Deux milliards de tonnes de sable et de poussière, soit le poids de 350 grandes pyramides de Gizeh, pénètrent dans l'atmosphère chaque année ; les experts de la CNULCD attribuent plus de 25 % du problème aux activités humaines. Les ravages s'étendent de l'Asie septentrionale et centrale à l'Afrique subsaharienne ; les effets sur la santé sont mal connus. Les tempêtes de sable et de poussière sont un problème sous-estimé dont la fréquence a dramatiquement augmenté dans certaines régions du monde, et au moins 25% de ce phénomène est imputable aux activités humaines selon la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Accompagné de recommandations politiques, cet avertissement intervient alors qu'une réunion de cinq jours se tient à Samarkand, en Ouzbékistan, pour faire le point sur les progrès accomplis au niveau mondial dans la mise en oeuvre de la convention. La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est l'une des trois conventions créées lors du Sommet de la Terre de 1992 à Rio de Janeiro. Les deux autres portent sur le changement climatique (CCNUCC) et la biodiversité (CDB). La réunion, qui se tient du 13 au 17 novembre (https://www.unccd.int/cric21), comprend une session de haut niveau le 15 novembre, organisée par le gouvernement de l'Ouzbékistan, sur les moyens de faire face aux impacts des tempêtes de sable et de poussière sur l'agriculture mondiale, l'industrie, les transports, la qualité de l'eau et de l'air ainsi que sur la santé humaine. Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la CNULCD, a déclaré à ce sujet : « La vue de nuages sombres de sable et de poussière roulant, engloutissant tout sur leur passage, et transformant le jour en nuit est l'un des spectacles les plus intimidants de la nature. C'est un phénomène coûteux qui fait des ravages partout, de l'Asie septentrionale et centrale à l'Afrique subsaharienne. » « Les tempêtes de sable et de poussière représentent un redoutable défi pour parvenir à un développement durable. Bien qu’elles soient exacerbées par les activités humaines, elles peuvent également être réduites par des actions humaines », ajoute M. Thiaw. Si les tempêtes de sable et de poussière (TSP) sont un phénomène naturel régional courant et saisonnier, selon les experts de la CNULCD le problème est exacerbé par la mauvaise gestion des terres et de l'eau, par les sécheresses ainsi que le changement climatique. Les fluctuations de leur intensité, de leur ampleur ou de leur durée « peuvent rendre les TSP imprévisibles et dangereuses ». Avec des impacts ressentis bien au-delà des régions source, on estime que 2 milliards de tonnes de sable et de poussière pénètrent dans l'atmosphère chaque année, soit un poids équivalent à 350 grandes pyramides de Gizeh. Dans certaines régions, la poussière du désert a doublé au cours du siècle dernier. « Les tempêtes de sable et de poussière (TSP) sont de plus en plus fréquentes et sévères, avec des impacts transfrontaliers substantiels, affectant divers aspects de l'environnement, du climat, de la santé, de l'agriculture, des moyens de subsistance et du bien-être socio-économique des individus. L'accumulation des impacts des tempêtes de sable et de poussière peut être significative », déclare Feras Ziadat, fonctionnaire technique à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), président actuel de la Coalition des Nations unies pour la lutte contre les tempêtes de sable et de poussière. « Dans les zones sources, elles endommagent les cultures, affectent le bétail et décapent la terre arable. Dans les zones de dépôt, les poussières atmosphériques, en particulier lorsqu'elles sont associées à la pollution industrielle locale, peuvent provoquer ou aggraver des problèmes de santé humaine tels que des maladies respiratoires. Les communications, la production d'électricité, les transports et les chaînes d'approvisionnement peuvent également être perturbés par la faible visibilité et les défaillances mécaniques induites par la poussière. La Coalition des Nations Unies pour la lutte contre les tempêtes de sable et de poussière, actuellement présidée par la FAO, a été créée en 2019 pour guider les efforts mondiaux de lutte contre les TSP. » Dans leur compendium sur les tempêtes de sable et de poussière et la boîte à outils TSP qui l'accompagne (https://www.unccd.int/land-and-life/sand-and-dust-storms/toolbox), la CNULCD, la FAO et leurs partenaires offrent des conseils sur les approches et les méthodologies pour la collecte et l'évaluation des données sur les TSP, la surveillance et l'alerte précoce, l'atténuation de l'impact ainsi que la préparation, la cartographie des sources et l'atténuation des sources anthropiques aux niveaux infranational, national, régional et mondial. La discussion sur les TSP fait partie de l'ordre du jour de la réunion de cette année en Ouzbékistan du Comité chargé de l'examen de la mise en oeuvre de la convention (CRIC 21) et des progrès réalisés au niveau mondial dans la réalisation des objectifs stratégiques de la convention. C'est la première fois depuis son entrée en vigueur que la CNULCD organise l'une de ses réunions les plus importantes en Asie centrale. La réunion se tient à un moment critique, alors que des statistiques récentes publiées via le nouveau tableau de bord de la CNULCD (https://data.unccd.int/) montrent que le monde perd aujourd'hui près d'un million de kilomètres carrés de terres saines et productives chaque année, soit quelque 4,2 millions de kilomètres carrés entre 2015 et 2019. Cela correspond à peu près à la superficie combinée de cinq pays d'Asie centrale : Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Turkménistan et Ouzbékistan. Au cours de la réunion (à 18h00 heure locale / 13h00 GMT, mardi 14 novembre), les experts de la CNULCD et de la FAO présenteront trois rapports : Tempêtes de sable et de poussière. Guide des mesures d'atténuation, d'adaptation, de politique et de gestion des risques dans l'agriculture Processus de planification d'urgence pour catalyser les investissements et les actions visant à améliorer la résilience contre les tempêtes de sable et de poussière dans l'agriculture en République islamique d'Iran et Préparation des plans d'urgence pour les tempêtes de sable et de poussière avec les communautés d'éleveurs : une étude de cas en Mongolie Parmi les autres points à l'ordre du jour du CRIC 21 figurent la promotion de la gestion durable des terres, la garantie de droits fonciers équitables pour les femmes et la lutte contre les sécheresses et les incendies de forêt exacerbés par le changement climatique et la dégradation de l'environnement. * * * * * Contexte : Tempêtes de sable et de poussière Les tempêtes de sable et de poussière (TSP) sont connues sous de nombreux noms locaux : le sirocco, le haboob, la poussière jaune, les tempêtes blanches ou l'harmattan. Si les TSP peuvent fertiliser les écosystèmes terrestres et marins, elles présentent également une série de risques pour la santé humaine, les moyens de subsistance et l'environnement. Les épisodes de TSP prennent généralement naissance dans les zones arides et subhumides des basses latitudes, où la couverture végétale est rare ou inexistante. Ils peuvent également se produire dans d'autres environnements, notamment dans les zones agricoles et les zones de haute latitude dans les régions humides, lorsque des conditions spécifiques de vent et atmosphériques coïncident. Les TSP peuvent avoir des répercussions transfrontalières considérables, sur des milliers de kilomètres. Des réponses politiques mondiales et régionales unifiées et cohérentes sont nécessaires, notamment