ainsi soutenu les Parties dans la mise en œuvre d’initiatives de restauration à grande échelle, telles que la Grande Muraille Verte en Afrique ou l'Initiative verte du Moyen-Orient. La restauration des terres dégradées permet de garantir une meilleure sécurité alimentaire, de stabiliser les économies et les sociétés, de lutter contre le changement climatique et de restaurer les ressources en eau ainsi que la biodiversité. L'Initiative mondiale pour la restauration des terres du G20 s’inscrit également dans cet effort collectif.  Au cours des quatre dernières années, une prise de conscience s’est opérée quant à la nécessité d'intensifier les efforts mondiaux pour accroître la résilience face aux sécheresses de plus en plus fréquentes et intenses, culminant avec le lancement de l'Alliance internationale pour la résilience à la sécheresse en 2022 et du Partenariat mondial de Riyad pour la résilience à la sécheresse en 2024, soutenus par de solides engagements politiques et financiers. Le visage humain : le mandat de la CNULCD s’inscrit à la croisée du bien-être humain et de la protection des écosystèmes, dans un contexte de vulnérabilité ou de rareté des ressources. Dans ce cadre, les communautés locales, les petits exploitants, les jeunes femmes et les peuples autochtones ont été placés au cœur des priorités. Lors de la COP16 de la CNULCD, les Parties ont adopté des décisions audacieuses pour garantir la participation significative des peuples autochtones, des communautés locales et des jeunes aux processus de la Convention. La promotion des droits fonciers des femmes a constitué l’un des axes majeurs du plaidoyer de la CNULCD, s'appuyant sur les résultats solides de la Convention en matière de promotion de l'égalité des sexes. Partenariats public-privé :  Malgré les progrès remarquables accomplis grâce aux investissements publics, une étude menée par la CNULCD en 2024 a révélé que les investissements du secteur privé dans la restauration des terres ne représentaient que 6 % du montant total. Afin de mobiliser davantage de capitaux privés au service de la restauration des terres et de la résilience face à la sécheresse, la CNULCD a établi des cadres de coopération avec des institutions telles que le Forum économique mondial, et a lancé l'initiative Business4Land. Dialogue entre science et politique : La CNULCD s'efforce de fonder ses décisions et de proposer des politiques sur des bases scientifiques solides. Dans cette optique, le renforcement de l'interface science –politique a été jugé comme essentiel. La COP16 a ainsi donné mandat pour une intégration accrue de la voix scientifique dans les processus décisionnels.  Le secrétaire exécutif sortant, Ibrahim Thiaw, a déclaré : « J'ai vu de mes propres yeux comment des terres dégradées se transforment en paysages restaurés et en moyens de subsistance revitalisés — cette transformation a inspiré chaque étape de mon parcours. Je suis fier d'avoir dirigé le secrétariat de la CNULCD et d'avoir contribué à changer la perception mondiale des terres, qui sont passées d'un problème à l'une des solutions les plus puissantes pour le développement durable. Je remercie les Parties à la CNULCD pour leur soutien et souhaite la bienvenue à la nouvelle secrétaire exécutive, Yasmine Fouad, à qui je confie un secrétariat plus fort et plus inclusif, doté d'un nouvel élan. » Yasmine Fouad, qui a exercé les fonctions de ministre de l’Environnement de l’Egypte depuis 2018, apporte plus de 25 ans d'expérience dans la diplomatie environnementale à l’intersection des enjeux climatiques, de la biodiversité et du développement durable. Elle a présidé la COP14 de la Convention sur la Diversité Biologique et a été envoyée spéciale pour la COP27 de la CCNUCC, où elle a dirigé les négociations sur le financement climatique et les solutions fondées sur la nature. La nouvelle secrétaire exécutive de la CNULCD, Yasmine Fouad, a déclaré : « Je suis profondément honorée d'assumer cette fonction et je remercie mon prédécesseur, Ibrahim Thiaw, pour sa contribution inestimable à la Convention et, plus largement, à l’agenda du développement durable des Nations Unies. En m'appuyant sur les 30 années d'expérience de la CNULCD, je défendrai des solutions intégrées dans les domaines des terres, du climat et de la biodiversité, et je m'engage à élaborer avec toutes les parties et tous les acteurs concernés des objectifs ambitieux et globaux pour l'après-2030. Ensemble, la CNULCD renforcera les partenariats, amplifiera la voix des plus touchés et mènera des actions audacieuses pour guérir nos terres, renforcer la résilience face aux sécheresses, restaurer nos écosystèmes et assurer l'avenir des populations. » Pour plus d’informations, veuillez contacter : Bureau de presse de la CNULCD : press@unccd.int – Tél. : +49 228 8152859 / +49 173 2680229  À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) incarne la vision et la voix mondiales pour la gestion des terres. Elle rassemble gouvernements, scientifiques, décideurs, secteur privé et communautés autour d’une vision commune et d’une action globale pour restaurer et gérer durablement les terres de la planète, au bénéfice de l’humanité et de l’environnement. Bien plus qu’un traité international signé par 197 Parties, la CNULCD constitue un engagement multilatéral visant à atténuer les effets de la dégradation des terres aujourd’hui et promouvoir une gestion durable des terres demain. Son objectif : garantir à tous, l’accès équitable à la nourriture, à l’eau, à un habitat et à des opportunités économiques, dans un esprit d’inclusion et de justice sociale. 

