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Une réunion des Nations Unies au Panama examine la perte mondiale de terres fertiles et les sécheresses extrêmes

Les 197 Parties à la CNULCD se réunissent pour évaluer les progrès sur la route de Riyad à Oulan-BatorLe Panama restaurera 100 000 hectares d’ici 2035 dans le cadre d’une stratégie pionnière visant à faire progresser les objectifs relatifs aux terres, au climat et à la biodiversité Panama, 1er décembre 2025 – La perte mondiale de terres fertiles et l’intensification des sécheresses seront au cœur de la 23ᵉ session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC23), alors que les 197 Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) se réunissent cette semaine au Panama. La réunion intervient à un moment critique. Si les tendances actuelles se poursuivent, une superficie équivalente à celle de l’Amérique du Sud (16 millions de kilomètres carrés) continuera à se dégrader d’ici 2050, tandis que la demande mondiale en nourriture, en eau et en énergie ne cesse de croître. Parallèlement, les deux tiers de la planète se sont durablement asséchés au cours des trois dernières décennies, et les deux dernières années ont été marquées par les sécheresses les plus étendues et les plus dévastatrices jamais enregistrées. Au Panama, la sécheresse a perturbé le trafic du Canal, avec des répercussions majeures sur le commerce mondial. La Secrétaire exécutive de la CNULCD, Yasmine Fouad, a déclaré : « La résilience de nos communautés, de nos économies et de nos écosystèmes dépend de la santé des terres. Pourtant, nous continuons à dégrader chaque année une superficie équivalente à celle de l’Égypte, compromettant la capacité des terres à produire de la nourriture, stocker l’eau, soutenir la biodiversité et protéger les populations face aux sécheresses, aux inondations et aux tempêtes de sable et de poussière. Investir dans la gestion durable des terres, la restauration et les solutions fondées sur la nature n’est pas seulement une nécessité environnementale : c’est une priorité de développement et un investissement stratégique dans la stabilité, la prospérité et la paix. » « CRIC23 est un moment clé pour évaluer nos progrès collectifs, renforcer le pont entre Riyad et Oulan-Bator et reconnaître la résilience des terres et face à la sécheresse comme le fil conducteur  reliant les trois Conventions de Rio. Ensemble, nous pouvons accélérer la transition vers un avenir plus résilient, plus sûr sur le plan alimentaire et plus positif pour la nature. » De Riyad à Oulan-Bator Le CRIC23 examinera la mise en œuvre des décisions adoptées lors de la 16ᵉ Conférence des Parties (COP16) à la CNULCD, qui s’est tenue à Riyad, en Arabie saoudite, en décembre 2024, et discutera de la feuille de route de la Convention après 2030. Son Excellence Osama Faqeeha, Vice-ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture du Royaume d’Arabie saoudite et Présidence de la COP16, a souligné que « la participation significative et diversifiée d’environ 100 000 participants à la COP16 organisée à Riyad a constitué un tournant historique dans la prise de conscience mondiale concernant les impacts majeurs de la dégradation des terres et de la sécheresse, ainsi que la nécessité de renforcer et d’accélérer les efforts mondiaux pour faire face à ces deux défis qui affectent la sécurité alimentaire et hydrique, la biodiversité, la résilience climatique et le bien-être de milliards de personnes dans le monde ». « La COP16 a débouché sur des résultats importants, renforçant les efforts multilatéraux pour restaurer les terres et accroître la résilience à la sécheresse, notamment l’adoption de la Déclaration de Riyad, plus de 30 décisions adoptées dans le cadre de la Convention, ainsi qu’une quarantaine d’initiatives annoncées dans le cadre de l’Agenda d’action de Riyad pour renforcer l’action sur le terrain. » La réunion comprendra des sessions thématiques sur la tenure foncière comme fondement des investissements dans des terres saines ; examinera la menace croissante des tempêtes de sable et de poussière ; et accueillera le deuxième Caucus sur le genre afin de donner la parole aux femmes, qui sont touchées de manière disproportionnée par la dégradation des terres et la sécheresse tout en soutenant les moyens de subsistance de communautés entières. Les Parties échangeront également avec des acteurs clés tels que les jeunes, les peuples autochtones et les communautés locales, et assisteront au lancement de nouveaux rapports sur les petits États insulaires en développement et sur les zones de parcours. Par ailleurs, le premier de trois dialogues informels et volontaires sur la résilience face à la sécheresse se tiendra en marge du CRIC23. S’inspirant des résultats de la COP16 et en préparation de la reprise des négociations à la COP17, le Processus Tafa’ul, conduit par la Présidence de la COP16, tire son nom du mot arabe تَفَاؤُل (Tafa’ul), qui signifie optimisme constructif et détermination porteuse d’espoir. Les recommandations du CRIC23 éclaireront les décisions des 196 Parties à la Convention et de l’Union européenne avant la COP17, qui se déroulera à Oulan-Bator, en Mongolie, en août 2026. M. Batmunkh Dondovdorj, Conseiller spécial du Ministre et Président du Bureau national de la Présidence de la COP17, a souligné que la route de Riyad à Oulan-Bator doit être un chemin d’espoir