en ce qui concerne l'atténuation des sources, les systèmes d'alerte précoce et la surveillance. Les TSP ont souvent un impact économique important : par exemple, elles coûtent au secteur pétrolier du Koweït environ 190 millions de dollars par an, tandis qu'un seul événement de TSP en 2009 a entraîné des dommages estimés entre 229 et 243 millions de dollars en Australie. Les principales sources mondiales de poussières minérales se trouvent dans l'hémisphère nord, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie de l'Est. Dans l'hémisphère sud, l'Australie, l'Amérique du Sud et l'Afrique australe sont les principales sources de poussière. Plus de 80 % de l'Asie centrale est couverte de déserts et de steppes qui, associés au changement climatique et aux sécheresses persistantes, représentent une source naturelle majeure de tempêtes de sable et de poussière. La mer d'Aral, asséchée, est une source majeure de TSP, émettant plus de 100 millions de tonnes de poussière et de sels toxiques chaque année, impactant non seulement la santé des personnes vivant à proximité, mais aussi bien au-delà, et génère des pertes annuelles de 44 millions de dollars. La reconnaissance des TSP en tant que risque de catastrophe semble être élevée en Asie du Nord-Est, dans certaines parties de l'Asie de l'Ouest et en Amérique du Nord, mais moins importante ailleurs. La faible reconnaissance des TSP en tant que risque de catastrophe est probablement due à l'absence (dans de nombreux cas) de décès ou de blessures humaines directes et significatives spécifiquement dues à des TSP, ainsi qu'à une information consolidée limitée sur leurs incidences sanitaires, économiques ou autres à long terme. Les TSP et la santé Les TSP peuvent mettre en danger la vie des personnes souffrant de problèmes de santé. Les fines particules de poussière sont transportées à des niveaux troposphériques élevés (jusqu'à quelques kilomètres de haut) où les vents peuvent les transporter sur de longues distances. Les implications sanitaires des TSP font l'objet d'une recherche accrue depuis des décennies, la plupart des études ayant été menées en Asie de l'Est, en Europe et au Moyen-Orient. L'Afrique de l'Ouest n'a pas fait l'objet d'études suffisantes. Cette recherche s'est particulièrement intéressée à la modification de la pollution de l'air par les TSP. La relation de cause à effet entre le sable et la poussière présents dans l'atmosphère et les effets sur la santé n'est pas claire et doit faire l'objet d'études plus approfondies. Ce que l'on peut dire, c'est que les personnes à risque d'une population, en particulier ceux qui ont des problèmes cardio-pulmonaires préexistants, y compris l'asthme infantile, peuvent avoir un taux de mortalité ou de morbidité plus élevé lors d'une tempête de poussière. Les TSP peuvent également entraîner des coûts importants pour le secteur agricole en détruisant les récoltes ou en réduisant les rendements, en tuant les animaux ou en réduisant les productivités en lait ou en viande et en endommageant les infrastructures. Pour les cultures annuelles, les pertes sont dues à l'enfouissement des semis ou des cultures sous les dépôts de sable, à la perte de tissus végétaux et à la réduction de l'activité photosynthétique en raison du sablage. Cela peut entraîner la perte totale des récoltes dans une région ou une baisse des rendements. Il peut également y avoir un effet à plus long terme sur certaines cultures pérennes en raison des dommages causés aux arbres ou aux cultures (comme les couronnes de luzerne endommagées). Sur une note positive, les poussières des TSP peuvent contenir des éléments nutritifs du sol tels que l'azote, le phosphore et le potassium, ainsi que du carbone organique. Certains endroits bénéficient de ce dépôt de nutriments et de minéraux sur le sol ainsi que sur l'eau, en particulier sur les masses d'eau océaniques. Une fois déposés, ces éléments peuvent fournir des nutriments aux cultures et aux pâturages situés sous le vent. Ces avantages limités sont toutefois largement compensés par les dommages causés. Au niveau mondial, les principales sources de poussière sont les lacs asséchés ; les sources locales comprennent les plaines d'épandage glaciaire, les zones de cendres volcaniques et les champs récemment labourés. Les impacts multiformes, intersectoriels et transnationaux des TSP affectent directement 11 des 17 objectifs de développement durable. Pourtant, la reconnaissance mondiale des TSP en tant que danger est généralement faible, en partie à cause de leur complexité et leur impact cumulatif saisonnier, alliés à des données limitées. L'insuffisance des informations et des évaluations d'impact entrave la prise de décision et la planification efficaces pour lutter contre les sources et les impacts des stocks stratégiques de matières premières. La CNULCD aide les gouvernements à élaborer des politiques visant à promouvoir l'extension des pratiques de gestion durable des terres ainsi qu’à trouver et utiliser les dernières connaissances scientifiques pour élaborer et mettre en oeuvre des politiques d'atténuation efficaces. En collaboration avec le Centre régional pour l'environnement de l'Asie centrale, la CNULCD aide les pays vulnérables à la sécheresse et aux tempêtes de sable et de poussière en Asie centrale à élaborer et à mettre en oeuvre des stratégies de réduction des risques aux niveaux national et régional. Elle encourage les pays à adopter une stratégie globale de réduction des risques, assortie de systèmes de surveillance et d'alerte précoce, afin d'améliorer la préparation et la résistance à ces catastrophes environnementales. Parmi les mesures les plus nécessaires figurent : Une approche multisectorielle étayée par le partage d'informations, des interventions à court et à long terme, l'engagement de multiples parties prenantes et la sensibilisation aux TSP. La restauration des terres, en utilisant des pratiques de gestion des sols et de l'eau pour protéger les sols et augmenter le couvert végétal, dont il a été démontré qu'elles réduisent l'intensité des événements typiques des TSP. L'alerte précoce et la surveillance, en s'appuyant sur une connaissance actualisée des risques, et la prévision, avec la participation de toutes les parties prenantes (y compris les populations à risque) afin de s'assurer que les alertes sont fournies en temps opportun et de manière ciblée. L'atténuation de l'impact, grâce à une préparation visant à réduire la vulnérabilité, à accroître la résilience et à permettre une réponse opportune et efficace aux événements des TSP. * * * * * A propos La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la vision et la voix mondiale pour les terres. Elle rassemble les gouvernements, les scientifiques, les décideurs, le secteur privé et les communautés autour d'une vision commune et d'une action mondiale visant à restaurer et à gérer les terres du monde pour la durabilité de l'humanité et de la planète. Bien plus qu'un traité international signé par 197 parties, la CNULCD est un engagement multilatéral visant à atténuer les effets actuels de la dégradation des terres et à promouvoir la gestion des terres de demain afin de fournir de la nourriture, de l'eau, un abri et des opportunités économiques à tous d'une manière équitable et inclusive. Le secrétariat de la CNULCD a dirigé la création du compendium des TSP en collaboration avec l'interface science-politique (SPI) de la CNULCD, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), ONU Femmes, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR), ainsi que des experts et des partenaires externes.