Passage de relais à la tête de la CNULCD : Ibrahim Thiaw    passe le flambeau à Yasmine Fouad
Ζones critiques de sécheresse dans le monde : Alerte sur les souffrances extrêmes et les pertes économiques  

Crises alimentaires, hydriques et énergétiques, tragédies humaines entre 2023 et 2025 : une analyse approfondie signée par le Centre national américain de lutte contre la sécheresse et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Selon un rapport soutenu par les Nations Unies et publié aujourd'hui, certaines sécheresses les plus importantes et dommageables de l'histoire ont eu lieu depuis 2023, sous l'effet des changements climatiques et de la pression continue exercée sur les terres et les ressources en eau. Préparé par le Centre national américain de lutte contre la sécheresse (NDMC) et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), avec l’appui de l’Alliance internationale pour la résilience face à la sécheresse (IDRA), le rapport « Sécheresse 2023–2025 : zones critiques dans le monde – Trajectoires vers l’impact » offre un aperçu complet de la manière les sécheresses aggravent la pauvreté, la faim, la précarité énergétique et provoquent l’effondrement des écosystèmes. « La sécheresse est un tueur silencieux. Elle s’installe insidieusement, épuise les ressources et détruit les vies lentement. Les cicatrices qu’elle laisse sont profondes », affirme Ibrahim Thiaw, Secrétaire exécutif de la CNULCD. « La sécheresse n’est plus une menace lointaine. Elle est là, elle s’intensifie et exige une coopération mondiale urgente. Quand énergie, nourriture et eau viennent à manquer en même temps, les sociétés vacillent. C’est la nouvelle réalité à laquelle il faut se préparer », ajoute-t-il. « Ce n’est pas une simple vague de sécheresse », déclare Dr Mark Svoboda, co-auteur du rapport et directeur du NDMC. « C’est une catastrophe mondiale lente, la pire que je n’aie jamais observée. Ce rapport souligne l’urgence d’un suivi systématique des impacts de la sécheresse sur les vies humaines, les moyens de subsistance et les écosystèmes. » « Les pays méditerranéens subissent les signes avant-coureurs des économies modernes », ajoute-t-il. « Les difficultés vécues par l’Espagne, le Maroc et la Turquie pour sécuriser l’eau, la nourriture et l’énergie sont un aperçu de notre avenir si le réchauffement climatique se poursuit sans contrôle. Aucun pays, quel que soit son niveau de richesse ou de préparation, ne peut se permettre l’inaction. » Une crise d’ampleur mondiale Le nouveau rapport synthétise des informations issues de centaines de sources gouvernementales, scientifiques et médiatiques afin de mettre en lumière les impacts les plus sévères dans les zones de sécheresse les plus critiques, notamment en Afrique (Somalie, Éthiopie, Zimbabwe, Zambie, Malawi, Botswana, Namibie), en Méditerranée (Espagne, Maroc, Turquie), en Amérique latine (Panama, bassin amazonien) et en Asie du Sud-Est.  AfriquePlus de 90 millions de personnes en Afrique de l’Est et australe sont confrontées à une faim aiguë. Certaines zones subissent leur pire sécheresse jamais enregistrée. L’Afrique australe, déjà sujette à la sécheresse, a été dévastée. En août 2024, environ un sixième de la population, soit 68 millions de personnes, avait besoin d’aide alimentaire. En Éthiopie, au Zimbabwe, en Zambie et au Malawi, les récoltes de maïs et de blé ont échoué à plusieurs reprises. Au Zimbabwe, la récolte de maïs de 2024 a chuté de soixante-dix pour cent par rapport à l’année précédente. Les prix du maïs ont doublé. Environ 9 000 têtes de bétail sont mortes de soif et de faim. En Somalie, le gouvernement estime que 43 000 personnes sont mortes en 2022 à cause de la faim liée à la sécheresse. Début 2025, 4,4 millions de personnes — soit un quart de la population — sont en situation d’insécurité alimentaire grave. Parmi elles, 784 000 devraient atteindre un niveau d’urgence. La Zambie a connu l’une des pires crises énergétiques au monde. En avril 2024, le fleuve Zambèze est tombé à vingt pour cent de sa moyenne à long terme. La principale centrale hydroélectrique du pays, le barrage de Kariba, est tombée à sept pour cent de sa capacité de production. Cela a entraîné des coupures de courant pouvant aller jusqu’à 21 heures par jour, et la fermeture d’hôpitaux, de boulangeries et d’usines. MéditerranéeEspagne : Les pénuries d’eau ont touché l’agriculture, le tourisme et l’approvisionnement domestique. En septembre 2023, deux années de sécheresse et une chaleur record ont entraîné une baisse de cinquante pour cent de la récolte d’olives. Les prix de l’huile d’olive ont doublé dans tout le pays. Maroc : En 2025, la population ovine était inférieure de trente-huit pour cent par rapport à 2016, ce qui a conduit à un appel royal pour annuler les sacrifices traditionnels de l’Aïd. Turquie : La sécheresse a accéléré l’épuisement des nappes phréatiques, provoquant l’apparition de dolines qui représentent un danger pour les communautés et leurs infrastructures, tout en réduisant de manière permanente la capacité de stockage des aquifères. Amérique latine Bassin amazonien : Les rivières ont atteint leurs plus bas niveaux en 2023 et 2024, entraînant la mort massive de poissons et de dauphins menacés d’extinction. L’approvisionnement en eau potable et les transports ont été perturbés pour des centaines de milliers de personnes. Avec l’intensification de la déforestation et des incendies, l’Amazonie risque de passer du rôle de puits de carbone à celui de source de carbone. Canal de Panama : La baisse des niveaux d’eau a réduit le nombre de transits de plus d’un tiers — de trente-huit à vingt-quatre navires par jour entre octobre 2023 et janvier 2024 — perturbant gravement le commerce mondial. Face à des retards de plusieurs semaines, de nombreux navires ont été détournés vers des