La réunion de l’ONU au Panama fait progresser les voies financières et les partenariats de coopération pour l…
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5 décembre 2025
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Press release
- L’Agenda d’action de Riyad avance avec des initiatives telles que le Partenariat mondial pour la résilience à la sécheresse de Riyad et le Mécanisme d’investissement pour la résilience à la sécheresse
- Les caucus des peuples autochtones et du genre s’affirment comme des voix fortes dans le processus de la CNULCD
- De nouveaux rapports mettent en lumière les petits États insulaires en développement et les parcours pastoraux à l’approche de la COP17
Bonn/Panama, le 5 décembre 2025 – Coïncidant avec la Journée mondiale des sols, la réunion marquant le point intermédiaire entre les conférences des Nations Unies sur les terres à Riyad et à Oulan-Bator s’est achevée au Panama, après cinq jours de dialogue soutenu sur les progrès réalisés dans la lutte contre la perte de sols fertiles, la dégradation des terres et la sécheresse.
Les 197 Parties réunies à la 23e session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC23) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) ont préparé le terrain pour la prochaine conférence sur les terres, qui se tiendra en Mongolie en 2026 et au cours de laquelle les pays seront appelés à protéger les précieuses ressources en terres et en eau dans un contexte de demande mondiale croissante en alimentation et en énergie.
Dans le cadre de la feuille de route de Riyad à Oulan-Bator, les délégués et acteurs non étatiques ont échangé sur les moyens de faire avancer l’Agenda d’action issu de la COP16, notamment le Partenariat mondial pour la résilience à la sécheresse de Riyad et le Mécanisme d’investissement pour la résilience à la sécheresse. Les discussions se sont concentrées sur les meilleures façons de mobiliser de nouveaux cadres de coopération et de financement pour attirer des financements privés et bilatéraux en faveur d’actions concrètes sur les terres et la sécheresse.
Ils ont également posé les bases de la reprise des négociations sur un cadre mondial pour la sécheresse lors de la 17e Conférence des Parties (COP17), prévue en août 2026. Le processus Tafa’ul — premier de trois dialogues informels et volontaires dirigés par la présidence de la COP16 — a permis de renforcer la confiance entre les Parties en amont des discussions en Mongolie.
CRIC23 a aussi marqué des avancées dans l’opérationnalisation du Partenariat mondial pour la résilience à la sécheresse de Riyad, qui a approuvé son système de gouvernance et présenté un plan d’action visant à soutenir environ 70 pays dans la réduction de leur vulnérabilité face à l’un des aléas les plus meurtriers et coûteux au monde.
Parmi les autres faits saillants figuraient la réunion du Caucus du genre — créé à la COP15 à Abidjan et inscrit pour la première fois à l’agenda officiel comme espace de co-construction de politiques foncières sensibles au genre —, celle du Caucus de la jeunesse, ainsi que la première réunion officielle du Caucus des peuples autochtones, créé à la COP16, qui a appelé à une participation significative aux politiques et programmes relatifs aux terres et à la sécheresse aux niveaux national et multilatéral.
Au cours de CRIC23, les Parties ont évalué les progrès réalisés dans des domaines tels que le renforcement des capacités, le rapportage, le genre, la gouvernance foncière et la mise en œuvre des objectifs volontaires de neutralité en matière de dégradation des terres (NDT).
La Secrétaire exécutive de la CNULCD, Yasmine Fouad, a souligné la force du multilatéralisme et, au nom du Secrétariat, réaffirmé la détermination à aider les pays à traduire les engagements politiques en résultats concrets pour les populations et la planète :
« Les plans nationaux de lutte contre la sécheresse et de neutralité en matière de dégradation des terres restent des mots sur le papier sans financement. Notre mission est désormais de débloquer les financements et les investissements pour la protection, la restauration et la résilience — y compris de la part du secteur privé — afin que les pays puissent apporter des changements réels sur le terrain. Du Panama à Oulan-Bator, nous devons maintenir l’élan et veiller à ce que les engagements se traduisent par des actions. »
Voix autochtones et voix des femmes
Les participants à la première réunion du Caucus des peuples autochtones ont réaffirmé leur rôle de gardiens des terres. Des représentants du monde entier ont appelé à une participation aux décisions, à la reconnaissance de leurs connaissances millénaires et à l’accès au financement. Par ailleurs, les travaux se poursuivent pour convoquer le premier Caucus des communautés locales, créé à la COP16.
« Les peuples autochtones réunis ici savent ce qu’ils attendent de la COP17 », a déclaré Hindou Oumarou Ibrahim, Coordinatrice de l’Association des femmes peules et peuples autochtones du Tchad (AFPAT).
« Nous voulons être entendus — non pas comme observateurs, mais comme participants. Nous voulons un accès direct au financement pour appliquer les décisions de la COP17 dans nos territoires. Nous voulons que nos savoirs ancestraux soient intégrés aux discussions scientifiques. Les peuples autochtones ne sont pas une case à cocher. Nous sommes une voix essentielle pour garantir que la terre continuera de soutenir l’humanité dans les années à venir. »
Le Caucus des femmes a mis en lumière le rôle de leader des femmes autochtones dans la gestion durable des terres et l’impact différencié des tempêtes de sable et de poussière, en vue d’alimenter des recommandations sensibles au genre issues des processus de la CNULCD. Par ailleurs, des femmes de pays en développement touchés par la sécheresse ont reçu une formation aux négociations en préparation de la COP17, grâce au WomenDelegates Fund (WDF) — une avancée importante alors que les femmes ne représentaient que 33 % des délégués à la dernière session du CRIC.