New UN data warns land is degrading faster than we can restore it Healthy land the size of Central Asia degraded since 2015 around the world UNCCD meets in Uzbekistan to review global progress towards ending land loss Samarkand, 13 November 2023 – At the opening of its first-ever meeting held in Central Asia, the UN Convention to Combat Desertification (UNCCD) unveils new data showing land degradation rapidly advancing in the region and around the world. Between 2015 and 2019, the world lost at least 100 million hectares of healthy and productive land each year. This adds up to 420 million hectares, or 4.2 million square kilometres, slightly over the combined area of five Central Asian nations: Kazakhstan, Kyrgyzstan, Tajikistan, Turkmenistan and Uzbekistan. These statistics underscore the need for urgent action, as escalating land degradation continues to destabilize markets, communities, and ecosystems around the globe. According to the latest UN data, over 20 per cent of the total land area in Central Asia is degraded, equivalent to roughly 80 million hectares, an area almost four times the size of Kyrgyzstan. This affects an estimated 30 per cent of the region’s combined population. The UNCCD Data Dashboard launch comes at a critical juncture as world leaders and experts are gathering in Samarkand, Uzbekistan, from 13-17 November 2023 for the 21st session of the UNCCD Committee for the Review of the Implementation of the Convention (CRIC 21). For the first time, an open Data Dashboard compiles national reporting figures from 126 countries, allowing users to explore the trends in their own regions and countries. UNCCD Executive Secretary Ibrahim Thiaw said: “The first-ever UNCCD Data Dashboard offers an eye-opening insight into rapid loss of healthy and productive land around the world, with dire consequences for billions of people. At the same time, we are seeing some ‘brightspots’—countries effectively tackling desertification, land degradation and drought. As we gather in Uzbekistan this week to review global progress towards ending land loss, the message is clear: land degradation demands immediate attention.” Land restoration ‘brightspots’ Despite a bleak global picture, there are examples of countries effectively tackling desertification, land degradation and drought. While Uzbekistan reported the highest proportion of degraded land in the Central Asia region, it also saw the largest decrease – from 30 per cent to 26 per cent – compared to 2015. A total of 3 million hectares of land in Uzbekistan have been degraded due to the drying of the Aral Sea. Between 2018-2022, Uzbekistan carried out saxaul planting on an area of 1.6 million ha to eliminate salt and dust emissions from the drained bottom of the Aral Sea. Kazakhstan increased irrigated lands by 40 per cent, expanding the total irrigated area to 2 million hectares. In Kyrgyzstan, some 120,000 hectares of pastures and forests are now under sustainable land management, including a pasture rotation system. Turkmenistan committed to restoring 160,000 hectares under its national ‘greening the desert’ initiative by 2025. Land Degradation Neutrality goal still within reach Although land degradation varies by region, UNCCD data warns that if current trends persist a staggering 1.5 billion hectares of land will need to be restored globally by 2030 to reach targets enshrined in the Sustainable Development Goals (SDGs). Barron Orr, UNCCD Chief Scientist, said: “Although global trends are going in the wrong direction, it is still possible to not only meet but exceed land degradation neutrality goals. This can be done by stopping further degradation while accelerating efforts on existing commitments to restore one billion hectares of land by 2030 with funding and action hand-in-hand.” Around the world, approximately USD$ 5 billion in bilateral and multilateral funding flowed into global efforts to combat desertification, land degradation and drought between 2016 and 2019. This helped 124 nations roll out a wide range of projects aimed at addressing these challenges. All Central Asian nations have joined the LDN target-setting programme under UNCCD, bringing the total number of participating countries to 131. Half of the LDN targets set by countries in Central Asia have already been achieved, with projects to deliver on the rest of the commitments currently underway. Notes to editors For interviews and enquires please contact: press@unccd.int and/or unccd@portland-communications.com To access the UNCCD’s Data Dashboard please click here: https://data.unccd.int/ For any enquires on data and methodology, please write to reporting@unccd.int. The data related to land degradation (i.e. SDG indicator 15.3.1) is compiled in global and aggregate form from 115 country reports and 52 country-estimates drawn from global data sources. For other indicators, the data is compiled in global and aggregate form "as received" from 126 Parties in their 2022 UNCCD national reports. Therefore, the facts present a partial estimate of progress at the global and regional level, in terms of the status and trends in these indicators/metrics, as not all Parties have reported all indicators. The information presented should in no way be interpreted as a comprehensive global or regional assessment of status and trends in the indicators/metrics. More information about the 21st session of the UNCCD Committee on the Review of the Implementation of the Convention (CRIC21): https://www.unccd.int/cric21 Accredited media representatives are invited to attend and report on CRIC21 and associated events. Field visits where journalists can see land restoration and drought resilience projects will take place immediately prior to CRIC21. Online registration for media representatives is available at the following link: www.unccd.int/cric-21-online-registration. About UNCCD The United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) is the global vision and voice for land. We unite governments, scientists, policymakers, private sector and communities around a shared vision and global action to restore and manage the world’s land for the sustainability of humanity and the planet. Much more than an international treaty signed by 197 parties, UNCCD is a multilateral commitment to mitigating today’s impacts of land degradation and advancing tomorrow’s land stewardship in order to provide food, water, shelter and economic opportunity to all people in an equitable and inclusive manner.