routes plus longues et coûteuses, via le canal de Suez ou le cap de Bonne-Espérance. Parmi les effets en chaîne : un ralentissement des exportations de soja des États-Unis et des pénuries, accompagnées d’une hausse des prix des fruits et légumes au Royaume-Uni. Asie du Sud-Est La sécheresse a perturbé la production et les chaînes d’approvisionnement de cultures clés comme le riz, le café et le sucre. En 2023–2024, les conditions de sécheresse en Thaïlande et en Inde ont provoqué des pénuries, entraînant une hausse de huit virgule neuf pour cent du prix du sucre et des produits sucrés aux États-Unis. Une « tempête parfaite » entre El Niño et le changement climatique L’épisode El Niño de 2023–2024 a amplifié les effets déjà sévères du changement climatique, provoquant des conditions de sécheresse dans de vastes zones agricoles et écologiques. Les impacts ont été les plus marqués dans les points chauds climatiques — des régions déjà touchées par la hausse des températures, la pression démographique et des infrastructures fragiles. « C’était une tempête parfaite », déclare Dr Kelly Helm Smith, coautrice du rapport, directrice adjointe du NDMC et spécialiste des impacts de la sécheresse. « El Niño a ajouté de l’huile sur le feu du changement climatique, aggravant les effets pour de nombreuses sociétés et écosystèmes déjà au-delà de leurs limites. » Dr Cody Knutson, co-auteur du rapport et responsable de la recherche sur la planification de la sécheresse au NDMC, souligne une estimation récente de l’OCDE : aujourd’hui, un épisode de sécheresse coûte au moins deux fois plus cher qu’en 2000, avec une augmentation prévue de trente-cinq à cent dix pour cent d’ici 2035. « Les effets en cascade peuvent transformer une sécheresse régionale en choc économique mondial », ajoute-t-elle. « Aucun pays n’est à l’abri lorsque les systèmes vitaux dépendants de l’eau commencent à s’effondrer. » Les femmes et enfants sont parmi les plus touchés Les plus vulnérables face aux effets de la sécheresse sont les femmes, les enfants, les personnes âgées, les éleveurs nomades, les agriculteurs et les personnes atteintes de maladies chroniques. Les risques sanitaires incluent des flambées de choléra, une malnutrition aiguë, une déshydratation et l’exposition à de l’eau contaminée. Le rapport souligne en particulier le fardeau disproportionné supporté par les femmes et les enfants. En Afrique de l’Est, les mariages forcés de mineures ont plus que doublé, les familles cherchant à obtenir une dot pour survivre. Bien que cette pratique soit interdite en Éthiopie, sa fréquence a plus que doublé dans les quatre régions les plus durement touchées par la sécheresse. Les jeunes filles mariées peuvent apporter un revenu sous forme de dot tout en réduisant le nombre de bouches à nourrir. Au Zimbabwe, des districts entiers ont enregistré des abandons scolaires massifs dus à la faim, au coût de la vie et au manque d’installations sanitaires, en particulier pour les filles. « Les mécanismes d’adaptation que nous avons observés durant cette sécheresse étaient de plus en plus désespérés », déclare Paula Guastello, auteure principale du rapport et chercheuse au NDMC. « Des filles retirées de l’école et mariées de force, des hôpitaux plongés dans le noir, des familles creusant le lit asséché des rivières pour trouver de l’eau — même contaminée. Ce sont les signes d’une crise grave. » En Amazonie, la sécheresse a bouleversé la vie des communautés rurales et autochtones isolées. Dans certaines zones, le niveau du fleuve Amazone est tombé à son plus bas niveau jamais enregistré, laissant des habitants bloqués — y compris des femmes en train d’accoucher — et des villages entiers sans eau potable. « À mesure que les sécheresses s’intensifient, il est essentiel de travailler ensemble à l’échelle mondiale pour protéger les personnes et les écosystèmes les plus vulnérables, et réévaluer la durabilité de nos usages de l’eau dans un monde en mutation », souligne Guastello. La Secrétaire exécutive adjointe de la CNULD, Andrea Meza, déclare : « Le rapport met en lumière les impacts profonds et généralisés de la sécheresse dans un monde interconnecté : depuis ses effets en cascade sur les prix des denrées de base comme le riz, le sucre et l’huile en Asie du Sud-Est et en Méditerranée, jusqu’aux perturbations de l’accès à l’eau potable et à la nourriture en Amazonie dues à la baisse du niveau des rivières, en passant par les dizaines de millions de personnes touchées par la malnutrition et les déplacements en Afrique. » « Les preuves sont claires », ajoute Meza. « Nous devons investir d’urgence dans la gestion durable des terres et de l’eau, les solutions fondées sur la nature, les cultures adaptées et les politiques publiques intégrées, afin de renforcer notre résilience face à la sécheresse — ou faire face à des chocs économiques graves, à l’instabilité et aux migrations forcées. » Faune décimée Au-delà des 200 dauphins fluviaux menacés et de milliers de poissons morts à cause de la sécheresse en Amazonie, les impacts sur la faune comprennent : 100 éléphants sont morts de faim et de soif dans le parc de Hwange, au Zimbabwe, entre août et décembre 2023. Des hippopotames se sont retrouvés bloqués dans des lits de rivières asséchés au Botswana en 2024. Certains pays ont procédé à l’abattage d’animaux sauvages (par exemple, 200 éléphants au Zimbabwe et en Namibie) pour nourrir les communautés rurales et protéger les écosystèmes du surpâturage. Leçons et recommandations Le rapport appelle à des investissements urgents dans la préparation à la sécheresse, notamment : Le renforcement des systèmes d’alerte précoce et de la surveillance en temps réel de la sécheresse et de ses impacts, y compris les conditions favorisant l’insécurité alimentaire et hydrique. Le recours à des solutions fondées sur la nature, telles que la restauration des bassins versants et l’utilisation de cultures indigènes. Le développement d’infrastructures résilientes, incluant des systèmes énergétiques décentralisés et des technologies d’approvisionnement alternatif en eau. Une adaptation sensible au genre, pour éviter que les femmes et les filles ne soient davantage marginalisées. Une coopération internationale renforcée, notamment pour la protection des bassins fluviaux transfrontaliers et des routes commerciales. « La sécheresse n’est pas qu’un phénomène météorologique – elle peut devenir une urgence sociale, économique et environnementale », ajoute Dr Smith.  « La question n’est pas de savoir si cela se reproduira, mais si nous serons mieux préparés la prochaine fois. » « La sécheresse touche de manière disproportionnée les populations les plus vulnérables. Nous pouvons agir dès maintenant pour en atténuer les effets futurs, en garantissant à chacun l’accès à l’eau, à la nourriture, à l’éducation, aux soins de santé et à des moyens de subsistance », ajoute-t-elle. « Les nations du monde disposent des ressources et des connaissances nécessaires pour éviter de nombreuses souffrances », conclut la Dre Smith.  « La véritable question est : en avons-nous la volonté ? » Déclarations de l’IDRA La troisième vice-présidente et ministre de la transition écologique et du défi démographique d'Espagne, Sara Aagesen, a souligné le travail de l'IDRA, l'alliance coprésidée par le Sénégal et l'Espagne, qui vise à mobiliser le capital politique, technique et financier en faveur de la résilience à la sécheresse, en particulier parmi les populations les plus vulnérables et les plus touchées : « Lors de la conférence internationale sur le financement du développement à Séville, nous appelons à une mobilisation accrue des ressources financières. Nous opérons dans un contexte complexe, avec des ressources limitées, des urgences multiples et de nombreuses priorités concurrentes, ce qui signifie que nous devons agir de manière stratégique et collaborative. » Le Ministre de l’environnement et de la transition écologique du Sénégal et co-président de l'IDRA, le professeur Daouda Ngom, déclare : « La sécheresse, sous toutes ses formes, est un défi mondial qui appelle des réponses communes. Le renforcement des capacités des communautés, des pays et des régions doit être au cœur de la coopération internationale, afin de garantir un développement équitable et durable. N'oublions pas qu'investir dans la résilience à la sécheresse, c'est aussi faire un pas décisif vers plus de justice climatique. » À propos du rapport Le Centre national de lutte contre la sécheresse (NDMC) de l’Université du Nebraska–Lincoln et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) ont cherché à documenter de manière exhaustive les impacts récents de la sécheresse afin d’éclairer les politiques mondiales et de mieux préparer les sociétés aux sécheresses futures. Le rapport s’appuie sur plus de 250 études scientifiques évaluées par des pairs, des sources de données officielles et des articles de presse couvrant plus d’une douzaine de pays et régions. Chiffres clés : 68 millions : personnes ayant besoin d’aide alimentaire en Afrique australe 23 millions : personnes confrontées à une faim aiguë en Afrique de l’Est 70 pour cent : perte de la récolte de maïs au Zimbabwe (2024) Jusqu’à 21 heures par jour : coupures de courant en Zambie Plus de 200 : dauphins fluviaux menacés morts de chaleur en Amazonie (septembre 2023) 38 : transits quotidiens au canal de Panama avant la sécheresse ; vingt-quatre pendant la sécheresse 50 pour cent : chute de la production d’huile d’olive en Espagne Plus d’un million : personnes déplacées en Somalie en 2022 à cause de la sécheresse 4,4 millions : personnes en situation de faim critique (début 2025) 1,7 million : enfants souffrant de malnutrition aiguë (avril–juin 2025) 70 pour cent : baisse du débit des chutes Victoria par rapport à 2023 (côté Zambie, 2024) Plus de 100 : éléphants morts de sécheresse dans le parc de Hwange, Zimbabwe Plus de 1 600 : dolines recensées en Turquie en raison de l’épuisement des nappes phréatiques Presque doublé : prix du maïs en Zambie 22,84 milliards d’euros : investissements de l’Espagne dans l’irrigation et les infrastructures hydrauliques A propos de la CNULCD  La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la vision et la voix mondiales de la terre. Nous unissons les gouvernements, les scientifiques, les décideurs, le secteur privé et les communautés autour d'une vision commune et d'une action mondiale pour restaurer et gérer les terres du monde pour la sauvegarde de l'humanité et de la planète. Bien plus qu'un traité international signé par 197 parties, la Convention sur la lutte contre la désertification est un engagement multilatéral visant à atténuer les effets actuels de la dégradation des terres et à faire évoluer la gestion des terres de demain afin de fournir de la nourriture, de l'eau, des logements et des opportunités économiques à tous les peuples de manière équitable et inclusive. À propos de l'IDRA L'International Drought Resilience Alliance (IDRA) est la première coalition mondiale créant un élan politique et mobilisant des ressources financières et techniques pour un avenir résilient à la sécheresse. En tant que plateforme croissante de plus de 30 pays et 20 institutions, l'IDRA puise dans les forces collectives de ses membres pour faire avancer les politiques, les actions et le renforcement des capacités en matière de préparation à la sécheresse, en reconnaissant que nous ne sommes aussi résilients à la sécheresse et au changement climatique que nos terres. Le travail de l'IDRA est aligné avec et soutient le mandat de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), qui héberge le secrétariat de l'IDRA. 