Toutes les réunions ont été soutenues par les Volontaires des Nations Unies, qui contribueront également à la COP17, alors que 2026 marquera l’Année internationale des volontaires pour le développement durable (AIVD 2026).
Petites îles, vastes parcours pastoraux
Une nouvelle note d’information de la CNULCD souligne que chaque parcelle de terre est vitale pour la survie des petits États insulaires en développement (PEID), confrontés à des impacts croissants liés à la sécheresse et à la perte de terres agricoles. La superficie des PEID touchée par au moins six mois de sécheresse extrême par an est passée de 2 % (1961–1970) à 17 % (2014–2023). Parallèlement, l’urbanisation, l’agriculture non durable et les industries extractives aggravent la dégradation des terres dans ces territoires parmi les plus vulnérables aux changements climatiques.
Une autre note a révélé que la restauration des parcours pastoraux offre certains des retours sur investissement les plus élevés parmi les écosystèmes, avec des bénéfices pouvant atteindre 35 dollars pour chaque dollar investi, selon les premières conclusions d’une analyse coûts-avantages mondiale menée par l’Initiative Économie de la dégradation des terres (ELD).
Les deux rapports seront présentés dans leur intégralité lors de la COP17 en Mongolie, à l’occasion de l’Année internationale des parcours pastoraux et des éleveurs (IYRP), alors que les PEID unissent leurs voix dans le processus de la CNULCD pour défendre leurs défis et opportunités uniques.
De Riyad à la Mongolie
En décembre 2024, lors de la COP16 à Riyad, les Parties ont adopté la première grande décision sur les terres agricoles ; ont souligné la nécessité de mobiliser le secteur privé via l’initiative Business4Land ; et ont mobilisé des milliards pour l’action en faveur des terres et de la sécheresse dans les pays les plus vulnérables. Cet héritage se poursuit vers la COP17.
Au Panama, la consultation menée par la FAO pour élaborer des orientations sur la décision phare de la COP sur la prévention, la réduction et l’inversion de la dégradation des terres agricoles a progressé. Ce document, destiné aux décideurs et praticiens, proposera des voies adaptées aux contextes nationaux pour lutter contre la perte de terres fertiles — essentielle pour atteindre les objectifs de NDT, alors qu’environ 60 % de la dégradation concerne les terres agricoles.
S.E. Osama Faqeeha, Vice-ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture du Royaume d’Arabie saoudite et Présidence de la COP16, a déclaré :
« Nous vivons sur la terre et de la terre, et il est temps de la valoriser à sa juste mesure. CRIC23 a été l’occasion de maintenir l’élan sur les terres et la sécheresse sur la route de Riyad à Oulan-Bator, et d’aligner les efforts sur l’innovation et le financement pour les générations présentes et futures. »
M. Batmunkh Dondovdorj, Conseiller spécial du Ministre et Directeur du Bureau national de la Présidence de la future COP17, a affirmé :
« En regardant vers l’avenir, notre objectif en tant que future Présidence est d’organiser une COP inclusive, équilibrée, scientifiquement éclairée et tournée vers des solutions concrètes. Une COP qui reflète la diversité régionale, renforce la coopération intersectorielle, rassemble gouvernements, scientifiques, jeunes, femmes, peuples autochtones, communautés et partenaires, et qui fasse progresser de manière tangible la neutralité en matière de dégradation des terres et la résilience à la sécheresse. »
Notes aux rédacteurs
Ressources visuelles sur le CRIC23 et le Tableau de bord des données de la CNULCD :
https://trello.com/b/zq0kxtkK/unccd-cric23-panama-2025
Informations complémentaires sur la Convention et le CRIC23 :
https://www.unccd.int/cric23
À propos de la CNULCD
La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est la vision et la voix mondiales pour les terres. Elle rassemble gouvernements, scientifiques, décideurs, secteur privé et communautés autour d’une vision commune pour restaurer et gérer les terres de manière durable pour l’humanité et la planète. Bien plus qu’un traité international signé par 197 Parties, la CNULCD incarne un engagement multilatéral pour atténuer les impacts de la dégradation des terres aujourd’hui et promouvoir une gestion durable de demain, afin de garantir nourriture, eau, habitat et opportunités économiques à tous, de manière équitable et inclusive.
À propos du CRIC23
Des représentants de 196 pays et de l’Union européenne se réunissent au Panama du 1er au 5 décembre 2025 pour examiner leurs efforts contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse dans le cadre de la CNULCD — l’une des trois Conventions de Rio, avec celles sur la biodiversité et le climat. La 23e session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC23) réunit environ 500 délégués issus des gouvernements, de la société civile et du milieu universitaire pour évaluer les progrès accomplis vers les objectifs de la Convention.
Documents
Publications
Strong, sustainable, and resilient urban-rural linkages are central to efforts to combat land degradation, reduce out-migration, and achieve other sustainable development…