Abidjan, Beijing, Cairo, November 3, 2023 – For the first time ever, the Presidents of the last Conference of Parties (COP) of each of the three Rio Conventions have decided to join forces. With three weeks to go before the opening of COP28 in Dubai, the Presidents: Underlined the urgency of the situation and the inextricable links between climate change, desertification and loss of biodiversity; Called for a coordinated approach both at international and national levels to tackle these issues in a holistic way; Pleaded for more cooperation between the three COPs and their secretariats; And asked for urgent, concrete, measures to protect the world population, environment, lands and biodiversity to ensure a sustainable future for new generations. They did so in a historic joint declaration released today, signed by: Alain-Richard Donwahi, former Minister of Water and Forestry of the Republic of Côte d’Ivoire and President of the United Nations Convention to Combat Desertification’s COP15 (UNCCD) Sameh Shoukry, Minister of Foreign Affairs of Egypt and President of the United Nations Framework Convention on Climate Change’s COP27 (UNFCCC) Huang Runqiu, Minister of Ecology and Environment of the People’s Republic of China and President of the Convention on Biological Diversity’s COP15 (CBD) At the United Nations Conference on Environment and Development held in Rio in 1992, the international community decided to create three different conventions to fight climate change, halt desertification and prevent loss of biodiversity. However, as these three phenomena accelerate, the interconnections between them amplify, creating a vicious circle. Breaking this vicious circle requires a holistic vision and a coordinated approach. With this common declaration, the three Presidents hope to open a new chapter in the fight against climate change, desertification and biodiversity loss, one of coordinated efforts to face the urgency. About UNCCD’s COP15 The Conference of the Parties (COP) to the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) brings together leaders from the Convention's signatory countries, the private sector, NGOs and civil society. It aims to combat desertification and mitigate the effects of drought, promote sustainable land management, rehabilitate and restore degraded lands and ecosystems, mobilize financial resources, develop technologies to support affected countries, and strengthen international cooperation and partnerships to address these phenomena. Like the COP on biodiversity, the COP on desertification meets every two years. Its last major meeting was held in May 2022 in Abidjan. From the previous summit until the next held in Riyadh for December 2024, the COP on Desertification has been chaired by the Republic of Côte d'Ivoire, represented by Alain-Richard Donwahi. Media contacts: Emilie Villemin +33 6 81 11 68 06 COP15Desertification(at)apcoworldwide.com
De nouvelles données publiées par les Nations Unies révèlent que les terres se dégradent plus rapidement que nous ne pouvons les restaurer La dégradation des terres s'accélère en Afrique, en Asie et en Amérique latine Les progrès réalisés dans le monde pour mettre fin à la perte de terres seront passés en revue le mois prochain en Ouzbékistan Bonn, 24 octobre 2023 - La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) annonce le lancement de son tout premier tableau de bord des données compilant les chiffres des rapports nationaux de 126 pays, révélant que la dégradation des terres progresse à un rythme stupéfiant dans toutes les régions du monde. Entre 2015 et 2019, le monde a perdu chaque année plus de 100 millions d'hectares de terres saines et productives, soit deux fois la taille du Groenland. Ces statistiques soulignent la nécessité de mesures urgentes, car l'escalade de la dégradation des terres continue de déstabiliser les marchés, les communautés et les écosystèmes à travers le monde. Le lancement du tableau de bord des données de la CNULCD intervient à un moment crucial, alors que les dirigeants et les experts du monde entier se réuniront à Samarcande, en Ouzbékistan, du 13 au 17 novembre 2023, pour la 21ème session du Comité d'examen de la mise en œuvre de la Convention de la CNULCD (CRIC 21). Les délégués examineront les progrès accomplis au niveau mondial afin de parvenir à la Neutralité en matière de Dégradation des Terres (NDT) et se pencheront sur des questions urgentes telles que le renforcement de la résilience à la sécheresse, la promotion des droits fonciers des femmes et la lutte contre les tempêtes de sable et de poussière. Le secrétaire exécutif de la CNULCD, Ibrahim Thiaw, a déclaré : « Le tout premier tableau de bord de la CNULCD offre une image saisissante de la perte rapide de terres saines et productives dans le monde entier, avec des conséquences désastreuses pour des milliards de personnes. Toutefois, nous observons quelques "éclaircies" - des pays qui luttent efficacement contre la désertification, la dégradation des sols et la sécheresse. Alors que nous nous réunirons en Ouzbékistan le mois prochain pour examiner les progrès accomplis au niveau mondial pour mettre fin à la perte des terres, le message est clair : la dégradation des terres exige une attention immédiate. » Disparités régionales Le tableau de bord des données de la CNULCD reflète une réalité alarmante à travers le monde et révèle des disparités significatives en ce qui concerne la proportion de terres dégradées par région du monde. Les régions d'Asie orientale et centrale, d'Amérique latine et des Caraïbes connaissent la dégradation la plus sévère, affectant au moins 20% de leur superficie totale. Parallèlement, l’Afrique subsaharienne, l’Asie occidentale et méridionale, l’Amérique latine et les Caraïbes ont vu leurs terres se dégrader à un rythme plus rapide que la moyenne mondiale. En particulier, en Afrique subsaharienne, en Amérique latine et dans les Caraïbes, 163 millions d'hectares et 108 millions d'hectares ont, respectivement, été touchés par la dégradation des terres depuis 2015. Les "éclaircies" de la restauration des terres Malgré un tableau mondial sombre, il existe des exemples de pays qui s'attaquent efficacement à la désertification, à la dégradation des terres et à la sécheresse. En Afrique subsaharienne, le Botswana a réduit la dégradation de ses terres, passant de 36 à 17% de son territoire. Le pays s'est engagé à parvenir à la neutralité en matière de dégradation des terres sur une superficie totale de 45,3 millions d'hectares, ce qui comprend à la fois des mesures visant à éviter la poursuite de la dégradation et des interventions de restauration dans certaines zones clés de terres dégradées. Le Botswana a également déclaré que 1,42 million d'hectares étaient des zones "d’éclaircies", c'est-à-dire des zones qui ont été réhabilitées grâce à la mise en œuvre d'activités de restauration appropriées. En République dominicaine, la proportion de terres dégradées a diminué, passant de 49 à 31% entre 2015 et 2019, grâce aux efforts en cours pour restaurer 240 000 hectares dans le bassin du fleuve Yaque del Norte et dans les zones de production de cacao de la province de San Franscisco de Macoris. Bien que l'Ouzbékistan ait déclaré la plus forte proportion de terres dégradées (26,1%) dans la région d'Asie centrale, le pays a également enregistré la plus forte baisse, passant de 30 à 26% par rapport à 2015. Au total, 3 millions d'hectares de terres ont été dégradés en Ouzbékistan en raison de l'assèchement de la mer d'Aral. Entre 2018 et 2022, l'Ouzbékistan a planté des saxaouls sur une superficie de 1,6 million d'hectares afin d'éliminer les émissions de sel et de poussière provenant du fond asséché de la mer d'Aral. L'objectif de neutralité en matière de dégradation des terres reste atteignable Bien que les tendances en matière de dégradation des terres varient d'une région à l'autre, les données de la CNULCD avertissent que si les tendances actuelles persistent, le monde devra restaurer le nombre vertigineux de 1,5 milliard d'hectares de terres dégradées d'ici 2030 pour atteindre les objectifs de la NDT inscrits dans les Objectifs de