Ζones critiques de sécheresse dans le monde : Alerte sur les souffrances extrêmes et les pertes économiques  
Les Nations exhortées à saisir le potentiel d’une économie de la restauration des terres de mille milliards de dollars

La Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse 2025 est organisée par la Colombie  L’Afrique et l’Amérique latine sont en tête des engagements mondiaux pour la restauration des terres Au niveau mondial, les pertes liées à la dégradation des terres représentent trois fois le montant de l’APD annuelle Un milliard de dollars par jour sont nécessaires pour restaurer 1,5 milliard d’hectares de terres Bonn/Bogota, le 17 juin 2025 – Si nous poursuivons nos activités comme si de rien n’était, une surface équivalente à celle de l’Amérique du Sud (soit 16 millions de kilomètres carrés) continuera de se dégrader d’ici 2050. Pourtant, restaurer 1,5 milliard d’hectares de terres pourrait libérer une économie de la restauration évaluée à mille milliards de dollars, a rappelé l’ONU à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, exhortant les dirigeants mondiaux à intensifier leurs actions. Dans son message, le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres a déclaré : “Ce qui est bon pour les terres est bon pour la population et l’économie. Mais l’humanité dégrade les terres à un rythme alarmant et coûte à l’économie mondiale près de 880 milliards de dollars chaque année, soit bien plus que ce qu’il suffirait d’investir pour remédier au problème.” “J’exhorte les gouvernements, les entreprises et les populations locales à entendre cet appel et à redoubler d’efforts pour que les engagements mondiaux en faveur d’une utilisation durable des terres soient honorés. Nous devons enrayer la dégradation de l’environnement et accroître les financements en faveur de la restauration des terres, notamment en mobilisant des investissements du secteur privé,” a-t-il ajouté. Cet appel à l’action a été mis en lumière lors de la célébration mondiale de cette Journée, organisée à Bogota, en Colombie, sous le thème : « Restaurer les terres. Saisir les opportunités. » Le Secrétaire exécutif de la CNULCD, Ibrahim Thiaw, a souligné : « Cette célébration met en avant les immenses bénéfices liés à la restauration de nos terres cette année ; des bénéfices que nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer, alors que dans le monde nous atteindrons 10 milliards d’habitants d’ici 2050. Il est crucial de contenir la concurrence autour des ressources naturelles qui s’amenuisent : sans alimentation saine, eau potable et matières premières, il n’y a pas de moyens de subsistance ; et sans eux, il ne peut y avoir ni prospérité économique, ni stabilité politique, ni paix durable. Une terre restaurée est une terre d’opportunités sans fin. À nous tous de saisir ces opportunités. » Libérer le potentiel mondial de la restauration des terres Selon la dernière analyse de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), restaurer un milliard d’hectares de terres dégradées dans le monde pourrait générer jusqu’à 1 800 milliards de dollars par an, chaque dollar investi rapportant entre 7 et 30 dollars grâce à l’amélioration des services écosystémiques et des moyens de subsistance. Aujourd’hui déjà, les effets combinés de la dégradation des terres et de la sécheresse coûtent à l’économie mondiale 878 milliards de dollars par an, soit trois fois plus que l’aide publique au développement (APD) versée en 2023. L’Afrique subsaharienne, qui abrite 45 pour cent des terres dégradées dans le monde, est en tête des engagements en matière de restauration, avec plus de 440 millions d’hectares promis. Cette restauration pourrait générer jusqu’à 10 millions d’emplois décents dans les secteurs de l’agriculture durable et de la foresterie, notamment dans des zones vulnérables comme le Sahel. L’Amérique latine et les Caraïbes, qui concentrent 14 pour cent des terres dégradées, affichent le deuxième objectif de restauration le plus élevé, avec plus de 220 millions d’hectares ciblés, signe d’un engagement fort en faveur de la revitalisation des terres. En Asie occidentale et en Afrique du Nord, où près de 90 pour cent des terres sont déjà dégradées, et la hausse des températures, le stress hydrique et les systèmes agricoles fragilisés exercent une pression croissante sur les populations et les écosystèmes, il est prévu de restaurer plus de de 150 millions d’hectares. La dégradation des terres est principalement causée par la déforestation, l’agriculture non durable et l’expansion urbaine, aggravée par les changements climatiques et les défis conjoints de la pauvreté et de la surconsommation. Pour atteindre les objectifs mondiaux en matière de restauration des terres, il faut investir un milliard de dollars par jour d’ici à 2030, en impliquant bien davantage le secteur