pour les communautés et les écosystèmes longtemps sous-estimés. La COP17 coïncidera avec l’Année internationale des parcours et des pasteurs, offrant un moment politique unique pour mettre en lumière des zones de parcours qui disparaissent plus vite que les forêts tropicales. « La réunion de Panama est essentielle pour poser les bases d’une COP17 réussie, qui mettra en évidence les liens entre le bien-être humain et des paysages sains, productifs et résilients », a déclaré Dondovdorj. « C’est particulièrement vrai pour les zones de parcours, qui couvrent environ la moitié des terres émergées de la planète et abritent deux milliards de personnes, mais sont souvent considérées comme des espaces vides ou sacrifiables. Pour la Mongolie — un pays dont l’histoire, la culture et l’économie sont profondément ancrées dans le pastoralisme — il ne s’agit pas d’une question abstraite. C’est une question de dignité, d’identité et d’opportunité pour des populations trop longtemps négligées. » L’Engagement Nature du Panama Aujourd’hui, le Panama a mis en avant le rôle central de la terre dans son Engagement Nature, une feuille de route qui unifie les efforts nationaux de lutte contre la dégradation des terres, la perte de biodiversité et le changement climatique, afin de tirer parti des synergies entre les trois Conventions de Rio et d’accélérer la réalisation de leurs objectifs interconnectés. Dans le cadre de cet Engagement Nature, le Panama prévoit de restaurer 100 000 hectares de terres dégradées d’ici 2035. Son Excellence Juan Carlos Navarro, Ministre de l’Environnement du Panama, a déclaré : « La nature est l’épine dorsale de l’économie mondiale. L’Engagement Nature du Panama témoigne de notre détermination à restaurer des bassins versants essentiels, protéger les forêts et encourager des pratiques agricoles durables pour renforcer la résilience de notre économie et de nos communautés. Nous n’avons plus de temps à perdre : nous devons prendre soin de la nature pour qu’elle puisse continuer à prendre soin de nous. » Partie à la CNULCD depuis 1996, le Panama s’est engagé à atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres d’ici 2030, a identifié 31 zones critiques et fait progresser des programmes de reforestation et d’adaptation dans le Corridor sec — soulignant son rôle en tant que pays hôte du CRIC23. Cette année, le Panama est devenu le premier pays à accueillir des réunions des trois Conventions de Rio au cours de la même année. Notes à l’intention des rédactions Pour toute demande d’information ou d’entretien : press@unccd.int Ressources visuelles sur le CRIC23 et le Tableau de bord des données de la CNULCD : https://trello.com/b/zq0kxtkK/unccd-cric23-panama-2025 Opportunités pour les médias Points de presse : 12h00–13h00 (heure locale) 1er décembre : conférence de presse d’ouverture Présentation des attentes clés pour le CRIC23, mise en avant du leadership du Panama — notamment son Engagement Nature — et retour des présidences des COP16 et COP17. Intervenants : Juan Carlos Navarro, Ministre de l’Environnement du Panama Yasmine Fouad, Secrétaire exécutive de la CNULCD Osama Ibrahim Faqeeha, Vice-ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture (Arabie saoudite) Batmunkh Dondovdorj, Conseiller spécial du Ministre et Président du Bureau national de la COP17 2 décembre : Lancement de la note sur les PEID Une nouvelle note présentant les impacts de la dégradation des terres et de la sécheresse sur les petits États insulaires en développement. Intervenants : Andrea Meza, Secrétaire exécutive adjointe de la CNULCD Calvin James, Coordonnateur du Forum des PEID Fred Nicholas, Chargé de projet, Cook Islands National Environment Service 4 décembre : Lancement du rapport sur l’économie des parcours Présentation d’un nouveau rapport sur les parcours — essentiels pour la sécurité alimentaire et la stabilité climatique, mais rapidement menacés. Intervenants : Mark Schauer, Chef de projet (Co-chef), GIZ Dr Barron Orr, Scientifique en chef, CNULCD Enrique Michaud, Coprésident de l’Alliance mondiale de l’AIRP Ariuntuya Dorjsuren, Directrice générale, Division de la coopération internationale, Ministère de l’Environnement et du Changement climatique, Point focal national (Mongolie) En décembre sera également lancée l’Année internationale des parcours et des pasteurs (IYRP), une étape clé dans la préparation de la COP17 en Mongolie en août 2026. 5 décembre – Communiqué final (Journée mondiale des sols) Publié après la séance de clôture du CRIC23, il présentera les principaux résultats et leur importance en vue de la COP17. 