développement durable (ODD). Barron Orr, scientifique en chef de la CNULCD, a déclaré : « Bien que les tendances mondiales aillent dans la mauvaise direction, il est encore possible de non seulement atteindre, mais aussi de dépasser les objectifs de neutralité en matière de dégradation des terres. Cela peut se faire en mettant un terme à la dégradation tout en accélérant les efforts pour respecter les engagements existants pour restaurer un milliard d'hectares de terres d'ici 2030, le financement et l’action devant aller de pair. » Dans un élan prometteur vers la construction d'un avenir plus résilient, 109 pays ont fixé des objectifs volontaires en matière de NDT pour 2030 et 21 autres sont sur le point de le faire. Entre 2016 et 2019, environ 5 milliards de dollars de financements bilatéraux et multilatéraux ont été injectés dans les efforts mondiaux de lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Cela a permis à 124 nations de mettre en œuvre un large éventail de projets visant à atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres et à relever les défis posés par la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Notes aux rédacteurs Pour les interviews et les demandes de renseignements, veuillez contacter : press@unccd.int et/ou unccd@portland-communications.com Pour accéder au tableau de bord des données de la CNULCD, veuillez cliquer ici https://data.unccd.int/ Pour toute question sur les données et la méthodologie, veuillez écrire à reporting@unccd.int. Les données sont compilées sous forme globale et agrégée "telles qu'elles ont été reçues" de 126 Parties dans leurs rapports nationaux de 2022 auprès de la CNULCD. Par conséquent, les faits présentent une estimation partielle des progrès réalisés aux niveaux mondial et régional, en termes de statut et de tendances de ces indicateurs/métriques, étant donné que toutes les Parties n'ont pas rapporté tous les indicateurs. Les informations présentées ne doivent en aucun cas être interprétées comme une évaluation globale mondiale ou régionale de l'état et des tendances des indicateurs/métriques. Pour plus d'informations sur la 21ème session du Comité de la CNULCD chargé de l'examen de la mise en œuvre de la convention (CRIC21) : https://www.unccd.int/cric21 Les représentants des médias accrédités sont invités à assister à la 21ème session du Comité d'examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC21) ainsi qu’aux événements qui y sont associés et à en rendre compte. Des visites de terrain permettant aux journalistes de voir des projets de restauration des terres et de résilience à la sécheresse auront lieu juste avant le CRIC21. L'inscription en ligne des représentants des médias est disponible sur le lien suivant : www.unccd.int/cric-21-online-registration. À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la vision et la voix mondiale pour les terres. Elle rassemble les gouvernements, les scientifiques, les décideurs, le secteur privé et les communautés autour d'une vision commune et d'une action mondiale visant à restaurer et à gérer les terres du monde pour la durabilité de l'humanité et de la planète. Bien plus qu'un traité international signé par 197 parties, la CNULCD est un engagement multilatéral visant à atténuer les effets actuels de la dégradation des terres et à promouvoir la gestion des terres de demain afin de fournir de la nourriture, de l'eau, un abri et des opportunités économiques à tous d'une manière équitable et inclusive.
Reconnaissant que la sécheresse sévère affecte l'Afrique plus que tout autre continent, les dirigeants réunis au Sommet africain sur le climat à Nairobi ont présenté une vision commune de la résilience à la sécheresse dans la perspective des prochains sommets sur le climat et la désertification - la COP28 de la CCNUCC en novembre 2023 et la COP16 de la CNULCD en décembre 2024. L'objectif est de réduire les coûts des futures sécheresses pour les sociétés et les économies grâce à des investissements stratégiques dans la gestion durable des terres et de l'eau.
La conférence des Nations Unies pour lutter contre la dégradation rapide des terres et l'aggravation de la sécheresse se tiendra à Samarcande, en Ouzbékistan, du 13 au 17 novembre 2023. Bonn/Samarcande, 13 septembre 2023 - Pour la première fois depuis son entrée en vigueur, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) organisera l'une de ses réunions officielles en Asie centrale. La vingt et unième session du Comité chargé de l'examen de la mise en œuvre de la convention (CRIC 21) dévoilera les dernières tendances mondiales en matière de dégradation des terres et de sécheresse, et passera en revue les progrès réalisés par les pays en matière de restauration des terres. Cette réunion intervient à un moment critique, alors que le monde est témoin d'une recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que des vagues de chaleur et des incendies de forêt historiques en Europe et en Amérique du Nord, plusieurs saisons des pluies sans précipitations dans la Corne de l'Afrique et des inondations, et des moussons et des cyclones dévastateurs en Asie. La dégradation des terres contribue à ces changements et événements climatiques, tout en étant simultanément aggravée par ces derniers. Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la CNULCD, a déclaré : « Nous nous trouvons à un stade crucial dans nos efforts pour maintenir la vie sur terre. Les sécheresses, les incendies de forêt et les vagues de chaleur dont nous avons été témoins dans le monde sont les symptômes de crises climatique et de la nature de plus en plus graves et interdépendantes, et les terres sont au cœur de ces deux crises. Depuis 2015, quelque 4 millions de kilomètres carrés de terres saines et productives ont été perdus, soit une superficie équivalente à celle de l'Asie centrale. Nous devons de toute urgence mettre un terme à la dégradation des terres et restaurer au moins 1 milliard d'hectares pour atteindre les objectifs mondiaux en matière de terres d'ici à 2030. » La réunion se tiendra au Centre des Congrès Silk Road Samarkand à Samarcande, en Ouzbékistan, du 13 au 17 novembre 2023. Le 15 novembre, un événement de haut niveau sera organisé sur les tempêtes de sable et de poussière, dont beaucoup se sont produites en Ouzbékistan ainsi que dans les pays et régions avoisinants avec une fréquence et une gravité croissantes ces dernières années. En outre, le 14 novembre, le Caucus sur le Genre de la CNULCD réunira des experts internationaux pour discuter des droits fonciers des femmes en tant que condition préalable au succès des efforts mondiaux de restauration des terres et de résilience face à la sécheresse. Selon les dernières données de l’ONU, entre 2015 et 2019, au moins 100 millions d'hectares de terres saines et productives ont été dégradés chaque année, affectant la sécurité alimentaire et hydrique au niveau mondial et impactant directement la vie de 1,3 milliard de personnes. Cela revient en tout à 420 millions d'hectares, ou 4,2 millions de kilomètres carrés, soit un peu plus que la superficie combinée de cinq pays d'Asie centrale : Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Turkménistan et Ouzbékistan. Si la tendance actuelle se poursuit, il faudra restaurer 1,5 milliard d'hectares de terres d'ici à 2030 pour parvenir à un monde neutre en matière de dégradation des terres. En revanche, l'arrêt de toute nouvelle dégradation des terres et l'accélération des engagements existants en vue de restaurer 1 milliard d'hectares pourraient permettre de dépasser l'objectif de neutralité. La réunion CRIC21 passera en revue les progrès accomplis dans la mise en œuvre des objectifs stratégiques de la convention en matière de promotion de la gestion durable des terres, de renforcement de la résilience face à la sécheresse, de soutien au leadership des femmes dans l'agriculture durable et de la lutte contre les migrations forcées dues à la dégradation des terres et aux changements climatiques. FIN Notes aux rédacteurs Les représentants des médias accrédités sont invités à assister au CRIC21 ainsi qu’aux événements associés et à en rendre compte. Des visites