privé, qui ne représente actuellement que 6 pour cent des investissements mondiaux nécessaires à la restauration des terres, socle de nos sociétés, de nos économies et de nos écosystèmes. La Colombie place la terre au cœur de son développement La Colombie, hôte de cette Journée mondiale, est l’un des pays qui place la terre au cœur de ses priorités en matière de développement, de réconciliation et de climat. La dégradation des terres touche près de 30 pour cent de son territoire, et plus de 40 pour cent de ses sols sont vulnérables à la salinisation, affectant directement un Colombien sur dix. D'où l'urgence de conserver, de gérer durablement et de faire revivre ces terres. Actuellement, le pays restaure plus de 560 000 hectares de terres, développe l’agroforesterie et renforce la planification de l’usage des terres en zones rurales. Au cours des cinq dernières années, le pays a mobilisé agriculteurs, société civile et scientifiques autour d’initiatives pour restaurer des bassins versants critiques, promouvoir la culture durable du café et de l’élevage, et améliorer la qualité des sols, notamment dans les régions caraïbes et andines. La ministre colombienne de l’Agriculture, Martha Carvajalino, a souligné l’approche intégrée du pays en matière de réforme et de restauration des terres : « En Colombie, nous savons que la simple distribution des terres ne suffit pas ; il faut aussi soigner nos terres et nos sols. Partout dans le monde, la restauration des terres est le fondement de la sécurité alimentaire et de l’emploi, elle soutient l’action pour le climat et la biodiversité, et est essentielle pour asseoir la paix et la démocratie. Alors que nous accueillons la célébration de cette Journée mondiale, nous réaffirmons notre engagement à placer la restauration des terres et des sols au cœur de notre agenda, dans l’esprit de “la terre au service de la vie. » La Secrétaire exécutive adjointe de la CNULCD, Andrea Meza, a déclaré : « Je salue l’engagement de la Colombie, qui place les terres saines au centre de son développement, de sa biodiversité et de son action climatique. Restaurer la terre n’est pas seulement une nécessité environnementale : c’est un impératif de justice environnementale et une condition préalable à la stabilité et à la prospérité. » La célébration mondiale s’inscrit dans le cadre du Forum mondial des terres, organisé par le ministère colombien de l’Agriculture et du Développement rural, le Centre de recherche et d’éducation populaire/Programme de Paix (CINEP), chef de file du Comité national d’organisation des acteurs de la société civile, avec le soutien de l’Union européenne et de la Coalition internationale pour la terre. *** Notes aux rédactions : Fiche d’information et site officiel la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse 2025 Accès aux contenus audiovisuels ici Pour plus d’informations, veuillez contacter :  Bureau de presse de la CNULCD: press@unccd.int À propos de la CNULCD  La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la voix et la vision mondiale pour la gestion des terres. Elle rassemble gouvernements, scientifiques, décideurs, secteur privé et communautés autour d’une vision commune et d’une action globale pour restaurer et gérer durablement les terres de la planète, au bénéfice de l’humanité et de l’environnement.  Bien plus qu’un traité international signé par 197 parties, la CNULCD représente un engagement multilatéral pour atténuer les effets de la dégradation des terres aujourd’hui et promouvoir une gestion durable des terres demain. Son objectif : garantir à tous, l’accès équitable à la nourriture, à l’eau, à un habitat et à des opportunités économiques, dans un esprit d’inclusion et de justice sociale.  À propos de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse  Officiellement proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1994 (A/RES/49/115), la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée chaque année le 17 juin, est une occasion unique de mettre en avant des solutions concrètes pour lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Le thème de l’édition 2025, est “Restaurer les terres. Saisir les opportunités”, mettant en lumière les nombreux avantages liés à la restauration des terres. La célébration mondiale 2025 est accueillie par la Colombie, dans le cadre du Forum mondial des terres, organisé en partenariat avec la Coalition internationale pour la terre. Des pays et des communautés du monde entier organisent diverses activités pour marquer cette journée. Les célébrations mondiales précédentes de la Journée de la lutte contre la désertification et la sécheresse ont eu lieu en Allemagne (2024), aux États-Unis (2023), en Espagne (2022), au Costa Rica (2021), en République de Corée (2020), en Türkiye (2019), en Équateur (2018), au Burkina Faso (2017) et en Chine (2016). 