3 décembre – Voyage de presse Les journalistes sont invités à participer à une visite de terrain organisée par l’Autorité du Canal de Panama (ACP) au Centre des visiteurs de Miraflores. La visite offrira un aperçu de la manière dont l’ACP intègre la durabilité et la protection du bassin versant dans sa stratégie à long terme pour préserver les ressources en eau du Canal. Informations complémentaires : https://www.unccd.int/cric23 À propos de la CNULCD La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la vision et la voix mondiales pour les terres. Elle rassemble gouvernements, scientifiques, décideurs, secteur privé et communautés autour d’une action commune visant à restaurer et gérer les terres de la planète pour la durabilité de l’humanité et de la planète. Bien plus qu’un traité international réunissant 197 Parties, la CNULCD est un engagement multilatéral pour atténuer les impacts actuels de la dégradation des terres et promouvoir une gestion durable qui assure nourriture, eau, logement et opportunités économiques pour tous, de manière équitable et inclusive. À propos du CRIC23 Des représentants de 196 pays et de l’Union européenne se réunissent au Panama du 1ᵉʳ au 5 décembre 2025 pour examiner leurs efforts contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse dans le cadre de la CNULCD — l’une des trois Conventions de Rio, avec celles sur la biodiversité et le climat. La 23ᵉ session du Comité pour l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC23) rassemble quelque 500 participants issus des gouvernements, de la société civile et du milieu universitaire pour évaluer les progrès accomplis. 

Une réunion des Nations Unies au Panama examine la perte mondiale de terres fertiles et les sécheresses extrêmes
How a global network is turning drought knowledge into action

When Southern Africa experienced its third consecutive year of severe drought between 2015 and 2017, Bongani Simon Masuku — now Principal Secretary in Eswatini’s Ministry of Agriculture — saw firsthand how fragmented responses could deepen a crisis. As a longtime advocate for science-based policy and former Chair of the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) Committee on Science and Technology, Masuku recalls how the lack of coordination and shared learning left many countries struggling to respond effectively.Those hard lessons, nearly a decade old, laid the groundwork for more coordinated and inclusive approaches to drought management — culminating in a significant breakthrough at UNCCD COP16 in 2024.A turning point at COP16Officially launched at UNCCD COP16 in December 2024, the Communities of Learning and Practice on Drought Management (CLP) marked a step change in how countries approach drought.Supported under the Changwon Initiative, the CLP has grown into five regional and one global community: multilingual, interactive spaces for peer learning, co-creation and practical capacity-building.The CLP directly supports Land Degradation Neutrality (LDN) goals and offers a space where policymakers, scientists, youth leaders and local actors share strategies, challenges and successes.Why it mattersOnce seen as sporadic disasters, droughts are becoming a chronic threat. Since 2000, their frequency and intensity have risen by 29 per cent — and by 2050, three out of four people could face their impacts.Yet solutions often remain locked in silos, out of reach for those on the front lines. The CLP breaks those silos by enabling real-time collaboration and cross-regional exchange.Masuku emphasized the importance of reaching all decision-makers:“Knowledge is power. A platform for sharing information is a powerful tool — especially when it reaches those who might otherwise be left out. With the right knowledge, you can make the right decisions.”A living knowledge networkBuilding on earlier regional knowledge-sharing efforts, the CLP has grown rapidly since its launch in late 2024, bringing together over 300 members from across sectors and regions.It has held regional workshops and case clinics tackling both technical and policy challenges. Five global online exchanges have drawn 687 participants worldwide.The platform has published more than 300 multilingual resources — ranging from technical guides to policy briefs — and sparked new partnerships, helping countries co-create tools and strategies.The network is also turning the UNCCD Drought Toolbox into a dynamic, user-driven resource, shaped by field realities and continuous feedback.Voices of changeThe platform isn’t just for governments and experts. It’s opening doors for the next generation of land and climate leaders. Juliet Grace Luwedde, Global Coordinator of the UNCCD Youth Caucus, sees the CLP as an inclusive gateway:“It’s a great place for young people to start learning and connecting — people who can answer their questions and help them grow. No question is too small. It’s also a fantastic resource for young negotiators to build confidence and find their voice.”Tools that drive actionOne of the CLP’s most powerful features is its close link to the Drought Toolbox — a suite of tools for assessing risk, monitoring drought and designing early warning systems.Through the platform, these tools are made more user-friendly and widely accessible. Interactive offerings — from expert clinics and regional competitions to self-paced learning — ensure these tools lead to action, not just information.Looking aheadAs climate stress intensifies, the need for coordinated drought management is growing rapidly. The CLP is expanding to include more countries — particularly in drought-prone regions like the Sahel and the Horn of Africa — while adapting its tools to fit national priorities.Rooted in the spirit of the Changwon Initiative, the CLP fosters innovation, strengthens partnerships andscales solutions that bridge local realities with global goals. Continued collaboration is helping position it as a vital global hub — connecting knowledge, building capacity anddriving action where it’s needed most. A movement rooted in practiceThis is more than a platform. It’s a movement — one that turns collective knowledge into shared resilience. At its core is a simple but powerful idea: investing in people, not just policies, is what ensures no voice is left behind.Sustained support through the Changwon Initiative has helped make that idea real — enabling communities once excluded from critical discussions to take the lead. Today, they are not just included — they are equipped, connected and shaping global solutions from the center.Photo: © ILRI/Stevie Mann