de terrain permettant aux journalistes de voir des projets de restauration des terres et de résistance à la sécheresse auront lieu juste avant le CRIC21. L'inscription en ligne pour les médias est disponible au lien suivant : www.unccd.int/cric-21-online-registration. Pour vous inscrire, veuillez fournir les documents suivants : Une photo d'identité récente Une carte de presse valide Une copie (photo et pages de signature) de votre passeport (pour les journalistes étrangers) ou de votre carte d'identité nationale (pour les demandeurs locaux) Une lettre d'introduction du chef de bureau ou de l'entreprise qui sponsorise votre voyage à la session. Pour les journalistes indépendants, une lettre de l'organe de presse qui vous confie la couverture de la conférence est nécessaire Un formulaire d'accréditation dûment complété Les journalistes enregistrés en ligne pourront retirer leur accréditation au Silk Road Samarkand Congress Center sur présentation d'une carte de presse valide et d'une pièce d'identité. Pour plus d'information sur les réglementations relatives aux demandes de visa et à l'introduction de matériel de reportage en Ouzbékistan, veuillez consulter le lien suivant : https://e-visa.gov.uz/main_ Pour toute question concernant l'accréditation des médias ou la couverture de l'événement, veuillez contacter : press@unccd.int Des informations supplémentaires et des mises à jour médiatiques sur la Convention et le CRIC 21 seront disponibles sur le site web du CRIC 21 du pays hôte et sur le site web de la CNULCD. À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la vision et la voix mondiale pour la terre. Elle rassemble les gouvernements, les scientifiques, les décideurs, le secteur privé et les communautés autour d'une vision commune et d'une action mondiale visant à restaurer et à gérer les terres du monde pour la durabilité de l'humanité et de la planète. Bien plus qu'un traité international signé par 197 parties, la CNULCD est un engagement multilatéral visant à atténuer les effets actuels de la dégradation des terres et à promouvoir la gestion des terres de demain afin de fournir de la nourriture, de l'eau, un abri et des opportunités économiques à toutes les personnes d'une manière équitable et inclusive.
Innovative finance imperative to unlock the social, economic, environmental, and risk-reduction benefits of drought preparedness Bonn/Stockholm, 22 August 2023 – Preparing for droughts, instead of waiting until they strike, saves lives and livelihoods. Building drought resilience comes with an array of social and environmental co-benefits, and the economic returns are between 2 and 10 times bigger than the initial investment, according to new analysis by the UN Convention to Combat Desertification (UNCCD). The policy brief ‘Investing in resilience: Innovative finance for drought preparedness’, demonstrates that enhancing resilience is one of the most cost-effective actions countries can take, and is typically far less expensive than interventions focused on responding to the impacts of droughts. But innovative financing mechanisms such as insurance schemes, risk pools, and government issued bonds are essential to fund the necessary long-term investments. The Spanish Deputy Prime Minister for Ecological Transition and Demographic Challenge, H.E. Teresa Ribera, said: “As we know too well in Mediterranean countries, drought can devastate vital economic sectors such as agriculture and tourism. Our planet reached the hottest month on record in July: a reminder that investing in early warning systems and better land and water management is not a choice, but an existential imperative.” The Minister for Environment, Climate Change and Forestry of Kenya, H.E Soipan Tuya, noted: “With the Africa Climate Summit just days away, the need to invest in drought resilience becomes both urgent and clearer. By building our preparedness to drought, we also pave the way for a resilient tomorrow that echoes our commitment to combat climate challenges and chart a course toward prosperity for Africa and the world.” Mobilizing investments in drought resilience is a key pillar of the International Drought Resilience Alliance (IDRA), a growing coalition of more than 30 countries and 20 institutions driving drought resilience in the face of climate change that is hosted by UNCCD. Benefits beyond mitigating risk Investing in drought resilience comes with a triple dividend: it helps avoid future losses; reduces risk, boosting productivity and innovation; and can improve human health, rural livelihoods, soil and water quality and climate change adaptation, among other benefits. For example, improving early warning systems and weather forecasts could save 23,000 lives and up to USD2 billion in developing countries every year. According to the brief, sound economic evidence is essential for decision- and policy-making. An investment of USD 1.8 trillion in resilience and adaptation, focused on five priority areas from 2020 to 2030, could generate USD 7.1 trillion in total net benefits. Also, for every USD 1 spent in building resilience there could be up to USD 3 in benefits from reduced need for humanitarian aid and avoided losses. Innovative finance solutions Despite all multiple benefits, the costs of drought to societies and economies are often underestimated and investments in drought resilience are insufficient. Over the past decade, for instance, the official development assistance linked to disasters reached USD 141 billion, but only 5 per cent was allocated to preparedness. The public sector will continue to be a major source of finance for drought resilience, meaning that governments must both make a more effective use of existing resources and increase available funding through innovative finance options. The policy brief encourages governments to incorporate drought preparedness into existing financing plans, and to leverage a mix of financial strategies such as national disaster funds, credit lines, social protection programmes and weather-indexed insurances. Policies, regulations and environmental, social and governance (ESG) standards can make it easier for private actors to invest in adaptation and resilience while staying competitive, and blended finance arrangements can draw on public resources to de-risk private investment. UNCCD’s Executive Secretary Ibrahim Thiaw said: “Droughts are one of the world’s costliest and deadliest natural hazards, and they are hitting harder and faster because of climate change. Decision-makers must urgently leverage innovative financing mechanisms to boost resilience and deliver new economic opportunities for their countries, communities and companies.” Notes to editors Access the policy brief and its recommendations for governments, development partners, financial institutions and businesses here. For media related inquires please contact the UNCCD Press Office: press@unccd.int About UNCCD The United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) is the global vision and voice for land. We unite governments, scientists, policymakers, private sector and communities around a shared vision and global action to restore and manage the world’s land for the sustainability of humanity and the planet. Much more than an international treaty signed by 197 parties, UNCCD is a multilateral commitment to mitigating today’s impacts of land degradation and advancing tomorrow’s land stewardship in order to provide food, water, shelter and economic opportunity to all people in an equitable and inclusive manner. About IDRA IDRA is the first global coalition creating political momentum and mobilizing financial and technical resources for a drought-resilient future. As a growing platform of more than 30 countries and 20 institutions, IDRA draws on the collective strengths of its members to advance policies, actions, and capacity-building for drought preparedness, acknowledging we are only as resilient to drought and climate change as our land is. The work of IDRA is aligned with, and supportive of, the mandate of the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD), which hosts the IDRA Secretariat.