Les Nations exhortées à saisir le potentiel d’une économie de la restauration des terres de mille milliards de dollars
La Colombie accueillera la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse 2025

Bonn/Bogotá, le 14 mai 2025 – La République de Colombie accueillera, le 17 juin prochain, la célébration mondiale de la Journée de la lutte contre la désertification et la sécheresse, témoignant de son engagement à lutter contre la dégradation des terres grâce à des solutions fondées sur la nature. Organisé à Bogotá, l’événement attirera l’attention du monde entier sur la nécessité urgente d’intensifier les efforts de restauration des terres, en tant que levier de durabilité, de paix et de développement inclusif. Cette célébration s’inscrira dans le cadre du Forum mondial des terres, accueilli par le gouvernement colombien. Placée sous le thème « Restaurer les terres. Libérer les opportunités », l’édition 2025 mettra en lumière le rôle essentiel des terres saines dans l’approvisionnement en nourriture, en eau, ainsi que dans la création d’emplois et le renforcement de la sécurité. Le choix de la Colombie pour accueillir cette célébration mondiale reflète sa volonté de restaurer les terres à grande échelle et de faire en sorte que ces efforts aient un impact concret sur les moyens de subsistance et les écosystèmes. Ibrahim Thiaw, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), a déclaré : « La dégradation des terres est bien plus qu’un problème environnemental, elle représente une menace directe pour notre santé, notre sécurité alimentaire et hydrique, ainsi que pour la stabilité des sociétés. Perdre des terres saines, c’est affaiblir la nutrition, accroître le risque de maladies et exposer les communautés aux chocs climatiques et économiques. Je remercie la République de Colombie pour son invitation à accueillir la célébration de cette année, qui mettra en lumière comment la restauration des terres peut protéger la nature, améliorer le bien-être et construire un avenir plus résilient pour tous. » Mettant en lumière l’urgence d’une utilisation durable des terres et le lien vital entre les terres et la paix, Martha Viviana Carvajalino Villegas, ministre de l’Agriculture et du développement rural de Colombie, a déclaré : « La protection des sols et terres agricoles est un impératif urgent face aux crises interconnectées qui menacent notre survie : perte de biodiversité, dégradation des écosystèmes, faim, pauvreté et déplacements. En réponse, nous commémorons la Journée de la lutte contre la désertification et la sécheresse pour réaffirmer que protéger le sol, c’est protéger la vie. Ce combat repose sur trois piliers : la conservation et la restauration des terres, des systèmes agroalimentaires durables, équitables et résilients, et l’amélioration de la qualité de vie dans les zones rurales et urbaines. Sans les terres fertiles, il n’y a pas de nourriture ; sans nourriture, il n’y a pas de paix. »  « Nous mettons en œuvre des politiques globales : redistribution équitable des terres, restitution des droits aux communautés historiquement marginalisées, et garanties pour une gestion durable des ressources. Ainsi, nous transformons les terres en un bouclier contre la faim, un pont vers la réconciliation et un héritage de dignité pour les générations futures. La terre n’est pas qu’une ressource : elle est le fondement même de la paix », a-t-elle précisé.  Face au défi majeur de la dégradation des terres, qui affecte près de 30 % du territoire colombien, soit 34,39 millions d’hectares, la Colombie passe à l’action. D’ici à 2030, elle prévoit de restaurer 100 000 hectares de terres dégradées, de conserver 22 000 hectares de forêts sèches, de développer des systèmes agroforestiers durables et de soutenir les communautés rurales à travers des initiatives ciblées de restauration et de planification dans les régions prioritaires. En accueillant cette journée, le pays offre également une plateforme d’échange à la jeunesse, aux peuples autochtones, aux agriculteurs, aux scientifiques et à la société civile, afin de faire connaître des solutions locales aux enjeux mondiaux. Les efforts de la Colombie s’inscrivent dans une dynamique mondiale : restaurer les terres est essentiel pour relever les défis urgents de notre époque, du changement climatique et de la perte de biodiversité à l’insécurité alimentaire et aux migrations forcées. Malgré une mobilisation croissante, notamment lors de la COP16 de la CNULCD, la véritable valeur des terres saines reste largement sous-estimée. La dégradation des terres, la sécheresse et la désertification coûtent à l’économie mondiale environ 878 milliards de dollars américains chaque année. À l’inverse, restaurer plus d’un milliard d’hectares pourrait générer jusqu’à 1 800 milliards de dollars américains par an, avec un retour estimé entre 7 et 30 dollars pour chaque dollar investi. « Le raisonnement économique en faveur de la restauration est limpide, » a déclaré Ibrahim Thiaw. « Chaque dollar investi peut générer jusqu’à trente dollars de bénéfices. Mais au-delà des chiffres, restaurer les terres, c’est protéger la dignité des communautés, garantir un accès durable à la nourriture et à l’eau, et bâtir un monde plus stable et plus équitable. Le leadership de la Colombie montre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque la restauration devient une priorité nationale. » À propos de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse Proclamée officiellement par l’Assemblée générale des Nations unies en 1994 (A/RES/49/115), la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée chaque année le 17 juin, est une occasion unique de mettre en valeur les solutions concrètes pour combattre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. En 2025, la Colombie accueillera à Bogotá les dirigeants mondiaux, les experts, la jeunesse et les représentants de toute la société pour la célébration officielle. Des pays du monde entier organiseront également des activités éducatives, culturelles et sportives pour marquer cette journée. Pour plus d’informations, veuillez contacter : Service de presse de la CNULCD : press@unccd.int https://www.unccd.int/events/desertification-drought-day À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la voix et la vision mondiale pour les terres. Elle réunit gouvernements, scientifiques, décideurs politiques, secteur privé et communautés autour d’une action mondiale partagée pour restaurer et gérer durablement les terres de la planète au bénéfice de l’humanité et de la nature. Bien plus qu’un traité international signé par 197 parties, la CNULCD est un engagement multilatéral pour atténuer les impacts actuels de la dégradation des terres et promouvoir une gestion responsable afin de garantir à tous l’accès à la nourriture, à l’eau, à un abri et à des opportunités économiques, dans un esprit d’équité et d’inclusion. Le Forum mondial des terres est organisé par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural de la Colombie, le CINEP (Centre de recherche et d’éducation populaire / Programme Paix), l’Union européenne et la Coalition internationale pour la terre.