How a global network is turning drought knowledge into action
Preparing for drought: Smarter solutions, real impact

How the Changwon Initiative helped build the UNCCD Drought ToolboxDrought is no longer a rare or distant event. It is becoming one of the most serious and far-reaching challenges of our time. Since 2000, droughts have become 29 percent more frequent and intense. By 2050, as much as three-quarters of the world’s population could be affected.For millions of people, this means more than just dry weather — it means failed harvests, shrinking water supplies, rising food prices and displacement from their homes and livelihoods.But drought, unlike sudden disasters, offers a unique opportunity: it gives us time. And when time is used wisely, it can turn risk into readiness.From crisis to preparedness: The birth of the Drought ToolboxFaced with the growing impact of drought, the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) recognized the need for a shift — from reacting to crises after they hit, to preparing before they begin. This led to the creation of the Drought Toolbox: a science-based, globally accessible platform that helps countries and communities assess, monitor and reduce drought risk.Designed as a practical support tool, the Toolbox brings together resources for developing national drought plans, identifying vulnerable areas, setting up early warning systems and learning from real-world examples of drought resilience. Behind this comprehensive platform lies a key driver: the Changwon Initiative.The Changwon Initiative: Turning vision into actionLaunched by the Korea Forest Service in partnership with the UNCCD, the Changwon Initiative was instrumental in transforming the Drought Toolbox from concept to reality. Through targeted funding and technical support, the Initiative helped bring together global experts, institutions and local stakeholders to co-create the platform.Workshops convened with its support became spaces for cross-sector collaboration. Government agencies, scientists and land managers worked side by side to align methodologies, share regional knowledge and design an interface that could speak to both policymakers and practitioners. The result was not just a digital tool, but a living, evolving resource for drought resilience.When Tools Reach People: Global Examples of ImpactAcross the world, the Drought Toolbox is helping countries move from crisis response to long-term resilience — with real results on the ground. In Costa Rica, it became the foundation for a national workshop that brought together ministries, improved coordination and led to drought strategies based on shared data and clear priorities. In Andhra Pradesh, India, local leaders used the Toolbox to identify the most drought-prone areas, translating data into practical action — from installing rainwater harvesting systems to planting drought-resistant crops and training farmers to monitor conditions themselves.In South Africa, the Toolbox supported the integration of early warning systems into land-use and agricultural planning, enabling farmers to adopt more sustainable practices and authorities to act on forecasts before droughts took their toll. Meanwhile, in Central Asia, countries facing similar climate pressures used the platform to harmonize monitoring efforts and coordinate their responses — showing how regional cooperation can strengthen resilience across borders.Collaboration is keyOne of the most important lessons from the Toolbox’s creation is that preparedness is not just technical — it’s collaborative. The platform draws from the expertise of partners such as the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), the World Meteorological Organization (WMO), the United Nations Environment Programme (UNEP) and the International Center for Agricultural Research in the Dry Areas (ICARDA), and grounds that knowledge in the real-life experiences of those facing drought on a daily basis.This spirit of collaboration also sparked the development of complementary tools like the Sand and Dust Storms (SDS) Toolbox, recognizing the interconnectedness of climate risks, land degradation and human health.A lasting legacyThe Changwon Initiative did more than fund a product. It helped shape a process that placed accessibility, usability and inclusivity at the heart of drought preparedness. Thanks to this investment, the Drought Toolbox has become a vital global asset — used by countries, institutions and communities to plan ahead and protect what matters most.As droughts grow more frequent and complex, the need for practical, integrated solutions becomes more urgent. The Drought Toolbox — born of international collaboration and local insight — shows us what’s possible when we choose to act before crisis hits.It is a reminder that while we cannot stop the rain from disappearing, we can prepare wisely for its absence — and that preparation begins not with fear, but with the right tools in the right hands.