24 July 2023 – HEALV3RSE,a groundbreaking new game promoting real-world action for the planet, launches today on Metaverse. HEALV3RSE, which brings together the worlds of gaming and sustainability, invites players to become the heroes our planet desperately needs. It takes players on an epic journey through captivating realms, each representing a vital element of our planet's wellbeing. From the fiery depths of the Fire Kingdom to the enchanting expanses of the Oceanic Realm, players will face challenges, solve puzzles, and embark on missions to heal the planet. As the players advance through the game, they discover facts about drylands and the challenges of desertification, making educated choices to restore these unique and vulnerable ecosystems by planting trees. What sets HEALV3RSE apart is the unique integration of player avatars actually performing healing actions within the game, such as planting trees, conducting ocean cleanups, or installing solar panels. This interactive feature, which the creators call ‘Play to Heal’, brings a sense of empowerment to the gameplay experience. The Game, which launches with an accompanying digital Avatar collection, was created by Code Green in support of the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD). It was developed in partnership with The Sandbox and , designed in collaboration with Interactive Studio. "HEALV3RSE's innovative approach is a game-changer. By merging gaming with sustainability, it amplifies the urgency of combating land loss and inspires action. This aligns with UNCCD's goals and proves that everyone can contribute to the health of our planet in their own unique ways," - said Ibrahim Thiaw, UNCCD Executive Secretary. "We are thrilled to present HEALV3RSE to the world," said Inna Modja, Code Green’s CEO and UNCCD Goodwill Ambassador. "Our goal is to inspire players to take action and make a positive impact on the planet. Through immersive gameplay and the captivating artworks, we aim to ignite a global movement of healers who understand the urgency of healing our Earth." The Sandbox said: ‘’The Sandbox is proud to announce its partnership with Code Green, a Web3 non-profit foundation supporting social, climate, and gender justice causes. Code Green’s origins go back to the worldʼs largest land restoration movement — Africa's Great Green Wall. ‘’ A portion of the proceeds from the digital avatar collection will be used to deliver free inspiration sessions with experts, activists and artists for anyone who wants to learn more about desertification, climate action and web3 technology. Those who support the new HEALV3RSE by purchasing special avatars will be also generating funds for one of the projects along the Great Green Wall — a game-changing African-led initiative to restore the continent’s degraded landscapes and transform millions of lives in the Sahel. HEALV3RSE is available to access via The Sandbox metaverse. Trailer for HEALV3RSE in The Sandbox For more information press@unccd.int About the UN Convention to Combat Desertification The United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) is the global vision and voice for land. We unite governments, scientists, policymakers, private sector and communities around a shared vision and global action to restore and manage the world’s land for the sustainability of humanity and the planet. Much more than an international treaty signed by 197 parties, UNCCD is a multilateral commitment to mitigating today’s impacts of land degradation and advancing tomorrow’s land stewardship in order to provide food, water, shelter and economic opportunity to all people in an equitable and inclusive manner. Goodwill Ambassadors inspire the public and decision-makers to take practical actions and drive policies to achieve the Convention’s mission to promote sustainable land stewardship. They also help advance efforts to reduce poverty and promote gender equality, especially among climate-vulnerable, land-dependent populations About Code Green Code Green is a mission-driven web3 organization, harnessing the power of art and blockchain technology to spark a healing revolution for the planet. Inna Modja, CEO of Code Green, is a Malian actress, singer and environmental activist, and Goodwill Ambassador for the UNCCD. www.codegreen.earth @codegreen_nft About The Sandbox The Sandbox is a leading decentralized gaming platform where players can create, own, and monetize virtual worlds and gaming experiences. About Interactive Studio Interactive Studio offers comprehensive support to help brands establish themselves in the ever-changing world of Web3 and gaming.
United Nations General Assembly event to mark Desertification and Drought Day brings together leaders to advance gender equality and land restoration goals.New York, 17 June 2023 – Women leaders from around the world took centre stage at the United Nations General Assembly calling for women’s land rights at a music-filled event to mark Desertification and Drought Day.Speakers from countries as diverse as Canada to Chad, Iceland to Lesotho, shared their experiences and explained how droughts, land degradation and desertification are disproportionately impacting the women and girls in their communities.United Nations Secretary General António Guterres said: “We depend on land for our survival. Yet, we treat it like dirt.” He blamed unsustainable farming for eroding soil 100 times faster than natural processes can restore them and said 40% of land is now degraded.Speaking passionately about the generations of farmers in his family, Csaba Kőrösi, President of the 77th session of the United Nations General Assembly, said: “The data could not be clearer. When women farmers have access to own land, they grow more and so do their children and nations. Together, these positive shifts in women’s empowerment have a ripple effect on income, and children’s welfare.”United Nations Deputy Secretary-General Amina J. Mohammed said: “On this Desertification and Drought Day, our message is simple: we must finally recognize and value women as owners, managers of our lands and of our resources, and we must invest in the fight against climate change. Women make up the majority of rural farmers, but less than 15% of agricultural landholders are women, and their right to inherit property continues to be denied under customary and traditional laws in over 100 countries.”UNCCD Goodwill Ambassador, Malian artist and singer Inna Modja, was joined onstage by her daughter Valentina Conti, aged three, to read out a powerful call to action, urging world leaders to remove the legal barriers that prevent women owning and inheriting land. Together with fellow UNCCD Goodwill Ambassadors, Senegalese musician and singer Baaba Maal and Indian producer and singer Ricky Kej, Ms Modja performed a new song ‘Her Land’.Hindou Oumarou Ibrahim, an Indigenous leader from Chad, delivered a stark warning: “Despite our innovation, despite the determination of the women of my community to preserve ecosystems to block the desert, despite our collective efforts to save and share water, our land is dying.” She said women are calling on CEOs, ministers, presidents, and philanthropists to “stop pledging and start putting cash on the table to help us win the most important battle of our life”.Less than a third of all UN Member States have ever had a female Head of State or Government. Several of them participated in the high-level event in New York in person or virtually.Tarja Halonen, former President of Finland and UNCCD Land Ambassador, said: “Achieving land degradation neutrality requires everyone’s efforts. And women and girls are half of the world’s population. Empowering women and girls is one of the most impactful things that we can do to achieve environmental sustainability and the health of the land.”The first-ever female Prime Minister of Namibia, Saara Kuugongelwa-Amadhila, spoke about what Namibia is doing to go above and beyond on women’s land rights. And there were