La Colombie accueillera la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse 2025
Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse 2025 : Restaurer les terres. Saisir les opportunités

Bonn, 7 avril 2025 – Accélérer les progrès pour restaurer 1,5 milliard d’hectares de terres dégradées dans le monde et redynamiser une économie de la restauration des terres évaluée à plusieurs billions de dollars seront au cœur de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse le 17 juin. Le thème de cette édition 2025, “Restaurer les terres. Saisir les opportunités”, met en avant les nombreux bénéfices tirés de la restauration des terres. Ibrahim Thiaw, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), a déclaré : “La dégradation des terres et la sécheresse perturbent considérablement notre économie, notre stabilité, notre production alimentaire, nos ressources en eau et notre qualité de vie. Elles aggravent les effets du changement climatique, la perte de biodiversité, la pauvreté, les migrations forcées et les conflits liés à l’accès aux terres fertiles et à l’eau. Restaurer les terres est une opportunité pour renverser ces tendances alarmantes. Une terre restaurée est une terre d’opportunités infinies. Il est temps de les saisir, maintenant. ” Des terres saines sont essentielles à des économies prospères, plus de la moitié du PIB mondial dépendant directement de la nature. Pourtant, nous épuisons ce capital naturel à un rythme alarmant : chaque année, environ 1 million de km² de terres fertiles et productives, soit l’équivalent de la superficie de l’Égypte, se dégradent. Alors que la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030 est à mi-parcours, nous devons accélérer les efforts pour inverser la tendance à la dégradation des terres et passer à une restauration à grande échelle. Si les tendances actuelles se poursuivent, nous devrons restaurer 1,5 milliard d’hectares de terres d’ici 2030 pour parvenir à un monde neutre en matière de dégradation des terres. À ce jour, un milliard d’hectares de terres dégradées ont été promis à la restauration par le biais d’engagements volontaires, tels que l’Initiative mondiale pour la restauration des terres du G20, hébergée par la CNULCD. Redonner vie aux terres apporte de nombreux bénéfices aux populations et à la nature. Chaque dollar investi dans la restauration des terres dégradées génère entre 7 et 30 dollars de retombées économiques. Pourtant, malgré une rentabilité avérée, la restauration des terres ne se fait ni à l’échelle ni à la vitesse requises pour répondre à l’urgence actuelle. D’après la dernière évaluation des besoins financiers réalisée par le Mécanisme mondial de la CNULCD, le monde a besoin d’un milliard de dollars par jour entre 2025 et 2030 pour lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Actuellement, les investissements en faveur de la restauration des terres et de la résilience face à la sécheresse s’élèvent à 66 milliards de dollars par an, avec une contribution du secteur privé limitée à seulement 6 %. “Nous devons relever notre ambition et accroître les investissements, tant au niveau des gouvernements que des entreprises. Les bénéfices de la restauration dépassent largement les coûts, mais des investissements initiaux de plusieurs milliards sont nécessaires. Nous devons débloquer de nouvelles sources de financement, créer des emplois décents liés aux terres et accélérer l’innovation, tout en tirant parti des savoirs traditionnels”, a conclu Ibrahim Thiaw, Secrétaire exécutif de la CNULCD. À propos de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse Officiellement proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1994 (A/RES/49/115), la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée chaque année le 17 juin, est une occasion unique de mettre en avant des solutions concrètes pour lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Chaque année, un pays est désigné pour accueillir les célébrations mondiales. Le thème de l’édition 2025, est “Restaurer les terres. Saisir les opportunités”, mettant en lumière les nombreux avantages liés à la restauration des terres. Des pays et des communautés du monde entier organisent diverses activités pour marquer cette journée. Les célébrations mondiales précédentes de la Journée de la lutte contre la désertification et la sécheresse ont eu lieu en Allemagne (2024), aux États-Unis (2023), en Espagne (2022), au Costa Rica (2021), en République de Corée (2020), en Türkiye (2019), en Équateur (2018), au Burkina Faso (2017) et en Chine (2016). Pour plus d’informations, veuillez contacter : Bureau de presse de la CNULCD : press@unccd.int ; https://www.unccd.int/events/desertification-drought-day À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la voix et la vision mondiale pour la gestion des terres. Elle rassemble gouvernements, scientifiques, décideurs, secteur privé et communautés autour d’une vision commune et d’une action globale pour restaurer et gérer durablement les terres de la planète, au bénéfice de l’humanité et de l’environnement. Bien plus qu’un traité international signé par 197 parties, la CNULCD représente un engagement multilatéral pour atténuer les effets de la dégradation des terres aujourd’hui et promouvoir une gestion durable des terres demain. Son objectif : garantir à tous, l’accès équitable à la nourriture, à l’eau, à un habitat et à des opportunités économiques, dans un esprit d’inclusion et de justice sociale. 

Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse 2025 : Restaurer les terres. Saisir les opportunités