Preparing for drought: Smarter solutions, real impact
Luxembourg lance un Fonds d'Investissement pour la Résilience face à la Sécheresse: Un mécanisme innovant pour mobiliser le secteur privé

Le 17 septembre à Luxembourg, Xavier Bettel, Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et européennes, de la Coopération et de l’Action humanitaire, Gilles Roth, ministre des Finances, et Yasmine Fouad, Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD), ont signé un accord établissant le Fonds d’Investissement pour la Résilience face à la Sécheresse (DRIF). Premier fonds créé dans le cadre du Luxembourg Earth Impact Fund (LEIF), ce nouveau fonds d’investissement marque une étape majeure pour la finance durable. Doté d’un objectif de 400 millions de dollars, le DRIF soutiendra l’agriculture durable, améliorera l’accès à l’eau et encouragera les solutions fondées sur la nature. Le Luxembourg a d’ores et déjà engagé deux millions d’euros en financement initial, réaffirmant ainsi son soutien à la coopération internationale et à l’investissement vert. Une crise mondiale qu’on ne peut ignorer Jusqu’à 40 % des terres mondiales sont déjà dégradées, menaçant l’alimentation, l’eau et les moyens de subsistance de près de la moitié de l’humanité. Cette dégradation est aggravée par la sécheresse, un désastre silencieux mais croissant qui coûte déjà à l’économie mondiale plus de 307 milliards de dollars par an, alimentant la faim, les migrations forcées et les inégalités. Depuis 1994, la CNULD demeure le seul traité international juridiquement contraignant consacré à la gestion durable des terres. Le Luxembourg, qui l’a ratifiée en 1997, réaffirme aujourd’hui son rôle de leader dans la réponse mondiale à la dégradation des terres et à la sécheresse, à travers le lancement du DRIF. S’appuyer sur un élan mondial La COP16 de la CNULD à Riyad a marqué un tournant décisif pour la résilience face à la sécheresse — plus de 12 milliards de dollars ont été mobilisés à travers le Partenariat mondial de Riyad pour la Résilience face à la Sécheresse en soutien aux pays vulnérables. Pourtant, le secteur privé ne représente que 6 % du financement global dans ce domaine. Le DRIF vise à combler ce fossé en proposant des mécanismes structurés d’investissement à impact. Des données éprouvées montrent que chaque dollar investi dans des solutions naturelles contre la sécheresse peut générer jusqu’à 27 dollars de retombées: le DRIF entend ainsi libérer des investissements évolutifs, rentables et durables au bénéfice des communautés vulnérables. « La création de ce fonds n’est pas seulement une innovation financière – c’est une bouée de sauvetage pour les communautés en première ligne face à la sécheresse », a déclaré la Secrétaire exécutive de la CNULD, Yasmine Fouad. « Elle démontre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les gouvernements, le système onusien et le secteur privé s’unissent autour d’une vision commune: un avenir plus résilient pour les populations et la planète. » Le rôle moteur du Luxembourg dans la finance durable Avec son appui au DRIF, le Luxembourg consolide sa position de pionnier de la finance durable et à impact. Par cette initiative, il ouvre un nouveau chapitre de la coopération internationale en matière de résilience face à la sécheresse - un chapitre où le leadership public et l’investissement privé s’allient pour protéger les moyens de subsistance, restaurer les terres et garantir l’accès à l’eau pour les générations futures. 

Luxembourg lance un Fonds d'Investissement pour la Résilience face à la Sécheresse: Un mécanisme innovant pour mobiliser le secteur privé