also video messages from the Prime Minister of Iceland Katrín Jakobsdóttir and Vice-President of Spain Teresa Riberа Rodríguez.Sonia Guajajara, Brazil’s first-ever Minister of Indigenous Peoples, delivered an impassioned plea in support of Indigenous women leaders in her country. Jennifer Littlejohn, Acting Assistant Secretary, Bureau of Oceans and International Environmental and Scientific Affairs, represented the United States, highlighting its government’s commitment to gender equity and equality.The event was jointly organized by the UN Convention to Combat Desertification (UNCCD), UN-Women, UN Food and Agriculture Organization, UN Human Rights and the UN Development Programme to mark the annual Desertification and Drought Day, which falls on June 17th.UN-Women Executive Director Sima Sami Bahous said: “For many people around the world, land represents power and identity. Women’s control over land is therefore fundamental to the achievement of gender equality and also the economic independence of women… We must break down barriers to women’s rights to land.”UNCCD Executive Secretary Ibrahim Thiaw said: “Investing in women's equal access to land is not just an act of justice. It is an investment in our future, a commitment to the prosperity of our planet. It is an affirmation that we value not only the land beneath our feet, but the hands that work on it.”Other speakers advocating for women’s land rights were: Alain-Richard Donwahi, President of UNCCD’s 15th Conference of the Parties, Côte d’Ivoire, Kehkashan Basu, a climate activist and UN Human Rights Champion based in Canada; Rex Molapo, Co-Founder of Conservation Music Lesotho; and Solange Bandiaky-Badji, Coordinator of the Rights and Resources Initiative.ENDSNotes to editorsFor interviews or media enquiries, please email unccd@portland-communications.comFor hi-res photos of the event please visit: https://drive.google.com/drive/folders/1KjnA5jC1apDJEldPWGuujPsAWnhLINo-?usp=sharingTo watch a recording of the event please visit: https://media.un.org/en/asset/k1i/k1ix8i8j1z‘Her Land. Her Rights’ policy brief is available here: https://www.unccd.int/resources/brief/her-land-her-rights-advancing-gender-equality-restore-land-and-build-resilienceHer Land Call to Action is available here.About UNCCDThe United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) is the global vision and voice for land. We unite governments, scientists, policymakers, private sector and communities around a shared vision and global action to restore and manage the world’s land for the sustainability of humanity and the planet. Much more than an international treaty signed by 197 parties, UNCCD is a multilateral commitment to mitigating today’s impacts of land degradation and advancing tomorrow’s land stewardship in order to provide food, water, shelter and economic opportunity to all people in an equitable and inclusive manner.Photo: UNDP/Tom Pietrasik
Bonn/New York, 16 June 2023 – Women facing worsening droughts, raging wildfires and other climate change impacts will deliver an urgent message to the international community at the United Nations in New York, calling for better land rights for women and girls everywhere. Drought, land degradation and desertification – all of which are becoming more frequent – are impacting women and girls first and worst, world leaders will hear at an event in the United Nations General Assembly on 16th June to mark Desertification and Drought Day. The theme of this year’s global observance, led by the UN Convention to Combat Desertification (UNCCD), is ‘Her Land. Her Rights.’ Women make up around half of agricultural workers in developing countries and produce 60-80 per cent of food grown in these regions yet own less than one-fifth of all land worldwide. When land degrades and water and other resources become scarce, women and girls are exposed to poverty, hunger, displacement and violence. Among the leaders and gender equality champions advocating for women’s full land rights will be the Prime Ministers of Iceland Katrín Jakobsdóttir and of Namibia Saara Kuugongelwa-Amadhila, and the Vice-President of the Government of Spain Teresa Ribero Rodríguez. They will be joined by Finland’s first female President Tarja Halonen, UNCCD Goodwill Ambassadors and musicians Baaba Maal, Inna Modja and Ricky Kej, as well as indigenous and youth activists from countries as diverse as Canada and Chad. In a shared call to action, they will show there is a solution: women. They will say that when legal barriers to women owning and inheriting land are removed, women are able to make decisions on how to manage land, and both soil health and agricultural yields improve. Women are also more likely to invest in their family’s nutrition, health and education which benefits the whole of society. UNCCD Executive Secretary Ibrahim Thiaw said: “Investing in women's equal access to land is not just an act of justice. It is an investment in our future, a commitment to the prosperity of our planet. It is an affirmation that we value not only the land beneath our feet, but the hands that work it.” To coincide with the event, UNCCD is launching a new analysis, which shows: Despite comprising nearly half the world's agricultural workforce and producing up to 80 per cent of food in developing countries, women’s rights to inherit their husband’s property continue to be denied in over 100 countries. Discriminatory practices related to land tenure, credit access, equal pay and decision-making often impede their active participation in sustaining land health. Today, less than one-in-five landholders worldwide are women. If women had equal rights to land, agricultural production in the poorest regions would increase by up to 4 per cent and malnourishment would decline by 12–17 per cent, resulting in 150m fewer hungry people globally. Countries with more women parliamentarians prioritize women and girls’ role in land protection and are more likely to ratify relevant treaties and set aside land for conservation. Meanwhile, only 12 per cent of the 881 national environment-related ministries run by elected officials are led by women. The event will continue to build on UNCCD’s ‘Her Land. Her Rights.’ campaign, which was launched on International Women’s Day in March 2023. Organized jointly by the UNCCD with UN Women, the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), the UN Human Rights Office, and the UN Development Programme (UNDP), the high-level event “Her Land. Her Rights: Advancing Gender Equality and Land Restoration Goals” will include debates and discussions on a woman’s role in sustainable land management. A digital photo exhibition entitled ‘Her Land’ created and curated by Inna Modja will offer an immersive experience of the daily realities facing women and girls living on the frontlines of desertification, land degradation and drought. She will also be joined by fellow Goodwill Ambassadors Baaba Maal and Ricky Kej in a live musical performance. In addition to New York, other events to mark Desertification and Drought Day – which officially falls every year on June 17th – will take place in all parts of the world, including China, Fiji, Hungary, Italy, Kenya, Mexico, Morocco, Serbia, Türkiye, and Vietnam. ENDS Notes to editors For interviews and enquires please contact: unccd@portland-communications.com or press@unccd.int About UNCCD The United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) is the global vision and voice for land. We unite governments, scientists, policymakers, private sector and communities around a shared vision and global action to restore and manage the world’s land for the sustainability of humanity and the planet. Much more than an international treaty signed by 197 parties, UNCCD is a multilateral commitment to mitigating today’s impacts of land degradation and advancing tomorrow’s land stewardship in order to provide food, water, shelter and economic opportunity to all people in an equitable and inclusive manner.